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Êtes-vous prêts pour un petit mélange de métaphores?
Ce n’était pas censé être le sujet de cette semaine, puisque j’avais choisi un autre thème.
Mais ce matin, en ouvrant l’application Calm sur mon téléphone pour choisir laquelle de leurs recommandations du matin j’allais écouter aujourd’hui, elle était là : « The Big Picture » (la vue d’ensemble).
Quelque chose dans ce titre m’a interpellé, et quand j’ai cliqué dessus, les premiers mots prononcés ont été : « Avez-vous déjà entendu l’expression “L’arbre cache la forêt?” »
Bang, c’était là.
J’ai même mis la séance en pause pour noter cette idée, et je me suis encore une fois demandé comment il se faisait que je n’aie pas encore abordé ce sujet ici, alors que je le fais chaque semaine depuis plus d’une décennie maintenant.
Introduction à la pensée systémique
La résonance particulièrement forte de ce sujet avait presque certainement quelque chose à voir avec un courriel que j’avais remarqué quelques instants plus tôt, qui me rappelait une participation prochaine, à titre d’invité, à un groupe d’étude du FFI (Family Firm Institute) qui se penche sur la théorie des systèmes dans l’univers du conseil aux entreprises familiales.
De toutes les expressions qui renvoient rapidement et directement à l’un des concepts clés de la théorie des systèmes, celle des « arbres et de la forêt » est parmi les meilleures sur le plan de la simplicité.
Ainsi, alors que bien des conseillers qui arrivent dans une situation familiale voient un groupe de membres de la famille pris individuellement, ou des arbres, il est souvent plus logique de se concentrer plutôt sur la forêt.
Les arbres eux-mêmes profitent de leurs racines entrelacées, qui les rendent plus forts et leur permettent de mieux résister aux éléments que l’érable solitaire devant votre maison.
Et quand les « arbres » se réunissent pour discuter de leur avenir commun, chacun d’eux peut avoir ses propres préjugés en sa faveur ou en faveur de ses proches, plutôt qu’en faveur de la forêt tout entière.
Un conseiller externe au regard impartial
En tant que personne très à l’aise d’être dans une pièce avec un groupe de membres d’une famille, alors que je suis le seul de l’extérieur, je peux vous dire que cela donne une perspective intéressante, presque comme si vous étiez le seul à pouvoir voir des choses qui sont bien là, mais qui sont cachées aux personnes que leur parti pris « aveugle ».
Ma propre perspective est habituellement sans importance, si je l’utilise pour servir mes propres intérêts pour une raison quelconque; mais si je l’utilise pour révéler la forêt à chacun des arbres, alors je deviens une ressource pour tous.
Voir Révéler un système familial à lui-même
Arriver au point où nous sommes non seulement capables de voir la vue d’ensemble mieux que quiconque dans la pièce, puis apprendre à exploiter cette capacité dans l’intérêt supérieur du groupe, peut devenir une sorte de moment charnière pour tout conseiller.
« La famille est le client », une idée qu’on nous a martelée pendant la formation de mon programme FEA, est assez facile à « comprendre » avec la tête, mais quand vous la comprenez avec vos tripes et votre cœur, vous pouvez alors apporter une véritable valeur à la famille.
Pousser la métaphore jusqu’au bout
Passons maintenant à quelque chose qui peut sembler intéressé, mais qui a provoqué une petite révélation dans ma tête quand l’idée m’est venue.
Je dois approcher les 600 de ces missives hebdomadaires maintenant, et je compte continuer d’en ajouter une autre à la pile chaque semaine à l’avenir.
Aucun de ces billets ne tient suffisamment debout tout seul très longtemps.
Ma visibilité et mon auditoire parmi ceux qui travaillent auprès des familles reposent en grande partie sur la « forêt » de contenu que j’ai créée depuis plus d’une décennie.
Et comme je l’ai écrit il y a plus de cinq ans dans L’art de la conversation : la clé de la communication familiale, il est habituellement plus important d’avoir 100 conversations d’une minute qu’une seule discussion de cent minutes.
De petits coups de marteau répétés enfonceront mieux le clou qu’un seul grand élan, qui pourrait même rater la cible.
De la même façon, un billet de blogue de 750 mots chaque semaine est devenu ma façon de continuer à diffuser ma réflexion dans l’univers.
Ma propension à partager
Oui, j’ai aussi écrit deux livres en cours de route, et j’en écrirai peut-être un autre un jour, mais ce rythme d’écriture régulier me convient, puisqu’il me force à continuer de réfléchir et à trouver des façons de clarifier le travail que je fais avec les familles.
Je sais que les familles ont besoin de ce travail, et transformer ce besoin en demande est une tâche énorme.


