Family business and legacy adviser

Mettez d’abord votre propre masque

Quiconque a déjà pris un vol commercial a entendu les consignes de sécurité encore et encore, au point où certains ont l’impression qu’ils pourraient refaire la démonstration eux-mêmes, de mémoire.

Heureusement pour moi, je ne prends plus l’avion aussi souvent qu’avant, et j’ai presque entraîné mon cerveau à faire abstraction des consignes, d’autant plus que la plupart de mes vols partent de Montréal, ce qui fait que j’ai droit au message répété en anglais et en français.

Il y a toutefois une pépite de sagesse dans ce message standard, qui s’applique à la vie en général, et pas seulement à ce qu’il faut faire en cas de dépressurisation de la cabine.

Même si je n’ai encore jamais vécu d’incident où ces fameux masques à oxygène tombent soudainement du plafond, je suis certain à 100 % que j’obéirais à la consigne de mettre d’abord mon propre masque, avant d’essayer d’aider les autres à mettre le leur.

Tout simplement, si vous ne vous êtes pas assuré de prendre soin de vous, vous pourriez bientôt être incapable d’aider qui que ce soit. Examinons d’autres domaines de la vie où c’est aussi le cas.

L’un de mes conférenciers préférés de tous les temps était Zig Ziglar (1926-2012), motivateur hors pair. J’adorais écouter ses cassettes, avec son accent du Sud, où il expliquait que la motivation est importante, mais qu’elle n’est pas une chose qu’on fait une seule fois, comme un vaccin. C’était plutôt comme l’hygiène, quelque chose dont il faut faire un peu chaque jour.

Dans l’une des premières conférences de lui que j’ai entendues, il parlait de son besoin de perdre du poids, parce qu’il était sur le point de devenir conférencier en motivation, et qu’il s’était rendu compte que sa crédibilité serait très faible s’il montait sur scène et que la première impression de tout le monde était : « Qu’est-ce que ce bon vieux gros va bien pouvoir m’apprendre? »

J’étais aussi un grand fan de la série télévisée Les Soprano, où Tony Soprano rendait souvent visite à sa psychiatre, la Dre Jennifer Melfi. Je me souviens d’avoir été intrigué la première fois qu’on l’a montrée en consultation chez son propre psy. Hum, la psy a sa propre psy, intéressant.

Bien sûr, je comprends aussi maintenant que les bons coachs ont leurs propres coachs, et que ces relations sont parfois symbiotiques et créent une situation gagnant-gagnant.

Il y a aussi un domaine sur lequel je travaille personnellement en ce moment, qui fait partie intégrante de mon travail avec les familles, et qui vient de la théorie de Bowen. Le Dr Murray Bowen (1913-1990) était un psychiatre américain qui a réalisé des travaux novateurs dans les années 50, 60 et 70.

Il a commencé par travailler avec des patients atteints de schizophrénie, mais il a vite constaté que ses théories s’appliquaient aussi à presque toutes les familles. Sa théorie des systèmes familiaux repose sur le principe que la personne de la famille considérée comme « malade » est mieux traitée en tant que partie de l’ensemble du système familial.

Le « problème » ne se trouve pas « à l’intérieur » de cette personne, mais il est plus probablement causé par les interactions de cette personne avec les autres membres du système familial.

L’expression « théorie des systèmes » est utilisée dans de nombreux domaines, notamment en médecine, et repose sur l’idée que les changements dans un secteur entraînent indéniablement des changements dans d’autres secteurs aussi, puisque l’ensemble du « système » comporte de nombreuses composantes interreliées.

J’en suis présentement à mi-chemin d’un cours sur la théorie de Bowen, et je le trouve fascinant. J’ai eu un moment « eurêka » pendant notre cours de décembre sur le processus de projection familiale, et je suis encore en train d’assimiler certaines des choses que j’apprends sur moi-même, et sur la personne que je suis, en raison des relations que j’ai eues et que j’ai encore avec ma famille d’origine.

Je travaille à mieux me comprendre, et c’est un processus, comme tout le reste. Mais ce n’est pas grave, car je suis vraiment du genre à privilégier le « parcours », plutôt que la « destination ».

J’ai mis mon masque et je respire normalement, alors je peux maintenant aider n’importe qui d’autre à mettre son masque aussi.

Work with Steve

Ready to start the conversation your family keeps putting off?

A free introductory call is a low pressure way to talk through where your family is and what could help.

Skip to Accessibility Panel