Cette semaine, j’ai eu le « plaisir » de subir ma première coloscopie. Heureusement, ce n’était vraiment pas grand-chose et, plus important encore, on n’a rien trouvé et je n’aurai pas à refaire l’examen avant cinq ans. Le plus grand avantage, c’est la tranquillité d’esprit que j’ai maintenant, rassuré qu’il n’y a rien à craindre.
Ce n’est qu’un petit exemple de ce que veut dire prendre soin de ses affaires afin de réduire au minimum le nombre de choses dont on doit se préoccuper.
Chaque fois que je reçois un avis de renouvellement pour une prime d’assurance, je ressens habituellement un certain soulagement au moment de faire le paiement, sachant que je n’aurai pas à y penser pendant une autre année et que je suis couvert si jamais quelque chose de grave arrive.
Quand on est parent, on ne cesse jamais vraiment de s’inquiéter pour ses enfants, mais à mesure qu’ils vieillissent et apprennent à être plus autonomes, on éprouve une grande satisfaction à les voir surmonter ce qui était autrefois des obstacles.
Savoir qu’ils savent maintenant nager, faire du vélo en toute sécurité, aller seuls aux toilettes dans un lieu public ou marcher jusqu’au dépanneur du coin pour aller vous chercher quelque chose : ce sont toutes des étapes qu’ils franchissent, et chacune procure aux parents un peu plus de tranquillité d’esprit, sachant qu’on peut leur faire confiance avec leur indépendance.
À l’autre bout du spectre de la vie, les parents âgés ont souvent besoin qu’on prenne soin d’eux, et trouver un endroit avec un personnel bienveillant, de bonnes installations et des activités agréables contribue certainement à procurer la tranquillité d’esprit quand ce moment arrive.
Entre les périodes de notre vie où ce sont d’autres personnes qui s’inquiètent des choses à notre place, il y a celle où nous sommes responsables de veiller sur nous-mêmes. Que pouvons-nous faire pour maximiser notre tranquillité d’esprit pendant ces années?
J’ai déjà abordé quelques-uns de ces aspects. La coloscopie fait partie, en petite partie, du fait de s’assurer d’être bien suivi par des professionnels de la santé qui pourront, espérons-le, déceler tout problème assez tôt pour qu’il soit traité. L’assurance relève d’une autre catégorie; si vous n’avez pas une personne de référence pour vos besoins en assurance, vous devriez probablement en avoir une.
Bien sûr, je manquerais à mon devoir si je ne parlais pas de l’importance de faire un testament et de le tenir à jour. Toute la question de savoir ce que vous dites à votre famille au sujet du contenu du testament est un sujet trop vaste pour être traité correctement ici, et il fera l’objet d’un prochain billet de blogue.
Pour l’instant, sachez cependant que je suis habituellement en faveur de plus de communication plutôt que de moins, afin de réduire au minimum les risques de malentendus.
Faire en sorte qu’un plus grand nombre de personnes comprennent pleinement vos volontés peut grandement contribuer à ce que les choses soient réglées de la façon dont vous le souhaitez.
Informer votre famille de vos volontés est la première étape importante. La deuxième étape consiste à vous assurer qu’au moins une ou deux autres personnes, qui ne font pas partie de la famille, en sont informées. Avoir un notaire ou un conseiller de confiance (ou les deux) à vos côtés peut vous procurer plus de tranquillité d’esprit que n’importe quoi d’autre.
Le problème, c’est que ce ne sont pas des sujets dont la plupart des gens aiment parler. Mais si vous pensez à la tranquillité d’esprit supplémentaire que vous ressentirez une fois que vous aurez tout réglé, cela vous aidera peut-être à passer à l’action.