Family business and legacy adviser

Sur les décisions familiales quant à l’inclusion des membres de la famille

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Commencer avec le bon groupe de personnes

L’une des questions les plus délicates auxquelles les familles font face lorsqu’elles commencent à envisager d’avoir les conversations importantes qu’elles savent nécessaires au sujet des futures transitions du patrimoine, c’est de savoir par où commencer.

Deux volets majeurs de cette question sont qui inclure, et quand commencer.

L’« inclusion familiale » est donc le principal sujet que nous allons essayer d’aborder cette semaine, et elle n’est souvent pas aussi simple qu’on le souhaiterait.

Un aspect ou un autre de ces questions est habituellement l’un des plus grands obstacles que les familles doivent surmonter pour se mettre en marche.


Qui est à la table, cinq ans plus tard

Comme ce sujet est au cœur de mon travail, et comme j’écris chaque semaine sur ces questions depuis plus d’une décennie, je l’ai déjà abordé d’une façon ou d’une autre à diverses occasions.

Par exemple, en 2019, dans Planification de la continuité : qui est à la table?, nous l’avons examiné sous l’angle de l’implication précoce de certains membres de la famille dans les conversations, parce que bon nombre de ces personnes seront touchées par les plans, alors ce serait bien qu’elles les comprennent au moins.

En 2015, dans Une planification réussie : qui devrait y participer, nous avons parlé des survivants de l’ouragan Katrina qui déploraient de ne pas être invités à aucune discussion sur la façon de les aider, alors que les plans élaborés l’étaient censément POUR eux.

Disons simplement que je crois fermement à des discussions plus ouvertes et inclusives, chaque fois que c’est possible.


Primum non nocere : d’abord, ne pas nuire

Aujourd’hui, j’aborde ce sujet tout juste après avoir assisté à un certain nombre de présentations d’équipes auxquelles j’ai eu la chance de prendre part dans le cadre du programme de Family Enterprise Canada Family Enterprise Advisor, où j’agis comme conseiller d’équipes de projet.

Une très grande partie de ce programme d’un an est un projet d’équipe, dans lequel une équipe multidisciplinaire de participants trouve une vraie famille et travaille avec elle.

Un apprentissage éthique clé inculqué par le programme vient directement du monde médical et du serment d’Hippocrate, et on demande aux participants de le respecter : « D’abord, ne pas nuire ».

Plusieurs équipes l’ont mentionné pendant la présentation de leur projet à leurs pairs, alors cela faisait manifestement partie de leurs apprentissages clés.

Passons maintenant à cet angle.


Qui pourrait subir un préjudice à cause de ce travail?

Le premier volet, et le plus évident, de cette réflexion consiste sûrement à se demander qui pourrait subir un préjudice à cause de ce travail, qui consiste à inviter la famille à discuter d’une transition du patrimoine à venir.

Certaines familles, y compris celles qui ont réussi financièrement, comptent des membres qui ne s’entendent pas bien avec tous les autres.

Certaines familles comptent des membres qui ont des problèmes de santé mentale susceptibles d’être déclenchés ou aggravés par des discussions de la nature de celles dont nous parlons.

Ce sont les leaders de la famille qui, au bout du compte, doivent décider qui inclure, mais le facilitateur devrait aussi prendre part à ces discussions sur l’inclusion.

Sachez bien que je ne parle pas d’exclure des gens de tout, pour toujours; nous en sommes ici aux toutes premières étapes d’un processus plus long.


Qui pourrait nuire aux autres dans le cadre de ce travail?

Un autre angle à considérer, qui est habituellement assez clair dans certaines familles, c’est de savoir s’il y a des membres de la famille qu’on pourrait vouloir exclure à ce stade parce qu’on s’attend à ce qu’ils puissent nuire à d’autres membres de la famille pendant de telles conversations familiales.

Certaines familles comptent des membres qui ont du mal à bien s’entendre avec les autres, et parfois surtout avec les autres membres de la famille.

Quand c’est possible, il peut être logique d’amorcer les discussions sans la présence de ces « fauteurs de trouble ».


Pécher par excès de prudence

Je crois fermement qu’il vaut mieux pécher par excès de prudence au départ et commencer avec un groupe plus restreint.

C’est vraiment une décision familiale, que les leaders de la famille doivent prendre après une réflexion et une consultation sérieuses, avec le ou les conseillers qui dirigeront le processus.

À mon avis, commencer avec un petit groupe, puis élargir le cercle quand cela a du sens et quand c’est sécuritaire, est ce qui est le plus logique.


Tout le monde est invité, personne n’est obligé de venir

Ultimement, vous voulez en arriver à une situation où les membres du groupe familial sont assez constants, afin de pouvoir tenir une série de réunions de famille régulières où les questions importantes sont partagées et discutées ouvertement.

C’est toujours bien de faire en sorte que tout le monde soit invité à se joindre à ces discussions, mais que personne ne soit obligé d’y participer s’il ne veut pas être là.

Ces questions ne sont pas aussi simples qu’elles le semblent parfois, et elles méritent une réflexion sérieuse pour bien faire les choses.

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