Ajouter de l’objectivité à une relation père-fils
Chaque semaine dans ce blogue, je choisis une idée à explorer avec les lecteurs, en espérant les informer tout en les divertissant.
Parfois, j’écris sur un sujet qui m’a frappé au cours de la semaine, et d’autres fois, je puise dans un dossier où je laisse germer des idées jusqu’à ce que je juge que leur moment est venu.
Ce « bon moment » arrive habituellement lorsque le sujet refait surface et déclenche une sorte de « révélation » dans ma tête, ce qui me fait croire que la phase de germination doit être terminée.
Le sujet de cette semaine entre un peu dans quelques catégories, y compris celle où je pense avoir l’angle idéal pour aborder l’idée en début de semaine, puis, rendu à la fin de semaine, quand vient le temps d’écrire, je n’arrive vraiment pas à savoir par où commencer.
Alors, commençons par le commencement, lorsque l’idée d’envisager une relation avec quelqu’un de façon « subjective » plutôt que de façon « objective » est apparue pour la première fois sur mon écran radar.
C’était l’hiver dernier, pendant un programme de formation sur la théorie des systèmes familiaux de Bowen, lorsque l’un des formateurs, Erik Thompson, qui était aussi mon coach, m’a suggéré que je pourrais avoir avantage à essayer de considérer ma relation avec mon père « de façon plus objective ».
À première vue, cela semblait très sensé; comment le fait d’être « plus objectif » pourrait-il être perçu comme une mauvaise chose?
En fait, je ne suis plus certain à 100 % s’il m’a suggéré d’être « plus objectif » ou « moins subjectif » envers mon père, puisque ce sont simplement les deux extrémités d’un même continuum.
Pour l’instant, prêtez-vous simplement au jeu et joignez-vous à moi dans cette quête de « plus d’objectivité » et de « moins de subjectivité », comme quelque chose à rechercher dans une relation.
C’est là que les choses se compliquent un peu pour moi, et ceux d’entre vous qui savent que mon père est décédé en 2008 ont peut-être déjà compris pourquoi.
Ce qu’on me suggérait comme une démarche valable, à savoir envisager d’une nouvelle façon l’une des relations les plus importantes de ma vie, allait sûrement être compliqué par le fait qu’il ne pouvait vraiment y avoir qu’un seul protagoniste dans cette pièce, l’autre acteur clé ayant déjà quitté la scène, pour de bon.
Heureusement pour moi, ceux qui étudient la théorie de Bowen depuis quelques décennies ont découvert qu’il est encore possible de faire de grands progrès, avec suffisamment de volonté et d’efforts, si l’on prend le temps d’aller voir les plus vieux parents encore vivants de ceux qui ne sont plus là, comme moyen indirect de voir quelqu’un sous un nouveau jour.
Après de nombreux encouragements de mon coach, j’ai rendu visite à ma tante, la sœur aînée de mon père, et je lui ai posé beaucoup de questions. Celles sur leur enfance, portant sur leur « famille d’origine », comme l’appelait Bowen, ont été les plus révélatrices. Des histoires dont je me souvenais vaguement, racontées par mon père, prenaient maintenant un nouveau sens et m’aidaient à les remettre en contexte, ce qui m’a permis de le voir de façon plus « objective ».
Le fait que ce point de vue provienne d’une tierce personne a aussi aidé, bien sûr, à ajouter de l’objectivité.
Depuis, j’ai pu « laisser aller » bon nombre des « rancunes » que j’avais peut-être laissées « ternir » le souvenir d’un homme qui a occupé une place si centrale dans ma vie et mon éducation.
La plupart des gens essaient vraiment de faire de leur mieux pour leurs enfants, et une grande partie de ce qu’ils jugent être le mieux provient de leurs propres expériences en grandissant dans leur propre famille.
Si vous prenez le temps de comprendre les gens et d’où ils viennent vraiment dans leur propre famille, dans leur enfance, ce nouveau point de vue vous aidera à les voir de façon moins subjective et plus objective, ce qui peut être très utile pour devenir moins porté à les juger.
Et si vous pouvez commencer à poser ce genre de questions sur l’enfance de quelqu’un pendant qu’il est encore là, ce serait encore mieux. J’aurais aimé le faire.