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L’élément essentiel requis
Il peut parfois être difficile d’expliquer le travail que je fais à ceux qui n’appartiennent pas à une famille qui exploite une entreprise ou qui possède des actifs en commun.
Il y a au moins trois sous-systèmes interdépendants à l’œuvre : la famille, l’entreprise (entreprises, patrimoine, actifs) et le groupe des propriétaires.
Presque toutes les entreprises sont en contact constant avec des experts externes pour une variété de services, et ce, dès le départ.
Mais la famille et la propriété jouent habituellement un rôle plus « en coulisses » et reçoivent beaucoup moins d’attention.
Il se trouve que le cercle de la famille est celui où je fais l’essentiel de mon travail, et j’ai appris récemment à mieux apprécier son chevauchement avec le groupe des propriétaires.
La « propriété familiale » et son importance pour l’avenir de l’entreprise sont au cœur du billet de cette semaine.
Les initiés ne seront pas surpris d’apprendre que nous allons parler du rôle essentiel d’un champion familial.
Leur rôle nébuleux et mal compris
J’ai écrit pour la première fois sur le concept des champions familiaux en 2019, dans The Unsung Role of Family Champions.
Récemment, j’ai eu la merveilleuse occasion de passer une journée avec plusieurs personnes qui jouent ce rôle dans leur famille, même si elles n’étaient pas toutes certaines de « mériter » ce statut.
J’ai animé la discussion d’ouverture, où j’ai expliqué l’origine du terme et à quel point il a été essentiel d’avoir au moins un tel membre dans la famille pour toutes les familles présentées dans l’étude de Dennis Jaffe portant sur 100 entreprises familiales qui ont duré au moins 100 ans.
Voir le livre de Jaffe Borrowed from Our Grandchildren
Mais ce n’est pas parce que Jaffe et Joshua Nacht, l’un de ses chercheurs, ont créé le terme que celui-ci est bien compris, même par ceux qui jouent ce rôle dans leur famille entrepreneuriale.
Chaque famille finira-t-elle par atteindre sa limite?
Alors que certains membres de la famille jouent souvent un rôle de premier plan à titre de PDG et que d’autres sont peut-être des sortes de faiseurs de pluie, le champion familial est habituellement beaucoup plus discret et loin des projecteurs.
Peu de familles réussissent à maintenir la propriété familiale au fil des générations, souvent parce qu’il leur manque une personne motivée et intéressée à faire le travail qui consiste à garder la famille concentrée et organisée en prévision des transitions importantes.
Tôt ou tard, la famille devient souvent plus grande que les entreprises censées faire vivre ses membres, et des choix doivent être faits.
Même si ces choix se présentent rarement, l’idée de discuter de la question de savoir si le maintien de la propriété par l’ensemble de la famille a encore du sens est généralement une notion effrayante qu’on ne met pas facilement sur la table.
Mais quand la question est soulevée, vous pouvez parier que le champion familial a joué un rôle important pour préparer le terrain.
Toujours poser la question clé
Une famille qui possède une entreprise en commun tiendra probablement pour acquis qu’elle peut, qu’elle va et qu’elle doit rester ainsi et, pendant une certaine période, qui peut se mesurer en décennies et même en générations, c’est souvent vrai.
À un moment donné, cependant, la plupart des familles doivent se demander si ce sera encore le cas après la prochaine transition générationnelle.
Il faut espérer qu’une fois rendues au point où des choix difficiles doivent être faits, elles sauront trouver comment apporter les changements nécessaires d’une façon qui préserve l’intégrité de la famille.
Le résultat pourrait être d’élaguer l’arbre familial ou peut-être de vendre l’entreprise et de vivre un événement de liquidité. Voir Pruning the FamBiz Ownership Tree et Huge Liquidity Events – Great News, Right?
Pour quelqu’un comme moi, qui se considère comme un spécialiste de la famille, ma pensée est toujours « la famille d’abord », et bien des familles que je connais adoptent aussi cette attitude.
Il y a des exceptions, ceux qui placent le succès de leur entreprise en premier, ce qui me laisse parfois perplexe. Je ne travaille habituellement pas avec ce genre de familles.
Qui veille sur la famille?
On met tellement l’accent sur l’entreprise que possède la famille qu’il n’est pas si surprenant que les volets famille et propriété se perdent parfois dans la mêlée.
Les affaires de l’entreprise se déroulent à un rythme beaucoup plus rapide (voir Varying Time Factors in Each of the Three Circles) et ceux qui travaillent dans ce domaine sont mis sur la sellette au quotidien.
Entre-temps, toutefois, il faut quelqu’un qui réfléchit au rôle de la famille dans tout cela et qui en parle, et qui s’assure que la famille et sa propriété de l’entreprise reçoivent aussi l’attention qu’elles méritent.
