Encore une autre étiquette pour les générations
Cette semaine, nous examinons les défis auxquels fait face une génération en particulier dans bien des familles.
Nous avons déjà abordé des sujets liés à la « génération montante » d’une famille (aussi appelée la relève ou NextGen) et à la génération dirigeante ou aînée (aussi appelée NowGen), mais cette fois, nous allons faire quelque chose d’un peu différent.
La plupart des gens connaissent l’expression « génération sandwich », fondée sur les défis quotidiens auxquels font face les personnes dans cette situation, peu importe la strate socioéconomique à laquelle elles appartiennent.
Je veux examiner certains des aspects particuliers de cette situation au sein d’une famille entrepreneuriale (autrement dit, aisée).
La garniture du sandwich
L’expression « génération sandwich » vient du fait d’être coincé entre deux autres générations, un peu comme la viande dans un sandwich.
Avec l’allongement de l’espérance de vie, combiné au fait que les couples ont des enfants plus tard, de plus en plus de gens dans la quarantaine et la cinquantaine se retrouvent dans cette position peu enviable.
Leurs enfants dépendent encore d’eux, et ils se soucient à juste titre que cette génération suivante fasse bien son entrée dans une vie adulte autonome.
Pendant ce temps, leurs parents ont atteint une étape de leur vie où eux aussi ont besoin de soins et d’attention.
Cette période de la vie des gens de la génération sandwich coïncide aussi avec les années les plus importantes de leur carrière, et donc de leurs responsabilités professionnelles, ce qui ne fait qu’ajouter aux défis.
La patience a ses limites
Il y a quelques mois, dans La patience et l’impatience dans les transitions familiales, j’ai écrit ce qui suit :
« Les deux (ou trois) générations doivent prendre leur temps et transférer graduellement les décisions et les actions de la NowGen à la relève.
Cela peut sembler très simple à faire, mais en réalité, c’est assez difficile.
J’en ai pris pleinement conscience récemment quand mon équipe des médias sociaux a remis en circulation une entrevue en balado que j’avais faite il y a un certain temps.
Dans un épisode de 2018 de The True Wealth Project Podcast, que j’ai réécouté récemment, j’ai été personnellement pris de court par une question sur ma propre planification successorale vis-à-vis de mes enfants.
Une génération à la fois
Quand l’animateur m’a interrogé sur ma propre famille, j’ai pris conscience que j’étais moi-même l’un de ces habitants du sandwich, et je savais que je n’étais pas le seul.
En fait, quand j’ai écrit « Les deux (ou trois) générations » dans ce billet précédent, cela aurait déjà dû être clair.
Peut-être qu’au moment d’écrire cela, dans le contexte d’une famille qui travaillait activement à clarifier son héritage afin qu’il soit transmis avec succès, je tenais pour acquis que la génération du milieu se verrait comme faisant partie du processus et donc pas comme une pensée après coup.
Mais en y réfléchissant, je ne peux m’empêcher de penser que les gens dans cette situation ont vraiment besoin d’une clarté complète sur ce qui leur reviendra avant de pouvoir réfléchir à la façon dont ils finiront par le léguer à leurs enfants.
Quand les choses seront-elles claires?
En écrivant ces mots et en les assimilant du même coup, je me rends compte que j’ai confondu deux questions distinctes : le moment et la clarté.
La semaine dernière, quand j’ai écrit How to ACE your FamBiz Succession Planning, le « C » d’ACE signifiait « Clarté », alors j’annonçais sans le vouloir ce point une semaine à l’avance.
Mais les choses n’ont pas nécessairement besoin de s’être déjà produites pour être claires.
Peut-être que le fait d’avoir épousé une famille où il y avait peu de clarté a influencé ma vision de ce sujet.
N’attendez pas l’événement déclencheur pour poser des questions
Certaines familles ne parlent tout simplement jamais de choses qui sont pourtant inévitables, comme le décès éventuel de l’un des aînés de la famille.
Elles ne veulent pas aborder ces sujets parce qu’elles ne veulent pas manquer de respect ou donner l’impression de souhaiter que quelque chose se produise à court terme.
Pendant ce temps, toute planification de l’avenir est mise en veilleuse, à cause du manque de clarté mentionné plus haut.
Quelque part dans un document juridique se trouvent les réponses à bon nombre des questions que se posent bien des membres de la famille.
Mais personne ne veut poser les questions.
Coach, coache-toi toi-même
Chaque famille est différente, et certains membres sont plus à l’aise de brasser la cage et de soulever des sujets inconfortables.
L’expression « médecin, guéris-toi toi-même » me vient maintenant à l’esprit.
Je ne suis pas médecin, mais je suis coach, et je dois peut-être me voir comme un client de coaching et voir s’il y a des idées que je pourrais vouloir explorer moi-même, dans ma quête de clarté.
Ou peut-être pas.

