Devenir riche est en fait la partie facile
Il semble y avoir beaucoup plus de gens fortunés de nos jours, et beaucoup plus de gens qui s’efforcent de se joindre à eux chaque jour.
Tant de ceux qui sont « arrivés » au pays de la richesse sont satisfaits d’avoir maintenant réussi, et supposent que tous leurs problèmes vont disparaître.
Quand on a une famille, toutefois, et qu’on commence à réfléchir à la transition de ce patrimoine vers la jeune génération de sa famille, les choses se compliquent.
Se pourrait-il vraiment que devenir riche ait été la partie facile?
Se concentrer sur la richesse financière, comme tout le monde
Quand une famille devient fortunée, que ce soit grâce à une entreprise familiale, en travaillant pour une société qui entre en Bourse, ou grâce à la célébrité dans le monde du spectacle ou des sports, il y a souvent une belle période d’adaptation où la toute nouvelle abondance de richesse financière règle tant de problèmes que tout cela est perçu comme un avantage.
À un moment donné, que ce soit des mois, des années ou des décennies plus tard, tout le monde se rend compte qu’il y a probablement assez d’argent pour faire tout ce que nous voulons, et c’est à ce moment-là que les divers points de vue, besoins et désirs des différents membres de la famille commencent à remonter à la surface.
Comment la famille prendra-t-elle les décisions concernant le déploiement de la richesse financière?
Comment les membres de la famille communiqueront-ils au sujet du patrimoine et de la façon dont il sera épargné, accru, dépensé, investi, donné et transmis aux générations futures?
Comment les membres de la famille résoudront-ils les problèmes ensemble, lorsqu’ils surviendront, sans recourir à des recours juridiques?
L’autre capital, non financier, des familles
C’est là qu’il est bon d’examiner les autres formes de capital que la famille possède aussi, et qu’elle peut essayer de développer, afin de l’aider à trouver des réponses aux questions difficiles que nous venons de soulever au sujet de la richesse financière.
Penchons-nous sur le capital intellectuel, humain et social de la famille, voyons comment le capital financier peut être utilisé pour les soutenir, et déterminons si le fait de regarder les choses sous cet angle pourrait offrir des points de vue utiles.
Le capital intellectuel : entre vos deux oreilles
La première autre forme de capital à laquelle on pense souvent est le capital intellectuel, c’est-à-dire les choses que vous savez et que vous avez apprises.
Mon grand-père disait que tout ce que vous pouvez mettre entre vos deux oreilles, personne ne pourra jamais vous l’enlever. Comme on lui avait enlevé presque tout ce qu’il possédait, il savait de quoi il parlait.
La plupart des gens considèrent leur éducation formelle comme leur capital intellectuel, et c’en est souvent une grande partie et l’exemple le plus simple, mais il peut y avoir plus, bien sûr.
Le capital humain : davantage une affaire d’âme
Quand on passe au capital humain, c’est beaucoup plus une affaire d’âme. Votre humanité comprend ce qui vous tient à cœur, ce à quoi vous portez attention et la façon dont vous entrez en relation avec les autres.
Elle comprend aussi la santé et le bien-être mental, la façon dont vous communiquez et résolvez des problèmes avec les autres, et votre capacité générale à bien vous entendre avec les autres dans toutes les situations.
La façon dont vous communiquez avec les autres et leur témoignez du respect fait aussi partie de cette catégorie.
Le capital social : là où se trouve le cœur de la famille
Ma forme préférée de capital non financier est le capital social, et quand on regarde les familles, il peut vraiment passer au premier plan.
Le problème, c’est que d’en faire l’une des formes de capital les plus solides de la famille n’est habituellement ni simple ni facile, et ça demande beaucoup de travail.
Quand on parle de la façon dont les familles fortunées restent fortunées, ces trois formes sont importantes, et le capital social est l’endroit où elles se rejoignent toutes et deviennent une partie de ce que le monde extérieur verra souvent.
Elles se combinent toutes pour former l’héritage d’une famille, et vous remarquerez probablement que les familles qui sont restées fortunées pendant quelques générations ont presque toujours une composante d’héritage que nous pouvons voir, respecter et à laquelle nous pouvons nous identifier.
C’est une question de bien plus que d’argent
J’ai déjà écrit sur une partie de ce sujet, notamment dans Le PAL de votre continuité est-il en danger, ainsi que dans Quand votre plus grand désir est aussi votre plus grande crainte.
La recherche montre que lorsque des familles perdent leur fortune financière, les raisons ont moins à voir avec des événements liés aux éléments financiers de leur patrimoine.
Les familles ne réussissent habituellement pas à rester fortunées parce que la famille se désagrège, parce que ses membres n’ont pas été adéquatement préparés à hériter de leur patrimoine et qu’ils n’ont pas appris à travailler ensemble pour le maintenir.
La clé du maintien du capital financier d’une famille réside donc dans le développement des autres formes de capital, et non dans une concentration extrême sur l’argent.
Il existe de l’aide pour ça, vous savez…
