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Toutes les familles heureuses se ressemblent…
La plupart des soirs de semaine, après le souper et les nouvelles, ma femme et moi regardons Jeopardy ensemble.
Il y a quelques mois, pendant l’émission, un indice faisait référence à une célèbre citation d’Anna Karénine de Tolstoï.
Comme ma femme ne la connaissait pas, j’ai demandé à mon ami M. Google de me trouver la phrase exacte, qui est en fait la première phrase de ce grand classique des années 1870.
On peut y lire : « Toutes les familles heureuses se ressemblent; chaque famille malheureuse l’est à sa façon. »
Malheureusement, cela met en lumière le fait qu’il y a bien des façons pour une famille d’être malheureuse.
99 % malheureuses, 1 % heureuses?
Dès le lendemain, nous étions en voiture ensemble et, pour une raison ou une autre, le sujet est revenu et nous en avons parlé.
Elle a fait remarquer qu’il y a beaucoup plus de familles malheureuses, en avançant le chiffre de 99 %.
J’ai choisi de ne pas la contredire, et nous avons convenu tous les deux que j’avais là la matière d’un billet de blogue sur le sujet, alors nous y voilà.
Le titre de ce billet vise à souligner le fait que la plupart des familles veulent être perçues comme « une grande famille heureuse », mais que, sous la surface, très peu le sont réellement.
En tant que personne qui travaille avec des familles sur les sujets importants liés à leurs futures transitions du patrimoine, aider une famille à passer de « malheureuse » à « plus heureuse » fait partie de ce que je vise habituellement.
Qui peut en juger?
Un défi constant dans ce travail, c’est que la famille n’est pas une seule unité; c’est un système de nombreux êtres humains interdépendants, qui ont chacun leurs propres points de vue, opinions, sentiments et comportements.
Bon nombre des professionnels qui s’occupent des aspects plus techniques de ce travail peuvent se contenter de voir la famille comme une unité, mais ceux qui travaillent sur l’angle des relations entre les membres de la famille sont constamment confrontés aux différences individuelles de chaque personne.
Il y a habituellement des gens qui considèrent leur famille comme heureuse, alors que d’autres membres de cette même famille ne seraient pas d’accord.
Qui décide si leur famille est heureuse?
Et si je pense que nous sommes heureux, mais que je suis le seul à le penser?
Idéalement, nous pouvons trouver une façon pour les familles d’en parler afin de trouver des moyens de rendre chaque personne un peu plus heureuse, ce qui devrait, par le fait même, rendre la famille plus heureuse.
Est-ce que ça pourrait être aussi simple?
Retour sur quelques billets passés
Réfléchir à ce sujet m’a rappelé quelques billets que j’ai écrits ici et qui touchent à cette question.
D’abord, dans Bien-être, performance et relations dans les familles, nous avons vu comment ces trois sujets offrent une façon pratique d’évaluer comment vont les gens.
Est-ce qu’ils se sentent bien? Peuvent-ils accomplir ce qu’ils essaient de faire? Est-ce qu’ils s’entendent bien avec toutes les personnes avec qui ils interagissent?
Je suggère que plus vous obtenez de oui à ces questions, plus vous serez heureux.
Et si plus de membres d’une famille peuvent obtenir 3 oui, cette famille serait probablement plus heureuse elle aussi.
Question clé : y a-t-il des façons pour le patrimoine de la famille de soutenir et de contribuer à obtenir plus de oui à ces questions, de la part de plus de membres de la famille?
Le bonheur devrait-il être l’objectif?
Malheureusement, beaucoup de gens mettent un peu trop l’accent sur le bonheur en tant qu’objectif, ce qui peut avoir des résultats négatifs.
En 2022, j’ai publié Assurez-vous que le bonheur soit un effet secondaire, pas l’objectif.
Ce billet avait été inspiré par une séance lors d’un congrès du FFI, où une personne spécialisée dans le traitement des dépendances et le rétablissement avait prononcé la phrase que j’ai utilisée comme titre.
Combien de parents connaissons-nous qui ont tout fait pour rendre leurs enfants heureux, pour ensuite se rendre compte (et regretter) que leurs enfants n’avaient pas développé assez de résilience et d’autonomie pour se lancer dans la vie adulte?
Maximiser le capital humain de chaque membre de la famille
Comme c’est si souvent le cas, quand je me suis mis à écrire sur le sujet de cette semaine, je ne savais pas où ça me mènerait.
Entre vous et moi, c’est ce qui me fait revenir chaque semaine, mais s’il vous plaît, gardez ça pour vous.
Si vous voulez une famille heureuse, ces « êtres humains interdépendants » qui composent la famille devraient probablement être au centre de votre attention.
Si vous avez la chance d’avoir accumulé beaucoup de richesse, pourquoi ne pas en utiliser une partie pour essayer d’améliorer le « bien-être, la performance et les relations » de chaque membre de la famille?
Peut-être que ça vous aidera à former cette grande famille heureuse à laquelle nous aspirons tous.


