Family business and legacy adviser

Les conversations familiales que vous savez devoir avoir

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Quand je parle du genre de travail que je fais avec les familles, ma façon de l’expliquer évolue constamment.

Quand je me suis lancé dans ce domaine il y a un peu plus de dix ans, une grande partie de ce que je disais portait sur la façon dont j’espérais avoir un effet positif sur les familles clientes, mais c’était plus théorique à l’époque.

Comme j’ai maintenant servi de nombreuses familles, le vocabulaire et les expressions que j’utilise aujourd’hui sont fondés sur l’expérience que j’ai acquise au fil des ans, et ils sont plus raffinés.

Lorsque j’utilise certaines expressions avec des clients potentiels, des clients et des collègues, je suis toujours attentif à leurs réactions, afin de voir ce qui est bien reçu et ce qui trouve le plus d’écho.

Récemment, j’utilise une sorte de doublé que je commence à vraiment aimer, et c’est donc là-dessus que nous allons nous pencher cette semaine.


Avoir des conversations importantes en famille

Le premier volet consiste simplement à souligner que les familles ont vraiment juste besoin d’apprendre à avoir des conversations entre elles.

L’idée de se parler, régulièrement, de sujets qui sont importants pour leur avenir est en fait relativement facile à saisir.

Quand on compare cela au fait de ne pas se parler, de ne pas partager, de ne pas établir d’attentes, de ne pas poser de questions, de ne pas apprendre à s’entendre sur la façon dont on veut que les choses se déroulent, il n’est pas difficile d’amener les gens à hocher la tête.

Ainsi, la première partie de mon explication du travail que je fais consiste à souligner que les familles devraient avoir plus de conversations sur leur avenir, surtout en ce qui concerne la propriété et la gestion de leur patrimoine.

Davantage de silence et de secret, ce n’est pas ce que le médecin a prescrit.


Ce n’est une surprise pour personne

Alors, si le premier volet consiste simplement à amener les familles à avoir plus de conversations, quel est le deuxième?

Je suis content que vous posiez la question.

Après avoir mentionné que les conversations entre les membres de la famille sont la clé, j’enchaîne maintenant toujours en soulignant que ces familles savent déjà qu’elles devraient parler de ces sujets.

« Chacune de ces familles, sans exception, sait déjà qu’elle devrait le faire », dis-je habituellement.

Et cela soulève évidemment la question de savoir pourquoi elles ne le font pas, si elles savent déjà qu’elles le devraient.

Eh bien, je sais aussi que je devrais faire plus d’exercice et manger moins, et pourtant, nous en sommes là.


Vraiment? Je n’y avais jamais pensé!

Je peux vous promettre que, lorsque je parle avec des membres de familles de l’importance d’avoir davantage de discussions sur ces questions, je n’ai encore jamais eu de réponse comme « Vraiment, nous devrions parler de ça? », ou « Hmmm, je n’y avais jamais pensé ».

Tout le monde sait qu’il serait utile d’avoir de telles conversations, et pourtant, ce qui arrive si souvent, c’est que la génération aux commandes s’inquiète de la façon d’avoir ces discussions de manière productive, tandis que les questions de la génération montante sur leurs rôles et les attentes à leur égard restent sans réponse.

Les réponses les plus simples à la question de savoir pourquoi les familles n’ont pas ces conversations, c’est qu’elles ne savent pas comment les amorcer, et qu’elles craignent que ça se passe mal.

Souvent, c’est en partie parce que de telles conversations ont en fait déjà été tentées, mais pour toutes sortes de raisons, les choses ne se sont pas bien passées; toute idée de relancer le processus suscite donc de sérieuses hésitations.


Un facilitateur impartial, externe à la famille, à la rescousse

Mon père a convoqué une réunion de famille en 1985. Elle n’a pas été bien reçue, puisqu’il avait décidé de l’animer lui-même plutôt que de faire appel à un facilitateur impartial externe à la famille.

Notre réunion de famille suivante n’a eu lieu qu’en 2006, et ce n’était qu’en réaction à son diagnostic de cancer.

Ces réunions peuvent aborder des sujets profonds, et les familles n’ont habituellement pas beaucoup d’expérience pour traiter de tels sujets par elles-mêmes.

Une grande partie de ce qu’apporte un facilitateur, c’est de prendre en charge le processus et de s’assurer que tout le monde se sent en sécurité, afin que chacun puisse se sentir entendu.

Il peut falloir quelques réunions pour y arriver, mais un bon facilitateur normalisera ce fait et accompagnera la famille dans son parcours, à la vitesse et au rythme qui lui conviennent.


Visez le progrès, pas la perfection

Il faut du temps aux familles pour apprendre à être ensemble tout en abordant des sujets importants concernant l’avenir de leur patrimoine.

Il peut aussi leur falloir un certain temps pour reconnaître qu’elles peuvent en fait progresser dans ce parcours.

Un facilitateur aide à tout cela.

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