Il n’y a pas si longtemps, je parlais avec quelqu’un qui avait organisé un « espace de création » (maker space), c’est-à-dire un endroit où les enfants et les adolescents peuvent aller bricoler et fabriquer des choses. Avec l’impression 3D qui se répand, ces endroits commencent à apparaître un peu partout.
Au cours de notre discussion, il est devenu clair que les gens qui gèrent ce genre d’activités collaborent beaucoup entre eux et aiment s’entraider en partageant ce qui fonctionne pour eux.
Je me suis surpris à combiner deux métaphores pour expliquer ce qui se passait. « Vous n’essayez pas d’accaparer le marché, vous répandez la bonne nouvelle », ai-je résumé. Il était d’accord.
Le lendemain, quelqu’un m’expliquait son projet en cours pendant un dîner. Il faisait partie d’un groupe de personnes qui élaboraient un processus d’accréditation pour un type particulier de professionnel, qui n’existe pas encore.
Il a mentionné qu’ils collaboraient avec d’autres organisations dans d’autres domaines et que cela aidait beaucoup la cause. Je me suis surpris à lui dire : « Eh bien oui, vous n’essayez pas d’accaparer le marché, vous essayez de répandre la bonne nouvelle. » Lui aussi était d’accord.
Je ne sais pas pour vous, mais quand je me surprends à prononcer la même phrase deux jours de suite dans deux circonstances complètement différentes, je m’en souviens. J’ai commencé à penser que je tenais peut-être quelque chose.
Il me semble qu’il y a de plus en plus de gens qui s’efforcent de répandre une bonne nouvelle plutôt que d’accaparer des marchés de nos jours. Est-ce seulement mon imagination?
C’est peut-être parce que je travaille maintenant dans une entreprise de services et que je ne vends pas de produit. Ce sont peut-être les réseaux sociaux auxquels je suis branché. C’est peut-être la société, avec davantage de membres de la génération Y qui arrivent sur le marché du travail et qui travaillent de façon plus collaborative.
Mon père me disait que son père lui disait qu’on peut transporter plus de sable dans ses mains avec les paumes ouvertes qu’avec les poings serrés. Pour moi, l’ouverture et la transparence ont toujours été une façon plus confortable de faire les choses, alors répandre la bonne nouvelle est une manière beaucoup plus naturelle pour moi de vivre ma vie.
La bonne nouvelle qui m’anime maintenant porte entièrement sur l’entreprise familiale. Les entreprises familiales sont très différentes des autres entreprises. Il n’y en a pas deux pareilles. C’est ce qui les rend intéressantes à mes yeux.
Mais plus j’en vois, plus je vois d’occasions manquées. Le fait d’avoir une entreprise et une famille qui interagissent peut comporter tellement d’aspects positifs, mais tout autant d’aspects négatifs.
J’ai l’impression de voir les aspects négatifs si clairement parfois et de pouvoir aider les familles à prendre les mesures nécessaires pour éviter certains d’entre eux, et même pour transformer certains aspects négatifs en aspects positifs.
J’essaierai de répandre la bonne nouvelle en amenant les familles en affaires à reconnaître qu’elles doivent regarder leur famille séparément de leur entreprise. Trop de gens se concentrent tellement sur l’entreprise que la famille en souffre.
Il n’est pas nécessaire que ce soit ainsi. Peut-être ont-ils simplement besoin que quelqu’un le leur fasse remarquer. Mais peu de gens au sein de la famille sont à l’aise de le faire.
Je n’essaierai pas d’« accaparer le marché », puisqu’il semble y avoir beaucoup de travail à faire. J’essaierai de répandre la bonne nouvelle selon laquelle il ne faut pas négliger de prendre du recul et de regarder la famille en tant que famille. Qui est avec moi?