Family business and legacy adviser

Enough – Assez – Basta – Genug

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Bien des façons de le dire, et d’y penser

Il y a dans chaque langue des mots qui sont employés de toutes sortes de façons, et comme quelqu’un qui en aligne plus de 700 chaque semaine ici, j’ai développé une certaine affection pour bon nombre d’entre eux.

Cette semaine, nous allons nous concentrer sur le mot « assez », surtout en lien avec le genre de clients familiaux avec qui je travaille régulièrement, c’est-à-dire ceux qui ont créé une entreprise ou accumulé un certain niveau de patrimoine, et qui se préoccupent maintenant de transmettre tout cela à leur relève.

J’avais noté l’idée d’« assez » comme sujet de blogue, et je me demandais comment en faire un titre plus long, et j’ai décidé d’opter pour des traductions dans les langues que je connais un peu.

Mais plutôt que de me concentrer sur les diverses formes que prend ce concept dans différents endroits du monde, je veux plutôt décomposer ma réflexion selon son emploi avec quelques verbes différents, à savoir : avoir, être et faire.


Avoir assez : combien en faut-il?

L’élan initial derrière l’idée de ce billet est venu de quelque chose que j’ai vu en ligne, probablement sur LinkedIn, que j’ai copié et que je me suis envoyé par courriel.

C’était un extrait de The Psychology of Money, de Morgan Housel, un livre rempli de merveilleuses anecdotes.

On y décrit une scène où deux invités, à une fête donnée par un homme très riche, discutent de la somme d’argent que leur hôte avait récemment gagnée en une seule journée.

L’un d’eux dit à son ami : « Oui, mais moi, j’ai quelque chose que lui n’aura jamais : assez! »

Et c’est là que se pose la question évidente quand on parle des ultrariches : combien, c’est assez?

Je me souviens d’une réponse intéressante que j’ai déjà entendue à ce sujet : « Environ 25 % de plus que ce que j’ai maintenant ».

L’homme cité dans l’histoire avait assez, alors que son hôte, beaucoup plus riche, n’avait apparemment pas assez, et on suppose que, quoi qu’il arrive, il n’en aurait jamais assez.

Et lequel des deux est le plus heureux, je me le demande?


Je suis assez : pas toujours facile

Si la question d’avoir assez ou non est souvent celle que l’on se pose à propos de ceux qui ont créé beaucoup de richesse, passons maintenant à quelque chose qui touche plus généralement leurs descendants : être assez.

Mon ami et collègue, le Dr Jamie Weiner, appelle ce dilemme auquel font face bien des membres de la relève la « quête de légitimité », et il a écrit un livre à ce sujet il y a quelques années.

Vous pouvez écouter le balado The Quest for Legitimacy que j’ai enregistré avec lui.

Sa prémisse est que ceux qui grandissent dans l’ombre de parents très en vue souffrent très souvent en silence du sentiment qu’ils ne pourront jamais être à la hauteur des normes que ces parents extraordinaires ont établies pour eux.

Cela revient à sentir que, peu importe ce qu’ils accomplissent, ils ne seront jamais assez.

Une autre amie et collègue, Danielle Saputo, a écrit un livre intitulé « I Am Enough » sur sa propre version de ce défi.


J’en ai fait assez

J’imagine que, pour bien des lecteurs, les deux premiers concepts ci-dessus sont des idées auxquelles ils ont réfléchi à un moment ou à un autre, surtout s’ils vivent ou travaillent dans le domaine du patrimoine familial et de l’héritage.

Voyons si c’est encore vrai maintenant que nous passons à la question d’en faire assez, ou plutôt, pour mieux dire, « d’en avoir fait assez ».

Nous sommes maintenant dans l’univers du « surfonctionnement », auquel certains parents ont du mal à renoncer.

Nous revenons aussi à l’idée d’avoir assez, afin de pouvoir maintenant ralentir et commencer à s’épanouir sans avoir à s’efforcer autant.

Voir Striving Before Thriving in a Family Enterprise

Les étapes de la vie que nous traversons sont pleines de détours et de rebondissements, et la façon dont nous occupons la majeure partie de notre temps est naturellement une question qui offre de nombreuses occasions de réflexion.

Ce que j’ai fait, ou accompli, alimente la question de ce que je devrais faire ensuite.

Y a-t-il des « affaires inachevées » dont il faut s’occuper?


Plus de la même chose, ou une nouvelle direction

J’ai entamé une toute nouvelle décennie de ma vie l’an dernier, ce qui m’amène maintenant à me poser ce genre de questions.

Je constate toutefois, en tant que personne qui travaille avec plusieurs générations au sein des familles, que les questions d’avoir assez, d’être assez et d’en faire assez sont constamment présentes.

J’espère que ce cadre vous aidera dans vos réflexions.

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