La rivalité entre frères et sœurs est un sujet qui existe depuis toujours, et pourtant, je ne l’ai jamais abordé ici au cours des quatre années et plus pendant lesquelles j’ai écrit ce blogue.
À la suite de mon billet « 5 choses à savoir : l’héritage familial » de novembre, j’ai décidé de revenir à ce format et de consacrer le billet de cette semaine à la rivalité entre frères et sœurs.
Si vous avez des suggestions d’autres sujets que vous aimeriez me voir aborder ici dans ce même format, n’hésitez pas à me le faire savoir; j’adore les commentaires et les idées de mes lecteurs, tout comme les défis. Mon idée est de faire des « 5 choses à savoir » une rubrique semi-régulière.
Sans plus tarder, voici mes…
5 choses à savoir : la rivalité entre frères et sœurs
- Elle est « intégrée »
Là où il y a des frères et sœurs, il y a un potentiel de rivalité. Maman et Papa essaieront habituellement de la réduire au minimum, mais à vrai dire, dès la naissance du deuxième enfant, la rivalité est lancée.
En fait, selon l’âge de l’aîné, la rivalité peut commencer dès qu’il apprend que Maman va mettre au monde un nouveau petit bonheur, qui lui disputera sans aucun doute l’amour et l’attention.
Donc, si elle est intégrée, le mieux que nous puissions faire est d’essayer d’en être conscients et de comprendre ce qui se passe afin que nous, en tant que parents, puissions mieux gérer ses retombées. Faire semblant qu’elle n’existe pas dans NOTRE famille n’aide pas beaucoup.
- Elle fait ressortir le PIRE chez les gens
Si l’on pense aux rivalités sportives impliquant notre équipe préférée, on peut souvent se rappeler des événements survenus pendant des matchs où des adversaires ont fait des choses mémorables pour les mauvaises raisons.
Il y a une couche supplémentaire d’intensité lorsque des rivaux se rencontrent, et parfois les gens font des choses qu’ils n’oseraient jamais faire dans une situation semblable, mais avec d’autres participants.
Pour des frères et sœurs qui sont en compétition les uns avec les autres depuis de nombreuses années, la plupart de leurs interactions peuvent être positives pendant des années, mais on ne sait jamais quand quelque chose qui couvait sous la surface finira par exploser.
- Elle fait ressortir le MEILLEUR chez les gens
Les rivalités reposent habituellement sur une forme de compétition, mais ce qui est réellement en jeu peut varier énormément, des trophées sportifs à l’amour, au pouvoir et à l’argent.
Mais la compétition n’est-elle pas une bonne chose? En fait, dans bien des cas, sinon la plupart, oui. Et c’est lorsque la compétition est saine qu’elle peut justement faire ressortir le meilleur.
Le truc, c’est de réunir les bonnes conditions pour que la compétition, et donc la rivalité, soit « saine ». Les situations de tout ou rien, les scénarios de combat à mort, les configurations à un gagnant et plusieurs perdants sont inutilement source de rivalité.
La saine compétition est souvent conçue comme une situation gagnant-gagnant : trouver des façons d’agrandir la proverbiale tarte, créer des moyens pour que chaque participant excelle à sa façon et faire en sorte que tout le monde contribue au bien commun.
- C’est la faute des parents!
Au point précédent, j’ai utilisé des mots comme « conditions », « situations », « scénarios » et « configurations », qui se rapportent au contexte dans lequel les frères et sœurs peuvent être exposés à la rivalité entre eux.
Qui crée le contexte dans lequel vit la famille, sinon les parents? Lorsque les parents créent des conditions qui permettent aux rivalités de faire ressortir le pire chez leurs enfants, ils devraient assumer leur part du blâme.
Parfois, c’est fait inconsciemment, et d’autres fois parce qu’ils pensent faire ce qui est le mieux, mais en vérité, bien des rivalités malsaines remontent directement aux parents.
- Ce n’est PAS la faute des parents!
Attendez, quoi? Est-ce que je ne viens pas de dire le contraire? Eh bien, oui, mais ce n’est pas parce que l’origine de la rivalité peut être imputée aux parents que la responsabilité leur revient à 100 %.
Lorsque les enfants deviennent eux-mêmes adultes, ils doivent à un moment donné assumer la responsabilité de leurs actes et ne peuvent pas éternellement reprocher à Maman et Papa d’avoir « aimé Johnny davantage ».
Là où vous êtes aujourd’hui est le résultat de tout ce qui vous est arrivé dans votre vie jusqu’à maintenant, y compris la façon dont vos parents et vos frères et sœurs ont interagi avec vous.
Là où vous irez à partir de maintenant dépend de ce que vous ferez dès aujourd’hui.
Les rivalités entre frères et sœurs sont partout autour de nous et ne sont pas nécessairement bonnes ou mauvaises.
Si vous êtes impliqué dans l’une d’elles en tant que frère, sœur ou parent, que pouvez-vous faire pour la rendre « moins mauvaise » ou « plus bonne »?
