La semaine dernière, je vous ai fait part du cheminement que j’ai vécu récemment, de ma façon de voir le coaching autrefois à là où j’en suis aujourd’hui, alors que je progresse dans le programme du Coaches Training Institute (CTI).
Mais je n’ai vraiment commencé qu’à effleurer les choses formidables que j’ai apprises sur le coaching appliqué aux entreprises familiales, et sur la façon dont il peut m’aider à interagir avec toutes les différentes personnes qui font partie de n’importe quelle famille en affaires.
Alors, petit rappel : le programme du CTI comprend une série de cinq cours, chacun composé de trois jours d’exercices intenses, animés par deux responsables de cours. Il y a habituellement une vingtaine d’étudiants par groupe, et après trois jours ensemble, on a l’impression de connaître la plupart de ses camarades depuis BEAUCOUP plus longtemps que trois jours.
Voici une analogie que j’ai trouvée pour décrire ce qui se passe pendant ces trois jours : c’est comme sortir votre cerveau de votre tête, le poser sur la table, puis l’écraser, le pétrir et l’aplatir au rouleau à pâtisserie. À la fin du cours du vendredi, vous le repliez, le remettez dans votre tête et rentrez chez vous. Vous recommencez le samedi, puis encore le dimanche.
Quand vous retournez au travail le lundi matin, vous n’avez PAS l’impression d’avoir passé une fin de semaine reposante, au contraire. Mais vous commencez alors à remarquer que vous voyez tout différemment.
Ce qui se passe pendant ces trois jours est très intense, mais aussi très amusant. Il y a beaucoup d’autoanalyse, puisqu’on vous place à répétition dans de vraies situations de coaching avec les autres participants, à partir de choses réelles qui se passent dans votre (vraie) vie.
L’un des plus beaux sentiments qu’on éprouve pendant le cours, c’est de savoir qu’on aide vraiment d’autres personnes, et ce sentiment positif est difficile à décrire. Vous apprenez de nouvelles techniques de coaching, vous les appliquez immédiatement, et même si vous ne faites que les essayer (en faisant bien des erreurs), vous commencez à voir des résultats immédiats.
Il est difficile de mettre en mots ce qu’on ressent en aidant des gens à faire des percées importantes dans des domaines qui les troublaient, habituellement en très peu de temps (15 minutes ou moins), avec seulement un peu de formation et très peu de pratique. L’idée, c’est de pratiquer les uns sur les autres, mais ce qui est génial, c’est qu’on peut déjà constater que les techniques fonctionnent vraiment.
Pendant le troisième cours, appelé « équilibre », l’un de nos responsables a dit quelque chose qui m’est resté. Il a dit que 80 % du coaching consiste simplement à « être avec » la personne que l’on accompagne. Ça m’a rappelé la vieille citation de Woody Allen : « 90 % de la vie, c’est d’être là ». Mais pensez-y : en étant avec quelqu’un pendant qu’il travaille sur un problème, le coach est là, comme ressource, comme soutien, comme quelqu’un qui ne juge pas, mais qui aide simplement, en posant des questions et en offrant une perspective différente.
Ça semble simple, mais comme je le dis toujours, simple ne veut PAS dire facile. L’une des raisons pour lesquelles on voit des progrès si rapidement, c’est qu’au troisième cours, les seules personnes qui s’inscrivent encore et se présentent à ces cours sont celles qui adorent aider les autres à surmonter leurs difficultés de façon utile.
Il me reste encore deux fins de semaine où je vais lancer mon cerveau sur la table et lui faire subir quelques journées complètes d’entraînement au rouleau à pâtisserie, mais je suis enthousiaste à l’idée de devenir encore meilleur dans ce domaine.
Quand je pourrai combiner tout ce que j’apprends au CTI avec mon expérience auprès des familles en affaires, mes possibilités de les aider à traverser leurs enjeux difficiles continueront de s’améliorer.