J’ai lu récemment la citation suivante, tirée d’un article de Vinod Khosla et relayée sur Twitter par Vala Afshar : « Pour les entrepreneurs, le plus difficile est de savoir quels conseils suivre et lesquels ne pas suivre ». Tout à fait d’accord.
Dans l’univers de l’entreprise familiale, le chef de l’entreprise ne se considère peut-être plus comme un entrepreneur, mais la question de savoir quels conseils suivre est tout aussi difficile.
Sur mon site Web [fbo7624.com], j’ai récemment ajouté une section intitulée « Articles », où j’ai commencé à publier des liens vers certaines des choses les plus intéressantes que je découvre. J’ai ajouté un lien vers l’enregistrement audio d’une entrevue avec Tom Deans, auteur du best-seller Every Family’s Business, qui parle de son nouveau livre, Willing Wisdom.
Deans a mentionné quelque chose que j’ai trouvé intéressant sur les différences entre les Canadiens et leurs homologues américains, quant à la personne qu’ils considèrent comme leur « conseiller de plus grande confiance ».
Pour les Américains, c’est le plus souvent leur avocat, alors que pour les Canadiens, c’est leur comptable. Quand on y pense, ce n’est pas si étonnant, compte tenu du nombre relatif d’avocats dans chaque pays.
Parce que les entreprises familiales sont plus complexes que les autres, les conseils nécessaires découlent souvent des zones où les questions « familiales » et les questions « d’affaires » se chevauchent. Beaucoup de conseillers, comptables comme avocats, se sentent plus à l’aise lorsqu’ils se concentrent sur leur domaine de spécialité, et ce n’est habituellement pas la partie familiale.
Alors, que faire quand votre avocat vous dit une chose et que votre comptable vous en dit une autre? Heureusement, il existe un domaine en croissance de conseillers multidisciplinaires, formés dans divers programmes comme l’IFEA au Canada et le FFI aux États-Unis.
Il n’est pas difficile de comprendre que lorsque les conseillers se comprennent et comprennent leurs rôles respectifs, ET qu’ils apprennent à travailler ensemble pour aider leurs clients, on arrive presque toujours à de meilleures solutions que lorsque chacun travaille de son côté.
Mais ce n’est pas toujours facile, parce qu’il y a tellement de variables dans une entreprise familiale. Je crois que la plupart des conseillers professionnels sont bien intentionnés et veulent sincèrement offrir des conseils de qualité à tous leurs clients. Je ne crois pas, toutefois, qu’ils réussissent tous à atteindre cet objectif.
Trop souvent, les choses se font à la hâte, avant que tout le monde ait pris le temps de comprendre la situation et de s’assurer qu’un plan cohérent est élaboré. C’est peut-être parce que le client a une sérieuse « aversion pour les honoraires » et s’attend à obtenir un travail de qualité à petit prix. Ou c’est peut-être le professionnel occupé qui fait des suppositions sur la situation du client et propose une solution « toute faite » qui avait fonctionné pour d’autres auparavant.
Alors, quel est mon conseil? J’aimerais que vous ne me posiez pas cette question, parce que je n’aime pas me voir comme un « conseiller ». Au bout du compte, le client doit décider lui-même des conseils à suivre. Vous ne devriez pas trancher avant d’être certain de bien comprendre vos options, après avoir examiné le pour et le contre de toutes vos possibilités.
Parfois, les gens ont besoin d’aide pour comprendre toutes les options et tous les conseils qu’ils ont reçus. Ce dont ils auraient besoin dans ces moments-là, selon moi, ce n’est pas d’un autre « conseiller », mais plutôt d’un « confident ».
Les conseillers multidisciplinaires sont bien placés pour assumer le rôle de « conseiller de plus grande confiance », parce qu’ils ont la capacité de comprendre les autres professionnels clés et d’entrer en relation avec eux. Si les conseillers ne peuvent pas expliquer correctement leurs conseils en termes simples, ils ne sont peut-être pas les bonnes personnes à consulter.
Comme pour bien d’autres choses, ce n’est pas vraiment le conseil que vous recevez qui compte, mais ce que vous en faites. Je préfère offrir mon aide pour comprendre l’ensemble des conseils plutôt que d’en offrir d’autres, parce que ça ne ferait que rendre les choses plus confuses.