Il y a quelques semaines, je suis tombé sur un billet du Blunt Bean Counter sur les testaments éthiques que j’ai bien aimé, et j’encourage toute personne intéressée par le sujet à le consulter. Je peux peut-être vous mettre l’eau à la bouche avec mon propre point de vue ici.
L’homme derrière le blogue et le site Web est Mark Goodfield, un comptable de Toronto. Je ne dirais pas nécessairement que c’est un vieil ami, mais nous nous sommes rencontrés sur le plan professionnel l’été dernier, lors d’une formation BDO SuccessCare intitulée « The Role of the Most Trusted Advisor ».
Un midi, au dîner, nous avons parlé de blogue, et c’est grâce à certains de ses commentaires que j’ai entrepris de revoir mon image de marque et de remanier ma présence en ligne, ce qui m’a valu des commentaires très gratifiants de la part de certains d’entre vous.
Un testament éthique est essentiellement une lettre que vous écrivez à vos proches pour exposer vos souhaits, et qu’ils pourront consulter et relire après votre décès.
Comme Mark le dit si bien, voici quelques exemples de ce que les gens transmettent dans un testament éthique :
- Vos valeurs
- Vos espoirs pour votre famille
- Une explication des décisions prises dans votre testament
- Accorder ou demander le pardon
C’est l’une de ces idées qui me semblent tellement sensées, mais qui, pour bien des raisons, ne sont pas aussi faciles à faire accepter qu’elles le paraissent à première vue.
Cela me rappelle l’excellent livre de Tom Deans, Willing Wisdom, dans lequel il implore les gens de communiquer le contenu de leur testament à leurs bénéficiaires. Je comprends, j’adore l’idée, j’encourage moi aussi les gens à le faire, mais en même temps, je sais aussi qu’il se heurte à énormément de résistance chaque fois qu’il donne une conférence sur le sujet.
Le titre de ce billet parle de simplifier la complexité, et c’est là que je veux aller maintenant, alors suivez-moi. C’était au départ une idée de billet distincte, mais je dois souvent combiner des idées, car il semble que j’en aie bien plus que 52 par année, et je me suis promis de m’en tenir à un billet par semaine.
Chaque fois qu’une personne meurt, les membres de la famille qui restent doivent régler les choses et passer à autre chose. Nous avons tous entendu des histoires de gens morts sans testament, ou avant d’avoir pris le temps de mettre de l’ordre dans leurs affaires, comme on dit.
Appelons cela « vie simple, mort complexe ».
Il existe une autre option, mais elle demande du travail, de la prévoyance et du courage. Il s’agit de faire le travail complexe en amont, pendant que vous êtes encore vivant et sain d’esprit.
Si vous êtes prêt à communiquer à vos proches l’information sur vos décisions, vous pouvez rendre les choses aussi complexes que vous le voulez. Vous faites vous-même le travail difficile, et quand vous ne serez plus là, tout sera beaucoup plus simple pour votre famille.
Mon père aimait la complexité plus que la plupart des gens. Il avait acheté une ferme comme projet de retraite, puis avait acheté d’autres terres à ses voisins au fil du temps. Quand il a reçu son diagnostic de cancer, j’ai craint de me retrouver avec la tâche de me départir de toutes ces différentes parcelles.
L’un des plus beaux cadeaux qu’il m’ait faits, c’est d’avoir vendu la ferme, en pas moins de quatre transactions distinctes à quatre acheteurs différents, avant de mourir. Je n’ai eu qu’à me rendre quatre fois chez le notaire pour signer les papiers et récupérer les chèques.
Mais bien sûr, avant tout cela, nous avons tenu une réunion de famille, au cours de laquelle nous avons discuté de la question de garder ou non la ferme dans la famille.
Nous savions ce qu’il voulait que nous fassions après sa mort, parce que le jour de son diagnostic, il est rentré chez lui et nous a écrit à la main une lettre de plusieurs pages, que j’ai plus tard surnommée son « manifeste ».
Je ne m’en doutais pas à l’époque, mais c’était son testament éthique.
Lors des réunions de famille suivantes, nous nous y sommes souvent référés, surtout au début, moins maintenant.
À l’approche de la fête des Pères, je voulais dire : « Merci encore, papa ».
