Family business and legacy adviser

De nouvelles étiquettes pour trois cercles, avec des résultats semblables

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Famille-entreprise-propriété a ses limites

L’écosystème des professionnels qui travaillent avec les familles entrepreneuriales est naturellement très diversifié, puisque ce travail est devenu plus interdisciplinaire que jamais.

Cette semaine, nous allons examiner quelques-uns des modèles que ces experts utilisent pour réfléchir à la complexité qu’implique ce travail bien fait, et pour l’expliquer.

Mon premier contact avec cela a été le vénérable modèle des trois cercles de Tagiuri et Davis, dont j’ai parlé pour la première fois ici dans Three Circles + Seven Sectors = One A-Ha Moment.

Si vous vérifiez la date de ce billet, vous verrez qu’il a maintenant plus d’une décennie; il va donc de soi que certains de mes points de vue à ce sujet ont évolué au fil des ans.


Du monde des bureaux familiaux

Commençons par quelque chose que j’ai vu à quelques reprises maintenant chez certains leaders d’opinion du milieu des bureaux familiaux (family offices).

J’ai entendu parler du « ratio MLF » (Money, Legal, Family), c’est-à-dire le pourcentage du temps que les personnes qui travaillent pour le bureau familial consacrent à chacun de trois domaines clés.

Il semble que bien des bureaux familiaux aient un ratio d’environ 70 / 20 / 10.

Qu’est-ce que cela signifie?

Que 70 % du temps des gens est consacré à l’argent (Money), 20 % aux questions juridiques (Legal) et les derniers 10 % à la famille (Family).

Ceux que j’ai entendus en parler sont habituellement en faveur de trouver des façons d’augmenter la part de la famille, pour au moins doubler ou tripler le niveau où elle se situe habituellement.


Du monde des fiduciaires

J’ai récemment vu un triumvirat semblable qui, je crois, provenait du monde des fiduciaires de familles fortunées.

Celui-ci porte sur les actifs, les documents et les relations.

Les actifs sont ce que la famille possède, les documents sont les papiers juridiques qui expliquent qui possède quoi (et qui a le droit de faire quoi), et ah oui, n’oublions pas qu’il y a un groupe de membres de la famille qu’on sert ici!

Et n’est-ce pas toujours dans les relations entre ces membres de la famille que surgissent la plupart des problèmes?

Encore une fois, je pense que ceux qui parlent de ce trio sont en faveur de trouver des façons d’accroître la réflexion sur les questions relationnelles en amont des décisions, plutôt que d’avoir ensuite à réparer les dégâts découlant de « documents » mal réfléchis.


D’autres experts du patrimoine familial

Je me souviens aussi d’avoir entendu quelqu’un faire remarquer récemment que les héritiers n’héritent pas seulement d’un patrimoine, ils héritent aussi de structures.

Donc, si nous voulions en faire un modèle en trois points, ce pourrait être « héritiers, patrimoine, structures ».

Encore une fois, nous considérons le patrimoine/les actifs/l’argent/l’entreprise (le quoi) comme un pied du tabouret, la famille/les relations/les héritiers (le qui) comme un autre, puis le juridique/la propriété/les documents/les structures (le comment) comme le troisième.


Se débarrasser des cercles?

À ce stade, nous pouvons même nous débarrasser des cercles, par souci de simplicité.

Ce que le modèle des trois cercles fait si bien, c’est de mettre en évidence les chevauchements pour certaines personnes, parce que dans le monde de l’entreprise familiale d’où il est issu, les enjeux liés aux membres de la famille employés et aux membres de la famille propriétaires, par opposition aux membres de la famille qui ne sont ni l’un ni l’autre (ou les deux), sont souvent au premier plan.

Mais à mesure que le patrimoine d’une famille augmente et que la part provenant d’une entreprise en exploitation diminue, ces autres façons de voir les choses ont souvent plus de sens.


Le « qui » et le « quoi » ne suffisent pas

La seule chose qui ne change pas, c’est que, la plupart du temps, la répartition du temps et des efforts est loin de ce qu’elle devrait être.

Les lecteurs réguliers ne seront pas surpris d’apprendre que je pense qu’on met trop l’accent sur l’argent, l’entreprise, le patrimoine, les actifs, et pas assez sur la famille, les relations, les héritiers et tout ce qui touche au capital humain.

De même, ceux qui s’occupent des documents, des structures, des arrangements juridiques, de la propriété (bénéficiaire ou autre) reçoivent beaucoup plus d’attention qu’ils n’en méritent.

Dans sa plus simple expression, tout se résume à qui obtient quoi.

Il est très important que tout cela soit bien énoncé, surtout quand l’enjeu est si important.

Cependant, il y a quelques autres questions qu’il ne faut pas oublier en cours de route.

Commençons par quelques questions POURQUOI :

  • Pourquoi le faisons-nous de cette façon?
  • Pourquoi n’impliquons-nous pas nos héritiers?

Et ajoutons une grande question COMMENT :

  • Comment tout cela va-t-il réellement fonctionner, avec notre famille?

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