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Quelques leçons tirées du récent symposium de FEC
Une grande partie de mon travail ces temps-ci consiste à aider les familles à parler ensemble de sujets importants de manière productive.
Cela fait appel à des compétences en coaching et en facilitation, et parfois aussi à un peu de médiation.
La plupart des conversations que j’accompagne portent sur des sujets dont chaque famille sait qu’elle devrait discuter, mais sans quelqu’un pour les guider, ces conversations semblent souvent un peu trop risquées pour être tentées, alors il est logique d’avoir une personne neutre de l’extérieur à ses côtés.
Je suis toujours reconnaissant d’avoir l’occasion d’aider dans ces situations, parce que je comprends pourquoi les familles hésitent à entreprendre seules certaines de ces discussions.
Je reviens tout juste du récent symposium de Family Enterprise Canada (FEC) à Halifax, et quelques séances de la première journée portaient précisément sur la façon d’aider à rendre sécuritaire le partage des sentiments entre membres d’une famille.
Permettez-moi de vous transmettre quelques-unes des leçons que j’en ai tirées, parce que la question de la sécurité est souvent à la racine de la difficulté.
Fatherhood Unlocked
La première était une séance plénière intitulée Fatherhood Unlocked, avec Dan Doty.
J’avais une certaine idée de ce qui m’attendait, parce que j’avais récemment animé un épisode du balado de FEC, Let’s Talk Family Enterprise (épisode 66), avec Doty comme invité, en guise d’avant-goût avant la conférence.
C’est l’un des derniers messages de sa présentation qui m’est resté, et je veux vous transmettre ses 3 clés à retenir lorsque vous voulez aider quelqu’un à s’ouvrir et à partager ses véritables sentiments avec vous.
Il est normal de ressentir vos émotions
La première étape consiste à s’assurer de faire savoir aux gens qu’il est tout à fait normal de ressentir les émotions qu’on ressent.
Même si cela semble assez simple, c’est en fait énorme, parce que ça va à l’encontre d’une grande partie du conditionnement que beaucoup de gens, surtout les hommes, ont reçu pendant la majeure partie de leur vie.
Vous allez ressentir des émotions, je pense que nous pouvons tous en convenir, mais tout le monde ne comprend pas l’importance de les reconnaître et d’essayer de comprendre ce qu’elles nous disent.
Les leaders passent en premier : donner l’exemple
Après avoir rappelé aux gens qu’il est normal d’avoir des émotions et de les reconnaître, il reste encore un peu de travail à faire pour amener les gens à s’ouvrir.
C’est là qu’entre en jeu le fait de « montrer l’exemple ». C’est une jolie façon de nommer ce dont on parle, qui se résume à ceci : passez en premier!
Si je veux que vous fassiez quelque chose qui vous semble risqué, j’ai beaucoup plus de chances de réussir à vous faire franchir ce pas si je passe en tête de file et que je me lance le premier, pour vous montrer non seulement comment on fait, mais aussi qu’on y survit très bien et que ça peut même être libérateur.
Soyez une personne qui écoute vraiment
La plupart des gens croient qu’ils savent bien écouter, et beaucoup d’entre eux ont tort.
Mais ils n’ont généralement pas tort à cause de ce qu’ils ne font pas assez, mais à cause des choses en trop qu’ils font et qui n’aident pas.
Doty a expliqué qu’il est tellement difficile de ne pas intervenir quand on écoute quelqu’un qui confie quelque chose de difficile, parce qu’on veut être utile.
Nous avons tendance à donner des conseils et à essayer de « régler » la situation.
Cela ne fait pas de nous une personne qui écoute vraiment, et le plus souvent, ce dont on a réellement besoin, c’est simplement d’écouter pour que l’autre personne se sente entendue.
Évitez de donner des conseils et d’essayer de régler les problèmes de quelqu’un.
S’approcher de la sécurité, ou s’en éloigner
Après cette plénière, c’était le moment des ateliers en petits groupes et j’ai choisi celui animé par mon amie et collègue Shauna Trainor.
Il portait sur la façon d’amener (et de garder) les familles alignées et responsables.
L’un des exercices qu’elle nous a fait faire à nos tables consistait à dresser deux listes, en réfléchissant à la façon de créer un espace et un environnement sécuritaires pour que les équipes puissent échanger des idées.
Sa question était : « Qu’est-ce que les gens font qui rapproche les autres de la sécurité, et qu’est-ce que nous faisons qui les éloigne de la sécurité? »
Nous avons tous produit de longues listes, et vous pouvez le faire aussi, mais je vous en parle parce que sur le moment, j’ai trouvé que ça s’arrimait si bien avec ce que nous venions tous d’entendre lors de la séance précédente.
Les groupes, y compris les familles, fonctionnent mieux lorsqu’ils peuvent échanger ouvertement et apprendre ensemble.
La sécurité que nous aidons à créer et la culture que nous bâtissons pour que les choses se passent bien sont un chantier constant.


