Family business and legacy adviser

Compétences ou connaissances dans les entreprises familiales

Arrows in different directions

Savoir « quoi faire » ne suffit pas

Le sujet de cette semaine porte sur certains enjeux auxquels toute entreprise fait face, mais nous allons examiner leur effet particulier dans les entreprises familiales.

De plus, il y a un angle de cette question qui s’applique tout particulièrement aux conseillers qui servent les familles en affaires et leurs membres.

En fait, l’inspiration de ce billet vient de quelque chose qui s’adressait précisément à ceux d’entre nous qui servent les familles dans ce domaine.

Voyons jusqu’où nous pouvons aller pour relier tous ces éléments.


Un lien personnel avec des histoires à ce sujet

Quand j’ai commencé à planifier d’écrire sur « les connaissances ou les compétences », pour une raison ou une autre, j’ai repensé à mon père, et je veux vous faire part de deux façons très différentes dont ce sujet a vraiment été pertinent dans sa vie.

Papa avait été formé comme apprenti en Autriche avant d’immigrer au Canada dans les années 1950. Il n’avait pas réalisé à quel point cette formation européenne sur la « façon de faire » son travail dans l’industrie de la fabrication métallique lui donnerait une longueur d’avance une fois arrivé ici.

Il y avait une pénurie de main-d’œuvre qualifiée dans ces années d’après-guerre en Amérique du Nord. Bien des gens savaient ce qui devait être fait, mais nous n’avions pas assez de mains qualifiées pour faire le travail.

Beaucoup plus tard dans sa vie, Papa s’assurait souvent que nous prenions le temps de distinguer le « quoi faire » du « comment le faire ».

« Trouvons d’abord ‘quoi faire’, ensuite nous pourrons trouver ‘comment le faire’. »


L’intégration des membres de la relève

Dans bien des entreprises familiales, la première génération, celle qui a fondé l’entreprise, doit avoir les compétences nécessaires pour accomplir le travail important qui permet de lancer l’entreprise.

Une génération plus tard, les questions de comment et où intégrer la génération suivante dans l’entreprise se posent habituellement. Naturellement, il y a toujours plus d’une « bonne » façon de faire les choses dans une situation donnée.

Bien des familles se demandent toutefois s’il faut faire commencer leurs enfants « au bas de l’échelle », par exemple en travaillant à l’usine, ou s’ils peuvent tout simplement entrer d’un pas tranquille dans un emploi de bureau, parce qu’ils ont fait des études et arrivent donc armés de beaucoup de connaissances.

Des défis vraiment intéressants peuvent surgir quand l’un des frères et sœurs se retrouve avec des compétences utiles aux opérations et qu’un autre est plus instruit et possède beaucoup de connaissances, et qu’on s’attend à ce qu’ils s’entendent bien et se complètent pour le bien de l’entreprise.

C’est formidable quand ça fonctionne, mais lourd de conséquences négatives quand ils ne s’entendent pas.


Et ceux qui conseillent les entreprises familiales?

Il y a quelques semaines, dans When Being Wealthy Doesn’t Equal Having Money, j’ai mentionné le travail d’une personne que j’admire dans ce domaine, le Dr Jim Grubman, et je retourne ici puiser de nouveau à sa source et à sa riche expérience dans le domaine du service aux familles entrepreneuriales.

D’une certaine façon, ce billet ne servira que d’avant-goût à d’autres écrits sur le Ultra High Net Worth Institute, récemment créé, et sur son travail, où je sais que Jim a participé à la création de leur nouveau modèle, The Ten Domains of Family Wealth (les dix domaines du patrimoine familial).

J’ai entendu parler du UHNW Institute pour la première fois l’an dernier, et quand j’ai vu qu’ils avaient créé ce nouveau modèle pour aider à comprendre tous les domaines importants que les familles fortunées doivent prendre en considération, j’ai été conquis.


D’excellentes connaissances, oui. Des compétences aussi.

L’un des points que fait valoir Grubman, c’est que si les connaissances sont précieuses, elles ne sont pas suffisantes pour ceux qui souhaitent vraiment bien servir les familles.

Bien des gens savent que les familles doivent travailler sur leur gouvernance et tenir des réunions de famille, mais le savoir ne fait pas automatiquement de quelqu’un la meilleure personne qu’une famille puisse embaucher pour l’aider dans ces questions.

Et quand des gens qui ont seulement des connaissances agissent comme si ils avaient aussi les compétences, de mauvaises choses peuvent arriver. Les compétences comptent.

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