Il me semble que le monde des affaires évolue vers une façon de faire plus douce et plus bienveillante. Peut-être que je me trompe, ou peut-être que je passe simplement trop de temps à suivre les bonnes (ou les mauvaises?) personnes sur les médias sociaux, mais j’ai vraiment l’impression que la collaboration devient non seulement quelque chose dont les gens parlent, mais quelque chose que les gens FONT.
De nos jours, il est devenu tellement facile de trouver des gens qui pensent comme nous grâce à Internet, des gens qui semblent « comprendre » de la même façon que nous, et avec qui nous sentons une connexion instantanée.
Ce n’est pas seulement trouver d’autres personnes qui font le même genre de choses que nous, cela va jusqu’au cœur de POURQUOI elles font les mêmes choses que nous. C’est précisément ce qu’est devenue l’image de marque : créer le genre d’identité qui pousse les utilisateurs non seulement à affluer vers une marque, mais aussi à se donner la peine de la louanger et de la défendre.
D’où cela vient-il? Je crois que, au fond, cela se résume souvent au « POURQUOI » derrière ce qu’ils font. Dans son best-seller « Start with Why », l’auteur Simon Sinek parle de « la façon dont les grands leaders inspirent tout le monde à passer à l’action ». Pensez-y : si vous comprenez les raisons fondamentales qui poussent quelqu’un à faire ce qu’il fait, et que ce sont le genre de raisons auxquelles vous vous identifiez et qui vous parlent, vos chances de faire affaire avec cette personne ne vont-elles pas augmenter?
Je l’ai entendu formulé d’une autre façon : « Les gens n’achètent pas ce que vous vendez, ils achètent POURQUOI vous le vendez ». Il existe un autre livre intitulé « People don’t buy what you are selling, they buy what you stand for » (les gens n’achètent pas ce que vous vendez, ils achètent ce que vous défendez), et c’est essentiellement la même chose.
Ce que vous défendez, et pourquoi vous faites ce que vous faites, sont essentiellement deux façons de dire la même chose. Dans la formation de coach, on apprend à poser des questions ouvertes pour amener les gens à parler de ce qu’ils ressentent, et on décourage les questions qui garantissent presque une réponse par « oui » ou par « non ».
De la même façon, on nous apprend à ne pas demander « pourquoi » comme tel, mais plutôt à presque toujours commencer par une question en « Qu’est-ce que ». Donc, plutôt que « pourquoi », on suggère « qu’est-ce qui, dans cela… » ou même « qu’est-ce que vous ressentiez », au lieu de « pourquoi ». Peut-être est-ce parce que la question « Pourquoi » sonne presque trop accusatrice et conflictuelle dans bien des circonstances.
Quand mes enfants se disputent, il m’arrive, en essayant d’intervenir, d’entendre « Mais je posais juste une question ». Je réponds normalement : « Eh bien oui, mais “pourquoi es-tu toujours aussi idiot” est aussi techniquement “juste une question” ».
Il y a longtemps, dans le bon vieux temps (il y a plus de 10 ans!), la question de savoir pourquoi quelqu’un exerçait une activité ou une profession en particulier semblait tellement moins pertinente. Mais avec les médias sociaux d’aujourd’hui, tant de personnes et de marques cherchent à tirer parti de ce qui les rend spéciales et faciles à s’identifier à elles, qu’il semble presque fou de NE PAS essayer d’emboîter le pas et de montrer au monde pourquoi il devrait s’identifier à vous.
De plus, avec de plus en plus de travailleurs autonomes qui bâtissent leur propre marque personnelle et essaient de se démarquer pour faire carrière comme experts dans un domaine particulier, il ne semble jamais manquer de gens qui essaient de vous faire voir pourquoi ce sont eux sur qui vous devriez compter, parce que vous semblez vraiment « comprendre ».
Certains d’entre eux écrivent même des blogues.