Au cours des deux dernières semaines, nous avons examiné les transitions sous quelques angles différents. Nous avons commencé par quelques définitions, en expliquant que les transitions résultent habituellement d’une décision, d’un événement ou d’une prise de conscience.
Nous avons approfondi le sujet la semaine dernière en examinant l’étape de la reconnaissance, où les nombreuses parties prenantes ont chacune leur propre point de vue, et en voyant comment la plupart des transitions ne sont vraiment reconnues qu’une fois que la majorité des personnes concernées reconnaissent qu’elles se trouvent maintenant dans une période de transition.
Cela nous amène à l’étape des propositions, que j’aime appeler l’étape du « bon, qu’est-ce qu’on fait maintenant? ». Tout comme un médecin ne peut pas commencer à vous soigner avant de savoir de quoi vous souffrez, ce n’est qu’une fois la reconnaissance bien établie que vous pouvez passer à la partie la plus importante de toutes.
Ceux qui me connaissent bien ne seront pas surpris de voir où je veux en venir lorsque j’arriverai au point principal : la clé pour bien gérer cette étape de la transition, c’est la communication.
Ma stratégie par défaut dans à peu près tout ce que je fais est de toujours SURcommuniquer plutôt que de sous-communiquer (ma femme peut en témoigner, ça la rend folle). Mais lorsque vous êtes en période de transition, par opposition à une période plus stable, il devient encore plus important de communiquer.
J’ai appelé cette étape celle des propositions, parce qu’une fois que nous reconnaissons tous que nous sommes en transition, nous devons nous assurer de la gérer de la meilleure façon possible. Puisque nous avons déjà mentionné que plusieurs personnes sont habituellement concernées, ou du moins touchées, il va de soi que leurs points de vue doivent au minimum être compris, et de préférence aussi reconnus, voire intégrés à la marche à suivre.
En fait, la communication est un fil conducteur qui traverse toute cette discussion sur les transitions. Revenons à la première partie. Si la transition a été déclenchée par une décision, communiquer cette décision est une étape importante. Il faut prendre grand soin de s’assurer que la décision est communiquée de la bonne façon, au bon moment et aussi largement que nécessaire.
Si elle découle d’un événement, l’annonce de cet événement doit aussi se faire de la bonne façon, dans la mesure du possible. Et lorsqu’une transition survient à la suite d’une prise de conscience, vous pouvez être certain qu’une meilleure communication aurait pu accélérer cette prise de conscience d’une manière ou d’une autre.
L’étape de la reconnaissance en est aussi clairement une où la communication est un élément clé. Nous avons vu que la reconnaissance n’était pas seulement une affaire individuelle, mais qu’il s’agissait plutôt de la façon dont les différentes parties prenantes en viennent à comprendre que les choses n’étaient plus comme avant et qu’elles étaient désormais entrées dans une transition.
À l’étape des propositions, on peut envisager la communication un peu différemment. Le décideur doit s’assurer d’avoir toute l’information nécessaire, et il devrait donc avoir mené les échanges nécessaires pour obtenir ces avis.
Une fois qu’il a tout ce dont il a besoin pour décider où il veut maintenant aller, et donc quelle(s) devrai(en)t être la ou les prochaines étapes, une bonne communication aidera aussi à créer une boucle de rétroaction adéquate pour que les choses se déroulent bien par la suite.
Les transitions sont souvent assez complexes à traverser. En les décomposant comme nous l’avons fait dans ces trois billets, nous avons tenté de les examiner par petits morceaux et de fournir une sorte de cadre pour faciliter la discussion. Et le rappel de l’importance de la communication tout au long du processus vous sera aussi utile pour gérer vos transitions familiales.