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Encore une distinction subtile, mais énorme
Il y a quelques semaines, dans Feeling Like You Belong, Or Just Trying to Fit In, j’ai lancé mon billet hebdomadaire avec quelque chose qui ressemble à une différence mineure, mais qui est en fait assez importante quand on l’analyse.
C’est encore le cas avec le sujet d’aujourd’hui, qui est intéressant pour deux ou trois raisons.
D’abord, c’est encore un sujet de base dont je n’arrive pas à croire que je n’aie jamais parlé ici auparavant, même si j’écris toutes les semaines depuis plus d’une décennie.
Ensuite, il m’a été inspiré par une question que ma fille m’a posée récemment, à propos de quelque chose qu’elle avait remarqué dans une de mes publications sur LinkedIn.
On sait que nos enfants sont devenus grands quand c’est la plateforme qu’on a en commun.
Mon arrivée chez Blackwood Family Enterprise Services
Ceux d’entre vous qui passent aussi du temps sur LinkedIn ont peut-être remarqué quelques publications récentes indiquant que j’ai uni mes forces à celles de Blackwood Family Enterprise Services (BFES).
Après avoir travaillé surtout seul au cours de la dernière décennie, c’était merveilleux de découvrir un groupe de conseillers qui partagent ma vision, qui prennent de l’expansion d’un bout à l’autre du pays et qui bâtissent une équipe interdisciplinaire pour servir les familles clientes.
Mais quand ma fille a vu l’une de ces publications, elle m’a demandé : « Alors, tu travailles pour Blackwood maintenant? »
« Eh bien, pas exactement », lui ai-je répondu. « Je ne travaille pas pour Blackwood, je travaille plutôt avec Blackwood. »
Être invité à se joindre à un groupe et être embauché comme employé, ce n’est pas la même chose.
Les enfants qui travaillent avec papa et maman
Bien sûr, une situation semblable se produit dans bien des entreprises familiales.
Quand je parle à un membre de la deuxième génération d’une entreprise familiale, il m’arrive de me faire reprendre si je mentionne qu’il travaille « pour » ses parents, plutôt que de dire qu’il travaille « avec » ces membres de sa famille.
C’est aussi quelque chose qui va probablement évoluer avec le temps.
Quand on est jeune et qu’on va travailler dans l’entreprise de ses parents après l’école, les fins de semaine ou pendant les vacances d’été, il est assez clair qu’on travaille « pour » eux.
Mais si on avance de quelques décennies, et qu’on s’est maintenant bâti une carrière crédible, il est plus facile de commencer à penser en termes de travailler « avec » ces membres plus âgés de la famille.
Et si on a vraiment de la chance, on peut même aller jusqu’à l’autre extrême, où les parents finissent par avoir l’impression de travailler « pour » leurs enfants.
Les relations d’adulte à adulte sont essentielles
Dans les deux scénarios ci-dessus, des professionnels qui travaillent ensemble ou des membres d’une famille qui triment dans la même entreprise, l’essentiel est que chacun essaie d’entretenir des relations saines avec les autres.
Quand on fait partie d’une équipe, on se retrouve constamment dans des situations où le « moi » et le « nous » peuvent entrer en conflit.
Plus on peut s’assurer que toutes ces relations sont bel et bien « d’adulte à adulte », mieux les choses ont tendance à aller.
Il peut y avoir une hiérarchie qu’il faut respecter, mais plus elle reste discrètement en arrière-plan, mieux c’est.
Avoir l’impression que quelqu’un nous l’impose en jouant les gros bras ne favorise pas des relations durables.
Le coaching et le fait d’« être avec »
Quand je travaille avec des membres d’une famille entrepreneuriale, ou même avec toute la famille en groupe, je suis toujours à l’affût d’indices sur leurs relations les uns avec les autres.
Quand une famille retient mes services, elle m’embauche pour travailler pour elle, mais je considère beaucoup plus que je suis là pour travailler avec elle.
Lorsqu’elle embauche d’autres professionnels qui la servent d’autres façons, habituellement pour un service technique, elle peut avoir davantage l’impression d’embaucher ces spécialistes pour travailler pour elle.
Comme j’interviens beaucoup plus du côté du processus, travailler avec est une meilleure approche.
Quand j’ai suivi ma formation de coach il y a une décennie, le concept d’« être avec » la personne que l’on coache nous a été martelé encore et encore.
Marcher avec les autres, côte à côte
En écrivant ces lignes, je repense à un billet de 2017, Work with Me, Walk with Me.
J’y partageais une expression que j’avais apprise d’une formatrice lors d’une série de cours de facilitation. (Third Part Neutral)
Elle expliquait qu’elle avait passé quelques années à marcher avec certains groupes autochtones, et je lui ai demandé de préciser si elle avait dit « marché avec » (« walked with ») ou « travaillé avec » (« worked with »).
Elle avait bel et bien dit « marché avec », et cette analogie m’est restée, puisque je marche avec les familles, comme leur guide, côte à côte.


