La semaine dernière, c’est à Burlington, au Vermont, qu’il fallait être. Il se trouve que j’étais au cœur de l’action pendant les deux premiers jours, et mon expérience n’a été que positive. Alors, qu’est-ce qui se passait là-bas de si spécial?
Pour la troisième année consécutive, l’Université du Vermont a accueilli le Global Family Enterprise Case Competition (#FECC15) au Hilton de Burlington et sur son magnifique campus. Il s’agit du seul concours du genre sur la planète.
Quand on dit « mondial », ce n’est pas une blague non plus. Alors qu’environ la moitié des équipes venaient d’Amérique du Nord (dont 4 du Canada et 2 du Mexique), il y avait des concurrents venus d’Europe, d’Amérique du Sud, de Malaisie, d’Arabie saoudite et du Royaume-Uni, et j’en oublie peut-être. Seize établissements avaient envoyé des équipes de premier cycle, et huit établissements étaient représentés dans la catégorie des cycles supérieurs.
J’ai vu beaucoup d’études de cas en affaires au fil des ans, des dizaines pendant mon baccalauréat et des centaines pendant mon MBA, mais je n’avais jamais lu de cas comme ceux utilisés dans ce concours. J’ai eu la chance d’être juge pendant les deux premiers jours, et je peux dire que les cas pour lesquels les étudiants devaient présenter des solutions ne ressemblaient à aucune étude de cas que j’avais même imaginé lire.
Les concurrents disposaient de sept jours complets pour préparer le premier cas; ils avaient donc tous amplement le temps de déterminer ce qu’ils allaient proposer, comment ils allaient structurer leurs présentations et quels coéquipiers seraient responsables de quelles sections.
Les deuxième et troisième cas, ainsi que la finale du samedi, étaient organisés de façon à ce que chaque équipe de trois étudiants ne dispose que de 4 heures entre le moment où elle recevait le cas et celui où elle devait présenter son point de vue à un jury de juges « éminents ».
Mais permettez-moi de revenir aux cas, parce qu’on ne peut pas vraiment parler d’un concours d’études de cas en entreprise familiale si les cas ne présentent pas des situations que seule une véritable entreprise familiale pourrait vivre. Je n’ai eu connaissance que des deux premiers cas, mais c’étaient tous deux d’excellents exemples de ce à quoi font face les entreprises familiales prospères lorsqu’elles passent d’une génération de gestionnaires et de propriétaires à la suivante.
Le premier cas portait sur une famille de troisième génération (G3) qui tentait depuis déjà quelques années de rédiger sa constitution familiale, sans succès, malgré l’embauche de quelques consultants pour la guider. Les quatre équipes de la division que je jugeais ont toutes abordé leurs solutions de façon différente. Non seulement cela, mais chaque équipe a soulevé au moins un enjeu qu’aucune des trois autres n’avait mentionné.
Le deuxième jour, les équipes faisaient maintenant face à la course contre la montre : elles ne disposaient que de 4 heures de préparation entre le moment où elles recevaient le cas et celui où elles devaient commencer leur présentation. Mais même si elles avaient très peu de temps, les solutions que j’ai pu voir et entendre étaient tout à fait remarquables.
Ce cas concernait un groupe de frères et sœurs de la G4 qui s’inquiétaient du fait que leurs enfants (G5) ne manifestaient pas assez d’intérêt à s’impliquer dans l’entreprise. Lors de la réunion de préparation des juges, j’ai fait remarquer que l’âge moyen des juges était probablement proche de celui des membres de la G4 dans le cas, tandis que l’âge des membres de la G5 dans le cas était proche de celui des concurrents dont nous allions entendre les solutions.
Ce fut une expérience fantastique pour moi, ainsi que pour les juges avec qui j’ai travaillé; je ne peux qu’imaginer à quel point la semaine a été formidable pour ceux qui étaient venus concourir.
Parmi les finalistes du premier cycle figuraient 3 établissements canadiens et un du Chili, la Sprott School of Business de l’Université Carleton remportant la première place en finale devant Dalhousie. Les gagnants de la section des cycles supérieurs venaient de l’Université de Jönköping, en Suède
J’espère y participer de nouveau l’an prochain, lors de la 4e édition annuelle du FECC, en janvier 2016.