Un nouveau regard sur un vieux souvenir
L’été, j’adore être à mon chalet, et quand j’y suis, l’un de mes endroits préférés est mon kayak, en espérant apercevoir des pygargues à tête blanche pendant que je pagaie sur la rivière Chockpish.
Voir : From Upstream to Downstream in the FamBiz
Cette semaine, je me suis aventuré dans une partie de la rivière près du premier chalet où nous avons séjourné ici, il y a des années, et cela a fait resurgir un souvenir qu’une partie de moi préfère oublier.
En racontant cette histoire de façon anodine à ma coach, Melissa, cette semaine, nous nous sommes retrouvés en terrain nouveau, ce qui me donne envie de la partager ici maintenant.
Une simple sortie à la plage
C’était une belle journée pour aller à la plage, ce qui, selon le moyen de transport, représente soit cinq minutes en voiture, soit vingt minutes de pagaie en kayak.
Alors maman et notre fille allaient s’y rendre en voiture, et mon fils et moi allions prendre la route panoramique, par l’eau.
J’avais un walkie-talkie et ma femme avait l’autre, au cas où.
« OK, bye, on se voit là-bas dans quelques minutes. » Pas si vite…
La formation en sécurité nautique s’avère utile
Ma femme a grandi au bord d’une rivière où il y avait des bateaux à moteur, et nous avons suivi notre part de cours de navigation, il y a bien des années. Une partie de la formation portait sur l’utilisation d’une radio VHF pour communiquer et signaler une détresse.
(Les protocoles sur l’eau et dans les airs sont semblables, sinon identiques.)
La rivière Chockpish n’est pas profonde, et par endroits, on peut s’échouer, même en kayak, mais un autre danger se cachait sous la surface.
Mon fils (préadolescent à l’époque) est monté dans le petit kayak, et j’ai poussé le mien dans une eau assez profonde pour partir, avec l’intention de monter ensuite à bord (le mien est un modèle « sit-on-top », où l’on s’assoit sur le dessus).
C’est parti, sauf que…
Vous ai-je parlé de l’orignal?
Notre voisine, Doris, nous avait récemment raconté la triste histoire d’un orignal qui « s’était enlisé dans la boue et était mort » dans la rivière, parce qu’elle (l’orignal femelle) n’arrivait pas à s’en sortir.
Cette histoire m’est revenue en tête, alors que moi aussi, je commençais à m’enfoncer dans la boue en essayant de monter dans mon kayak.
Pendant que mon fils attendait « patiemment » que nous partions, papa s’enfonçait de plus en plus. Ça ne se passait PAS comme prévu.
Doris avait-elle mentionné que l’orignal avait fait une crise cardiaque en essayant de s’en sortir? Je n’en étais plus certain.
Lentement mais sûrement, je m’approchais de la panique.
Demander de l’aide avant que ça devienne critique
Je me suis souvenu du walkie-talkie, et je me suis souvenu de ma formation radio. Nous connaissons tous le « MayDay » comme appel de détresse, lorsque c’est une question de vie ou de mort.
Moins de gens savent qu’il existe un autre signal à lancer avant que les choses en arrivent là, mais je savais qu’il était temps de l’utiliser.
J’ai allumé le walkie-talkie et j’ai dit « Pan Pan ».
« Pan Pan, je suis enlisé dans la boue, et je pense que j’ai besoin d’aide. »
Ma femme savait que ce n’était pas une blague et que j’avais besoin d’aide, et elle a fait demi-tour pour venir m’aider.
La suite de l’histoire est heureusement sans incident, parce qu’en la voyant, je me suis calmé, ce qui m’a aidé à cesser de m’enfoncer, et j’ai fini par me dégager, tout seul.
Leçons apprises en étant enlisé dans de la vraie boue
J’espère que vous n’en arriverez jamais au point d’être littéralement dans la boue jusqu’aux hanches, même en eau peu profonde.
- N’attendez pas que ce soit une question de « vie ou de mort » pour demander de l’aide.
- Sachez comment demander la bonne aide, et à qui.
- Rester calme sera presque toujours utile.
- La présence d’une personne aidante est bénéfique, même si ce n’est pas elle qui vous sort de là.
Des leçons utiles pour les familles
- N’attendez pas que ce soit une question de « vie ou de mort » pour demander de l’aide.
- Sachez comment demander la bonne aide, et à qui.
- Rester calme sera presque toujours utile.
- La présence d’une personne aidante est bénéfique, même si ce n’est pas elle qui vous sort de là.
Avez-vous remarqué ce que j’ai fait?
J’aurais probablement pu faire valoir ce point sans la répétition, mais je voulais que ça vous saute aux yeux.
Les familles se retrouvent « coincées », et elles savent que les choses ne se régleront pas comme par magie.
C’est correct de demander de l’aide, vous serez content de l’avoir fait.
Invitation :
Envoyez-moi un courriel avec « Pan Pan » dans l’objet, et je vous offrirai deux séances de coaching gratuites d’une heure.
