Partie 1 : Le déneigeur, pas l’homme de glace
Regardez les relations d’affaires que vous entretenez, et je parie que celles qui durent depuis 20 ans se comptent sur les doigts d’une main.
Quelques relations de ce genre ont pris fin pour moi récemment, et je pense que mes histoires contiennent de bonnes leçons dont nous pouvons tous tirer profit.
Nous commencerons par la plus facile, plus facile parce que celui qui a tué la relation, c’est l’autre, pas moi. La semaine prochaine, je ferai un énorme mea culpa et j’expliquerai que je comprends maintenant le proverbe « un tiens vaut mieux que deux tu l’auras », parce que j’ai tout gâché en m’imaginant qu’il y aurait plus de « tu l’auras ».
Commençons par le déneigeur.
La neige fait tout simplement partie de la réalité de chaque hiver là où j’habite. Dans mon quartier de banlieue, chaque maison a un garage double et une entrée tout simplement trop longue à pelleter. La plupart de mes voisins paient quelques centaines de dollars chaque hiver à l’un ou l’autre d’une demi-douzaine d’entrepreneurs, qui ont chacun plusieurs tracteurs munis d’énormes souffleuses, simplement pour pouvoir sortir leur voiture du garage et rejoindre les rues de la ville.
Nous habitons notre maison actuelle depuis 2001, et avant cela, nous habitions dans la ville voisine. Ainsi, nous avions fait appel au même déneigeur pendant environ 20 ans. Remarquez le temps du verbe : « avions fait appel ». Il y a encore quelques mois, j’aurais dit que nous « faisons appel » au même entrepreneur, mais quelque chose est venu changer cela.
Juste avant Noël, nous sommes partis au chalet pour une semaine, et pour la première fois, nous avons quitté la maison sans personne pour la garder. Vu la météo des sept jours de notre absence, ne pas avoir quelqu’un dans la maison s’est avéré un problème.
Les précipitations ont compris un mélange de neige, de vent, de pluie verglaçante, encore de neige, encore de vent et encore de pluie. Résultat, à notre retour : une belle rampe de glace devant la porte de mon garage. Une congère était devenue une congère de glace, et cette congère de glace posait clairement problème, parce qu’elle faisait environ deux pieds de haut juste devant la porte.
J’ai reconnu le problème et conclu que, même si c’était clairement moi qui devais vivre avec, une grande partie du blâme revenait clairement à mon déneigeur, qui n’avait pas bien enlevé la neige avant qu’elle se transforme en glace.
Quand j’ai tenté de l’expliquer au téléphone, mes explications sont tombées dans l’oreille d’un sourd. On m’a reproché de ne pas avoir dégagé la neige des premiers pieds devant la porte, ce que nous aurions normalement fait si nous avions été là.
« Désolée, nous enlevons la neige, pas la glace. C’est de la glace maintenant, et c’est votre faute, alors c’est à vous de régler ça » était essentiellement le refrain de la dame quand j’ai appelé. J’ai demandé à parler au propriétaire, elle a dit qu’elle allait l’appeler, et j’ai dit : « Demandez-lui de me rappeler, s’il vous plaît. »
Quand cette même dame m’a rappelé, j’ai su que c’était fini. Je me suis renseigné auprès de quelques voisins et je fais maintenant affaire avec le même entrepreneur que la plupart des autres sur ma rue.
Pourquoi le propriétaire ne m’a-t-il pas appelé lui-même? En vingt ans, j’ai toujours payé ma facture à l’avance et en entier, et j’ai appelé une ou deux fois pour demander quand ils allaient déneiger mon entrée. Ne méritais-je pas un appel, pour qu’il puisse entendre ma version des faits au sujet de la neige accumulée qu’ils n’avaient pas enlevée?
Bah, je pense que le déneigeur a raté son coup, mais il a encore plein d’autres clients et ne regrettera probablement pas ma clientèle.
La semaine prochaine, surveillez la partie 2 : Le brevet, mais pas la marque de commerce.