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Retour sur l’eau pour d’autres analogies
Il y a quelques semaines, dans Plonger dans un système familial sans faire de vagues nous étions dans l’océan, à jouer avec une métaphore.
Eh bien, nous retournons sur l’eau cette semaine, grâce à quelques nouvelles réflexions que je veux partager ici.
J’ai récemment assumé un nouveau rôle de plus dans ce merveilleux domaine qui est le nôtre, ce qui m’amène à refaire certains cours que j’avais suivis il y a plus de dix ans.
Dans le cadre de ma formation pour devenir « conseiller de projet » pour les équipes inscrites au programme Family Enterprise Advisor (FEA), j’observe chacun des sept modules du cours au cours des prochains mois.
En assistant récemment au module Facilitation et communication, j’ai pris part à une discussion en coulisses avec les formateurs et l’équipe responsable des livrables du cours.
Ce qui doit être fait et qui est qualifié pour le faire
Pendant que les participants inscrits étaient dans une salle de sous-groupe pour un jeu de rôle, nous avons parlé du fait que certains anciens étudiants pensaient parfois qu’avoir suivi un court atelier de deux jours sur la facilitation les qualifiait immédiatement pour animer des réunions de famille complexes avec des clients.
La grande majorité des étudiants viennent d’une profession technique spécialisée, reconnaissent vite leurs limites et hésitent, avec raison, à se présenter comme suffisamment compétents pour jouer ce rôle sans formation supplémentaire.
Mais il y en a toujours quelques-uns qui surestiment leurs capacités et sous-estiment la complexité, sans parler des dégâts qu’ils peuvent causer.
Bien que le module sur la facilitation se veuille une initiation, pour que les étudiants comprennent ce à quoi les familles doivent penser en ce qui concerne la tenue de réunions de famille régulières, il n’a pas été conçu pour faire des gens des experts chevronnés.
Et c’est là que j’ai commencé à penser à l’analogie vers laquelle nous allons maintenant sauter.
Ma carte de conducteur d’embarcation de plaisance
J’ai parlé de retourner sur l’eau, alors voyons ce qu’il faut avoir pour pouvoir conduire un bateau au Canada.
Pour mémoire, j’ai obtenu ma carte de conducteur d’embarcation de plaisance il y a quelques années, ce qui fait de moi, du moins en théorie, une personne qualifiée pour conduire un bateau en eau libre partout au Canada.
Si vous possédez un tel bateau, toutefois, je vous suggère fortement de ne pas me laisser le conduire, parce que je ne sais vraiment pas ce que je fais, n’ayant jamais vraiment conduit de bateau auparavant.
Ma femme a grandi au bord d’une rivière, avec un bateau juste derrière la maison, et elle a donc des décennies d’expérience dans tout ce qui concerne le fait de sortir un bateau sur l’eau en toute sécurité et de le ramener en un seul morceau, avec tous ceux qui sont à bord.
Je joue le rôle de Gilligan face à son Skipper, même si je ressemble certainement davantage à ce dernier.
Au cas où mon propos ne serait pas clair : passer un court test de mes connaissances en navigation ne me donne d’aucune façon les compétences pour conduire un bateau en toute sécurité.
Ça a l’air amusant
Voyons donc si nous pouvons relier l’analogie au point que je veux faire valoir.
Sortir un bateau sur le lac ou la rivière a certainement l’air très amusant. Avouons-le, ça fait partie de l’attrait.
Ce n’est pas non plus aussi facile que ça en a l’air.
Il y a une émission sur YouTube qui s’appelle Boneheaded Boaters of the Week que vous pouvez regarder si vous ne me croyez pas.
Il n’existe pas d’émission équivalente sur les personnes sous-qualifiées qui animent des réunions de famille, avec des résultats loin d’être optimaux.
Animer des réunions de famille peut aussi être amusant, ce qui explique probablement pourquoi certaines personnes veulent essayer.
Mais, pour rester dans l’eau un moment, si vous avez seulement lu un livre sur la natation sans jamais avoir nagé, voudriez-vous que je vous dépose au milieu d’un grand lac pour votre premier essai?
Compétence, confiance, aisance
Il y a presque un an, dans Le clergé et les réunions de famille, j’ai raconté l’histoire d’un homme qui avait été aumônier d’hôpital et qui travaillait maintenant pour un bureau multifamilial.
J’ai fait remarquer que je le croyais qualifié pour animer des réunions de famille, parce qu’il avait certainement vécu ce que c’est que de se trouver dans une pièce avec une famille pendant une période difficile.
Il a de toute évidence la compétence et la confiance nécessaires pour entrer dans une situation où une famille essaie de prendre des décisions importantes ensemble dans des circonstances loin d’être idéales.
Se sentir à l’aise de jouer un rôle clé dans ce genre de contexte n’est pas donné à tout le monde.


