Family business and legacy adviser

Quand « adhérer » > se faire « vendre »

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Cette semaine, voici un autre de mes billets « ceci » VERSUS « cela », mais j’essaie le signe « > » (plus grand que) au lieu du « Vs ».

Je trouve que mettre en contraste deux idées ou points de vue opposés se prête parfaitement au format de ce blogue, alors j’y reviens sans cesse.

Il y a une certaine satisfaction à commencer par un aspect d’une chose, puis à examiner immédiatement l’autre côté pour confirmer ce que vous avez appris, en voyant un point de vue opposé.

Je vais aussi vous présenter ce qui a déclenché l’idée de ce blogue, parce que ce contexte est souvent pertinent pour la discussion.

Et ce n’est pas une surprise si, encore une fois, une publication d’un collègue sur les médias sociaux est à l’origine du texte de cette semaine.

affiche « vendu »

De précieuses réflexions de mes relations LinkedIn

En juin dernier, sur LinkedIn, mon ami et collègue Russell Haworth, bien connu pour le Family Business Podcast, avait publié une de ses vidéos instructives. Je l’ai regardée et j’ai laissé un commentaire, puis un autre collègue a répondu à mon commentaire, et voilà, nous voici avec un billet de blogue.

La vidéo de Haworth présentait une version modifiée du modèle des trois cercles, destinée précisément aux conseillers des entreprises familiales, et il soulignait que certains des conseillers de la famille issus du côté plus technique de la planification pourraient en fait être doués eux aussi pour comprendre les membres de la famille et travailler avec eux sur le plan émotionnel.

J’ai ajouté que dans les cas où ces conseillers avaient participé à l’élaboration des plans avec la génération des parents seulement, même s’ils étaient à l’aise avec le volet familial, ils pourraient tout de même être en conflit, parce qu’ils pourraient se retrouver en position de « vendre » leurs plans, comme une sorte de « fait accompli », à la relève.

Quand vous avez joué un rôle majeur dans l’élaboration du plan en tant que conseiller, il peut être difficile d’être ensuite ouvert aux critiques qui peuvent surgir lorsque le plan est présenté à ceux pour qui il a été préparé.

La réponse d’un autre collègue a repris mon idée de faire participer les enfants avant que les plans soient finalisés, en affirmant que lorsque la relève participe à la planification, elle va réellement « adhérer » aux plans, alors que dans le scénario inverse, elle se fait « vendre » quelque chose.

BANG! Voilà!

Rarement une idée de blogue m’est-elle venue aussi clairement. (Merci, Daniel).

Comme quelqu’un qui a la chair de poule au premier signe que l’on tente de « me vendre » quelque chose, cela m’a interpellé immédiatement.

Cela m’a aussi ramené à ce blogue d’il y a quelques années, où l’idée était aussi présentée aux lecteurs. Ce billet comprenait cette citation :

« Les plans qui nous concernent, mais qui ne nous incluent pas, ne sont pas pour nous ».

Et nous revoici donc avec un sujet familier sur la table, celui où un certain groupe de personnes organise et dirige un processus dans lequel il fait des plans qui touchent ultimement un groupe de personnes dont il ne fait pas partie, mais choisit de le faire sans faire participer les personnes qui seront le plus directement touchées.

Euh, d’accord, merci (?)

Quand on est parent de jeunes enfants, c’est très bien de rencontrer son avocat pour rédiger un testament afin de déterminer et de décider ce qui arrivera en cas de décès prématuré, sans faire participer ces jeunes enfants.

Mais quand ces « enfants » deviennent adultes, et qu’il vaut donc mieux les décrire comme d’« anciens enfants », ou mieux encore, comme des « descendants », faire des plans POUR eux, sans les consulter, devient une recette pour avoir des problèmes.

Ah, et affirmer que vous faites cela parce que c’est ainsi que vos parents s’y prenaient ne passera pas nécessairement non plus (ni avec moi, ni avec vos descendants).

Vos parents vous faisaient probablement aussi asseoir sur la banquette arrière de leur voiture sans ceinture de sécurité.

S’il y a la moindre chance que la réaction des bénéficiaires de votre planification soit « Euh, d’accord, merci (?) », c’est que vous n’avez probablement pas fait assez d’efforts pour les faire participer au processus.

Participer = adhérer

Tout le monde peut comprendre que les personnes qui participent à l’élaboration d’un plan seront plus susceptibles d’« adhérer » au résultat que celles à qui l’on impose simplement les choses d’en haut.

Ce n’est pas sorcier.

Oui, c’est plus compliqué et cela prendra plus de temps. Mais cela vaut largement l’effort supplémentaire. S’ils ont l’impression qu’on leur « vend » quelque chose, bonne chance.

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