Family business and legacy adviser

Apprendre à vous connaître

Je me considère comme un peu accro à la politique, alors la campagne électorale actuelle au Québec est très divertissante à suivre pour moi. Les débats télévisés prennent une énorme importance, puisque de nombreux observateurs occasionnels choisissent pour qui voter uniquement en fonction de cette exposition très limitée à ce que les candidats ont à dire. Les débats sont une occasion clé pour les électeurs d’avoir l’impression de « connaître » la personne pour qui ils voteront éventuellement.

Bien sûr, regarder quelqu’un à la télé pendant une heure ou à peu près n’est pas vraiment la meilleure façon d’apprendre à connaître une personne, mais dans ce cas-ci, c’est souvent suffisant, dans la mesure où cela confirme souvent des impressions que nous avons déjà, fondées sur d’autres informations que nous avons lues ou dont nous avons discuté avec notre famille et nos amis.

Sur une note plus personnelle, nous avons dans notre vie certaines relations où il est beaucoup plus important d’apprendre à connaître les gens avec qui nous traitons, surtout lorsqu’il s’agit de questions qui touchent nos proches et nos finances, ainsi que les aspects à long terme de ces domaines clés de notre vie.

En tant que parents, il est normal de vouloir rencontrer les amis, les enseignants, les entraîneurs, etc. de nos enfants. Quand il s’agit de notre argent, nous aimons penser que nous connaissons les gens qui gèrent les choses pour nous, mais dans bien des cas, le lien est en fait assez superficiel.

Bien sûr, lorsque vous ouvrez un compte pour n’importe quel type de placement, vous passez beaucoup de temps à remplir des formulaires avec toutes sortes de renseignements sur vous, y compris votre valeur nette, votre tolérance au risque et d’autres détails qui vous placent dans un certain profil de risque. Ces formulaires sont tous devenus obligatoires au cours des dernières décennies parce que certains investisseurs ont été mal traités par des « professionnels » à un moment ou à un autre.

Les gouvernements ont donc imposé les règles KYC (« Know Your Client », ou « connaître son client »), qui sont censées empêcher les courtiers de remplir le compte d’une veuve de positions spéculatives qui pourraient finir par l’envoyer aux banques alimentaires et aux friperies du quartier une fois que ces placements auront mal tourné.

Les relations que nous entretenons avec ceux qui gèrent ce qui compte le plus pour nous vont dans les deux sens, bien sûr. Nous aimons penser que les gens qui travaillent pour nous sont dignes de confiance et que nous les connaissons bien. Mais ils devraient aussi en savoir le plus possible sur nous s’ils veulent faire un travail adéquat pour nous. Selon les circonstances, toutefois, ce n’est pas toujours facile ni possible.

Lorsqu’on confie à quelqu’un des tâches et des actifs importants, il est toujours agréable d’avoir l’impression de comprendre le caractère des gens avec qui on traite. Quand vous faites affaire avec quelqu’un qui vous a été recommandé par une personne en qui vous avez confiance, cela peut être utile, comparativement à trouver simplement quelqu’un dans l’annuaire téléphonique.

Tout cela m’amène donc aux billets de blogue que j’écris ici depuis quelques mois. J’essaie de les rédiger avec des termes et un langage simples, pour que même mes enfants préadolescents puissent les comprendre. Et la plupart du temps, ils les comprennent. Je le sais, parce que je leur demande de les lire et de me dire ensuite si mes idées sont clairement exprimées et s’ils comprennent ce que j’ai écrit.

Ils me demandent souvent : « Qui lit ces blogues? » Ma réponse honnête est : « Je ne sais pas ».
J’ajoute ensuite que je me préoccupe beaucoup moins d’une large diffusion de mes messages que de la capacité de faire bien comprendre quel genre de personne je suis.

Tom et moi offrons nos services à ce qui est, il faut l’admettre, un segment restreint de la société : des familles qui possèdent des actifs importants et qui se demandent comment elles veulent que ces actifs servent les membres de leur famille à long terme. Personne ne va nous embaucher avant d’avoir une très bonne idée de qui nous sommes, de notre façon de penser, de ce qui est important pour nous, de notre façon de travailler et de notre façon de communiquer.

Comme je l’ai dit à mes enfants et à tous ceux à qui j’ai parlé de ce blogue, je veux que n’importe qui puisse venir sur notre site Web, y passer 20 minutes ou 3 heures, et simplement lire les billets de blogue que nous écrivons. J’aime penser qu’après avoir passé un peu de temps à les lire, n’importe qui aura une assez bonne idée des gens à qui il a affaire.

Nous espérons que la plupart des gens auront l’impression que nous sommes « deux gars bien droits », comme l’aurait dit mon père. Oui, les enfants, c’était censé être un compliment dans le « bon vieux temps ». Pour revenir à la politique une seconde, votre grand-père conseillait aussi aux gens de NE PAS se lancer en politique, parce qu’alors « même tes amis vont penser que t’es un trou de c** ».

Steve Legler « comprend » les familles en affaires.
Il saisit bien les enjeux auxquels les familles font face, ainsi que la façon dont chaque membre de la famille voit les choses de son propre point de vue.
Il se spécialise dans l’accompagnement des familles en affaires dans les zones délicates où la famille et l’entreprise se chevauchent, en écoutant les préoccupations et les idées de chacun. Il aide ensuite la famille à travailler ensemble pour combler les écarts en établissant des objectifs communs, fondés sur ses valeurs et sa vision partagées.
Son parcours en entreprise familiale, son expérience à la tête de son propre bureau familial (family office), ainsi que sa formation en coaching, en facilitation et en médiation font de lui une personne particulièrement bien placée pour conseiller les familles en affaires et les familles fortunées.
Il est l’auteur de Shift your Family Business (2014), il a obtenu son MBA de la Richard Ivey School of Business (UWO, 1991), il est titulaire du titre CFA (CFA Institute, 2002), Family Enterprise Advisor (IFEA 2014), et il a obtenu les accréditations ACFBA et CFWA (Family Firm Institute 2014-2015).
Il est fier de sa capacité à aider les familles à créer l’harmonie dont elles ont besoin pour soutenir l’héritage qu’elles souhaitent. Pour savoir comment, commencez par vous abonner à son infolettre mensuelle et à ses blogues hebdomadaires ici.

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