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Ce n’est pas une science, exacte ou autre
Servir des familles entrepreneuriales est un travail fascinant pour plusieurs raisons.
Il y a généralement beaucoup de complexité à gérer, ce qui signifie que plusieurs professionnels spécialisés sont nécessaires pour bien répondre à l’ensemble de leurs besoins.
C’est déjà beaucoup de travail, mais cela suppose qu’on considère l’entreprise et la famille comme deux blocs monolithiques, ce qu’aucune des deux n’est, bien entendu.
Il va donc de soi qu’il sera presque impossible d’établir un quelconque « processus standard » utilisable, ou des « solutions à l’emporte-pièce » dans ce domaine.
Mais cela ne veut pas dire que personne n’en cherche.
L’insatiable soif de simplicité
En l’espace de trois jours récemment, j’ai eu quelques échanges qui ont mis cette idée au premier plan pour moi, alors voyons ce qu’on peut apprendre en examinant certains détails.
Il y avait un événement organisé par une association professionnelle locale sur les bureaux familiaux (family offices), et un ami et collègue m’a invité à me joindre à la table de son cabinet.
Les panélistes sur scène ont décrit le fonctionnement de chacun de leurs bureaux familiaux uniques, et j’ai trouvé cela très instructif, parce que la réalité de chaque famille représentée était tellement différente, et que, par conséquent, leurs façons de faire différaient grandement aussi.
Certaines autres personnes à ma table en ont toutefois retiré une impression différente, croyant que leurs histoires dissemblables signifiaient que certains d’entre eux ne semblaient pas savoir ce qu’ils faisaient.
Il n’y a pas de « bonne façon » de bâtir un bureau familial, et certainement pas de formule simple non plus.
Une première rencontre avec un client potentiel
Le lendemain matin, un collègue m’a invité à l’accompagner à une rencontre avec une nouvelle famille cliente potentielle, dans les bureaux du comptable du client.
Le CPA avait parlé de cette famille à mon collègue, qui m’a ensuite invité à faire équipe avec lui pour voir si nous pouvions servir cette famille ensemble.
Comme cela correspond à mon équation préférée, « 1 + 1 = 5 », c’est-à-dire qu’avec deux conseillers, le client obtiendra un service cinq fois meilleur qu’avec un seul, je me suis joint à lui avec enthousiasme.
Le représentant de la famille qui assistait à la rencontre, comme la plupart des autres, nous a posé des questions, comme ils le font toujours.
En sortant de la rencontre, j’ai réalisé que presque toutes ses questions portaient sur la compréhension du processus que nous allions utiliser.
Et comme d’habitude, je suis reparti avec l’impression qu’il ne semblait pas satisfait, parce que nos réponses paraissaient plutôt vagues.
En vérité, nous ne saurons vraiment pas ce que nous ferons tant que nous n’aurons pas rencontré tous les membres de la famille et que nous ne pourrons pas comprendre les défis auxquels ils font face.
Curieusement, dire que « nous allons rencontrer chacun individuellement, puis vous réunir tous, et ensuite on verra » n’est pas ce que la plupart des gens veulent entendre.
Discussions avec des coachs et des collègues
Plus tard ce jour-là, lors d’un dîner avec des collègues, tout en soulignant que mes clients actuels étaient tous très différents les uns des autres, j’ai aussi déploré le fait que cela ne nous aide pas toujours lorsqu’on cherche à attirer de nouveaux clients.
La réaction autour de la table était intéressante, parce que certains hochaient la tête, tandis que d’autres semblaient plus perplexes devant mes commentaires.
Il y a plus de dix ans, dans Conseiller les entreprises familiales : art ou science?, je me plaignais déjà de certains de ces défis.
Ce billet de blogue se terminait par une analogie avec la « peinture à numéros », qui fait le pont entre l’art et la science de ce travail.
Je me considère beaucoup plus comme un artiste dans ce travail, et donc je ne crois pas à une approche scientifique, un peu comme je déteste presque toutes les images faites avec l’I.A. que j’ai pu voir.
Le lendemain, lors de ma rencontre avec ma coach, je lui en ai parlé, et nous avons conclu que j’écrirais à ce sujet cette fin de semaine pour voir si ça m’aiderait!
Moi aussi, j’aime les biscuits
Certaines personnes préfèrent que tous leurs biscuits soient identiques, alors un emporte-pièce est parfait pour elles.
Je préfère mes biscuits de formes variées, alors j’aime les façonner à la main.
Chaque famille est différente, et chacun des membres de chaque famille l’est aussi.
Ce sera peut-être simplement l’un de ces « défis éternels » avec lesquels je devrai apprendre à vivre.


