Procrastiner ou se préparer?
La plupart des semaines, j’écris mon billet de blogue le samedi, et parfois même le vendredi. Je commence tout juste à écrire ce billet le dimanche, et les matchs de fin d’après-midi de la NFL sont déjà commencés, alors j’ai clairement du retard.
Le titre de ce texte est « emprunté » au nom d’un rapport qu’EY (Ernst & Young) vient de publier, mais j’ai inversé l’ordre des mots.
Ce serait bien si je pouvais dire honnêtement que j’ai repoussé l’écriture de ce billet pour vraiment « ressentir » le côté procrastination, mais ce serait malhonnête de ma part. Je n’étais tout simplement pas inspiré, et j’avais d’autres choses à régler. Je suis même allé rendre visite à ma mère.
Pourquoi est-ce toujours si facile de remettre à plus tard les choses importantes? Eh bien, bien souvent, c’est parce que nous sommes trop occupés à faire des choses qui semblent plus urgentes. C’est vraiment un piège dans lequel il est facile de tomber.
Hé, la souris d’ordinateur de ma mère a rendu l’âme, et je suis un peu son gars de référence en technologie, et elle mérite de pouvoir utiliser son ordinateur quand elle le veut, alors je devais aller lui installer une nouvelle souris, genre, aujourd’hui.
Revenons au rapport d’EY, intitulé « Preparing or Procrastinating », qui porte entièrement sur « How the world’s largest family businesses undertake successful successions » (comment les plus grandes entreprises familiales du monde réussissent leur relève), comme l’indique le sous-titre.
Ils ont sondé plus de 500 des plus grandes entreprises familiales dans plus de 20 pays au total et leur ont demandé comment elles abordent la tâche importante de la relève. Ils ont travaillé avec des chercheurs de la Kennesaw State University, qui jouissent d’une solide réputation dans le domaine de l’entreprise familiale.
À partir des résultats de leur sondage, ils ont compilé un certain nombre de rapports distincts, qui sont tous offerts sur leur site Web. Ils font vraiment du bon travail dans ce domaine avec d’excellents contenus ces derniers temps. Je suppose qu’avec plus de 200 000 employés dans le monde, il ne faut pas s’étonner qu’ils produisent du contenu de grande qualité.
Ce rapport traite de certaines des choses que font les familles qui réussissent pour s’assurer que le transfert générationnel de l’entreprise se fasse bien.
Ils énumèrent quatre grands points communs à leurs répondants, en partant du principe que si ces grandes entreprises familiales ont fait ces choses et ont réussi à devenir de grandes entreprises, alors bien des entreprises familiales plus petites pourraient avoir avantage à suivre leurs traces et à les imiter.
Je ne vais pas passer en revue leurs quatre points, mais je veux souligner le premier : définir clairement qui est responsable de la relève.
C’est mon préféré, parce qu’il n’est pas si évident. Si vous ne pensez pas que la relève est VOTRE responsabilité, alors vous ne procrastinez pas vraiment, vous êtes simplement ignorant ou inconscient.
Mais la relève ne se fait pas toute seule, et ce n’est pas un événement, c’est un processus. Et idéalement, un long processus. Et quelqu’un doit s’assurer que la préparation appropriée a lieu.
Il s’avère que le conseil d’administration, à 44 %, est arrivé en tête du sondage en ce qui concerne la responsabilité de la relève. Venaient ensuite « les propriétaires ou le conseil de famille », à 23 %, et le chef de la direction, à 22 %. La catégorie « Autre » se situait à 11 %.
Je sais que pratiquement toutes les entreprises familiales, peu importe leur taille, ont un chef de la direction, même si elles n’utilisent pas ce titre. Mais combien ont un conseil d’administration ou un conseil de famille? Beaucoup moins.
Se préparer à la relève, ce que je préfère d’ailleurs appeler la « planification de la continuité », est important et prend du temps. Plus vous attendez avant de commencer, plus il est difficile de bien la réussir.
Si vous n’avez pas de conseil d’administration ni de conseil de famille, et que vous êtes l’actionnaire majoritaire, la personne responsable de la relève est probablement celle que vous voyez dans le miroir.
Oh, et il est peut-être grand temps que vous appeliez au moins votre mère.
Cliquez ici pour consulter le rapport Preparing or Procrastinating d’EY