Parfois, un titre provocateur semble tout simplement s’imposer. Celui-ci m’est venu la semaine dernière, en apprenant le décès d’un ancien ami, survenu il y a quelques semaines.
Cela porte à deux le nombre d’amis au début de la cinquantaine que j’ai perdus en 2015, et la nouvelle m’a un peu ébranlé. C’étaient deux hommes pour qui j’avais beaucoup de respect et d’admiration, et tous deux ont laissé quelques adolescents orphelins de père.
Comme père de deux adolescents, au début de la cinquantaine, j’ai l’impression qu’il y a là quelque chose à quoi je dois réfléchir, sur quoi je dois écrire et à propos de quoi je dois agir. J’ai déjà commencé à réfléchir, je suis en train d’écrire, et bientôt viendra le moment de passer à l’action.
Je sais que peu de gens aiment se faire dire quoi faire, alors j’ai depuis longtemps tenté d’abandonner cette méthode de persuasion. Et même si je reconnais l’importance de réfléchir, de méditer et de planifier, cela ne vous mènera pas très loin. Les résultats que chacun obtient dans la vie reviennent généralement aux ACTIONS qu’il a posées.
En décembre de chaque année, ma coach de dirigeants, Melissa, encourage ses clients à choisir un mot qui les guidera pendant l’année suivante, un peu comme un thème à poursuivre. La semaine dernière, je lui ai envoyé un courriel pour lui dire que mon mot pour 2016 sera ACTION.
Remarquez que je n’ai pas intitulé ce billet « La vie a une fin, pensez-y » ou « La vie a une fin, écrivez-en ». J’ai choisi précisément l’expression « Faites-y face », pour deux ou trois raisons.
La première raison, c’est qu’elle se veut provocatrice et qu’elle doit attirer l’attention. Mais au-delà de cela, j’espère que les gens poseront les gestes nécessaires pour bien faire face à la réalité : les jours de chacun sur terre sont comptés.
« Faites-y face » est presque devenu une formule banale, proche de « passez à autre chose », et je vise aussi cet aspect. Mais j’espère également que l’action de faire face commencera à se produire, du moins chez certains de mes lecteurs.
Depuis l’été dernier, Tom, mon ami de longue date et le frère que je n’ai jamais eu, qui joue aussi le rôle de membre non familial de notre conseil de famille, me harcèle pour que je mette à jour mon testament. Au début, c’était : « oui, après l’été, quand les enfants seront de retour à l’école. » Il continue de me talonner, mais c’est ma responsabilité, pas la sienne.
On dit que les leaders passent en premier, alors je m’engage par la présente à entreprendre la révision et la mise à jour de mon testament au premier trimestre de 2016, et tant que ce ne sera pas fait, je ne pousserai pas les autres à le faire. Je promets d’écrire de nouveau sur l’expérience, d’une manière qui, je l’espère, incitera encore d’autres personnes à suivre l’exemple.
En attendant, si vous n’avez pas encore acheté et lu « Willing Wisdom », de mon ami Tom Deans, c’est un aussi bon point de départ que n’importe quel autre. Deans croit, comme moi, que non seulement votre testament devrait être à jour, mais que son contenu devrait être communiqué à la famille.
Il arrive que des gens se présentent comme des « leaders d’opinion » (ça me fait parfois rire), alors je vais tenter d’être un « leader de l’action » sur ce sujet.
Laissez-moi vous laisser avec une grande idée : parler de sexe n’a jamais rendu personne enceinte, et parler d’argent n’a jamais rendu personne riche (ni pauvre, d’ailleurs). Alors, pouvons-nous s’il vous plaît cesser d’agir comme si parler de la mort allait vous tuer?
Idéalement, après votre décès, votre famille sera triste et vous lui manquerez. Le deuil sera bien assez lourd à porter pour elle. Prenez le temps de vous assurer que tout le reste est en ordre, et épargnez-lui d’avoir aussi à gérer un gros fouillis dont vous auriez pu (et dû) vous occuper à l’avance.
Si vous avez la chance de faire partie d’une famille qui possède une entreprise ou un patrimoine important, c’est encore plus important.
C’est maintenant le moment d’y faire face.