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L’un est habituellement meilleur, mais pas toujours
Cette semaine, nous allons examiner une idée que j’ai déjà abordée par le passé, mais sous un nouvel éclairage, grâce à un échange intéressant que j’ai eu lors d’un congrès auquel j’ai assisté récemment.
Quand j’ai rédigé le titre de ce billet, j’étais convaincu de pouvoir renvoyer à un billet précédent que j’avais écrit précisément sur le concept « répondre plutôt que réagir » que je mentionne si souvent quand je parle avec les gens, mais hélas, ce billet n’existe que dans mon imagination.
Je vais tout de même revisiter l’idée, parce que la conversation mentionnée plus haut m’a forcé à quelques réflexions différentes : sur le sujet lui-même, sur la mesure dans laquelle je le croyais universellement vrai, et sur la façon dont je partage mes réflexions à ce sujet.
Jusqu’ici, tout cela est plutôt vague, je m’en rends compte, alors merci de vous prêter à ma façon un peu sinueuse d’introduire ces missives hebdomadaires.
Le contexte parfait pour partager une idée qui m’est chère
Permettez-moi de vous mettre en contexte.
C’est la veille de la première journée du congrès, alors je suis descendu au bar de l’hôtel pour voir qui d’autre était arrivé tôt.
Après avoir jasé avec des amis et des connaissances de longue date à une table, je remonte à ma chambre pour dormir un peu quand il se trouve que je reconnais un visage de l’an dernier au bar.
L’instant d’après, on m’offre un verre et je me retrouve soudain à discuter avec un petit groupe de gens, pour la plupart des inconnus, venus pour le même rassemblement.
Un des hommes commence à raconter une histoire de tension entre un père et son fils, et nous commençons à parler des façons dont le fils peut apprendre à éviter des situations semblables avec son propre fils adolescent.
Tout à coup, je me mets à raconter une des nombreuses histoires de Zig Ziglar que j’ai dans mon répertoire.
(Les lecteurs curieux sont invités à taper « Ziglar » dans la fonction de recherche de mon site Web.)
Répondre plutôt que réagir
Je commence donc à expliquer les principales différences entre répondre à une situation et y réagir.
La façon la plus simple de s’en souvenir, c’est de penser à une situation médicale et à la façon dont on parle des interventions qui se font à l’hôpital.
« On lui a donné un médicament et il y répond bien » est toujours positif, alors que « Il a fait une réaction au médicament » est négatif.
Quand nous prenons un pas de recul, que nous nous ressaisissons et que nous répondons à quelque chose qui se produit ou à ce que quelqu’un dit, nous avons de meilleures chances que les choses se passent bien, plutôt que de réagir immédiatement sans réfléchir, ce qui envenime souvent une situation.
Quand je suis pris au dépourvu, il m’arrive de faire délibérément une pause et même de dire : « Je veux prendre un moment pour y réfléchir afin de pouvoir répondre, plutôt que de simplement réagir ».
Je pensais que c’était clair, jusqu’à ce que…
J’avais l’impression d’avoir bien fait valoir mon point et la conversation a dérivé dans quelques directions différentes.
Mais imaginez ma consternation quand, un peu plus tard, un des gars racontait une autre histoire où, cette fois, le problème était que quelqu’un était devenu beaucoup trop complaisant face à une situation, et que le protagoniste n’avait pas été assez réactif.
Et en concluant, il m’a pointé du doigt et a dit : « Comme tu disais, il aurait dû réagir! »
Attendez, quoi?
Je suis resté perplexe et j’étais reconnaissant que le nombre de consommations bues par tout le monde ait fait oublier le tout pendant qu’on changeait encore de sujet.
Mais j’avais maintenant matière à réflexion, car mon concept venait d’être mis sens dessus dessous.
Le moment de revenir là-dessus
Je pense que c’est dans l’avion du retour, quelques jours plus tard, que j’ai réalisé que je devais revenir sur ce qui s’était passé et y repenser, ainsi qu’à la façon dont je parle de ce sujet important.
Est-ce que je ne m’étais pas assez bien expliqué, y avait-il un problème avec ma métaphore, ou est-ce autre chose?
Je crois que je l’avais assez bien expliqué, mais il y a des limites à toute métaphore, y compris celle-ci.
C’est quand même une bonne idée, dans la plupart des cas, de faire une pause et de prendre un moment pour donner une réponse réfléchie à quelque chose, plutôt que de simplement livrer rapidement votre réaction instinctive.
Et il y a aussi des moments où faire une pause beaucoup trop longue peut être loin d’être optimal.
La flexibilité est un atout
Nous devons reconnaître les limites de la rigidité et les avantages de la flexibilité dans de nombreux domaines.
Le temps que nous prenons pour réfléchir avant de répondre est probablement l’un de ces domaines, mais je vais continuer à pencher du côté de la pause.


