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Quand j’ai découvert le domaine de la gouvernance familiale il y a plus d’une décennie, c’était exactement ça, un domaine en plein essor.
Au cours de la décennie et plus qui a suivi, il a continué d’évoluer et ressemble maintenant davantage à un écosystème.
Voir From Multidisciplinary Field to Interdisciplinary Ecosystem, de 2022.
Il y a toujours plus d’activité, d’intérêt, d’attention et d’effervescence, et c’est généralement une bonne chose.
Comme participant et ardent promoteur de ce domaine depuis tout ce temps, mes lecteurs réguliers auront remarqué que je participe à toutes sortes d’événements connexes et que je rends compte en temps réel des progrès réalisés.
Je n’hésite jamais à aller voir un événement qui semble prometteur, et j’en ai ajouté de nouveaux à mon répertoire habituel au fil des ans.
Alors, quand j’ai entendu parler du plus récent concours d’études de cas sur l’entreprise familiale, j’ai été intrigué et j’ai déclaré que j’en serais, c’est certain.
Une variante du concours de cas : ajouter des FEA aux équipes!
En mai dernier à Halifax, lors du symposium du FEC, le professeur d’Ivey et partisan de longue date du programme FEA David Simpson a annoncé un nouvel événement.
Je le connais depuis des années et, en tant que juge de longue date au FECC de l’UVM (voir Re-FECC-tions on 10 Years of Judging at SG-FECC), je suis entré en contact avec lui et lui ai offert toute l’aide que je pouvais lui apporter.
Mais quand je suis passé le voir à mon alma mater l’automne dernier pour discuter de ce qu’il prévoyait, il m’a complètement pris de court avec son idée.
Il voulait que ses étudiants au MBA, qui suivraient son cours Managing the Family Business pendant la session d’hiver, soient placés dans des équipes comprenant aussi un Family Enterprise Advisor (FEA ™) comme participants au concours.
Hum, c’était vraiment différent, et peut-être un peu « hors norme », mais comme je l’ai dit, j’étais certainement intrigué, et je me suis engagé à participer de la façon qui serait la plus logique.
Retour sur mes anciennes terres
Un vendredi récent, je suis donc retourné sur le campus où j’ai rencontré ma femme il y a plus de la moitié de ma vie.
Et j’allais faire partie d’une équipe plutôt que d’être l’un des juges, le rôle auquel je m’étais habitué.
Les choses étaient bien organisées : le vendredi soir, on nous a présenté nos coéquipiers pendant un souper, ce qui nous a permis de dissiper le malaise avant de nous mettre au travail sur notre présentation et notre argumentaire le samedi matin.
Cela m’a aussi permis d’apprendre comment le programme de MBA a évolué depuis les décennies où j’étais étudiant.
Je serai de retour à London à l’automne pour les retrouvailles des anciens, pour le 35e anniversaire de ma remise de diplôme.
Pendant mes deux années là-bas, nous avons travaillé sur des centaines de cas, mais pas un seul ne portait sur une entreprise familiale.
Un cas familial en direct, rafraîchissant
C’est bon de savoir que les étudiants peuvent aujourd’hui apprendre l’entreprise familiale dans (certaines) écoles de gestion, et l’idée de les jumeler avec des praticiens qui travaillent aussi avec des familles constituait une excellente occasion d’apprentissage.
L’autre aspect formidable de la fin de semaine, c’est qu’au lieu de lire sur une famille en affaires, ce qui est généralement la façon de travailler sur les cas, nous avons pu entendre les membres de la famille s’exprimer dans leurs propres mots.
Le souper du vendredi a été suivi d’une « causerie au coin du feu » devant toute la salle de concurrents.
Simpson a mené une longue entrevue avec les cinq membres de la famille (les deux parents et trois de leurs quatre enfants adultes), suivie d’une longue période de questions.
Un peu trop compétitif?
L’apprentissage des affaires par la méthode des cas existe depuis plus d’un siècle, depuis son origine à Harvard dans les années 1920 (merci, Google!).
Je ne suis pas certain qu’on avait imaginé à quel point cela pourrait devenir compétitif, mais je suppose que c’est encore une autre façon de ludifier l’apprentissage pour susciter l’intérêt.
Ces concours ont habituellement lieu entre des étudiants de différentes écoles, alors l’atmosphère peut devenir très tendue.
La version d’Ivey à laquelle nous avons participé était plutôt un concours « interne », et donc un peu moins compétitive.
En faisant un retour avec certains des FEA par la suite, il semble que le niveau d’effort était assez élevé, même si les enjeux n’étaient pas énormes.
La gouvernance familiale se démocratise
Je me rends compte que ce serait exagéré (et un peu prendre mes désirs pour des réalités) d’affirmer que l’idée de gouvernance familiale est devenue courante.
Mais il semble certainement qu’on la voit apparaître dans de plus en plus d’endroits.
Et c’est probablement une bonne chose. Continuons sur cette lancée.


