La semaine dernière, nous avons examiné quelques définitions entourant les transitions, et cette semaine, nous passons à l’étape de la reconnaissance. La semaine prochaine, nous conclurons le sujet en examinant les propositions entourant les transitions.
Nous nous souvenons tous d’avoir regardé des dessins animés où le Coyote pourchassait Bip Bip partout et se retrouvait dans des situations très précaires. Parfois, il tombait accidentellement d’une falaise, mais il restait suspendu dans les airs pendant un bon moment avant de finalement s’écraser.
Le point tournant, bien sûr, c’était qu’il regardait en bas. Dès qu’il constatait qu’il n’était plus sur la terre ferme, la gravité prenait le dessus et il commençait à dégringoler vers le sol.
Nous savons tous que les dessins animés peuvent faire en sorte que n’importe quoi semble se produire, peu importe si c’est possible dans la vraie vie. Mais ce que je veux souligner, c’est que la reconnaissance est une étape importante dans à peu près n’importe quelle transition.
Revenons au billet de la semaine dernière, où nous avons vu que les différentes personnes touchées par une transition ont chacune leur propre point de vue. La façon dont chacune reconnaît la transition est différente, et peut découler d’un événement, d’une décision ou d’une prise de conscience.
Ce ne sont donc pas tout le monde qui reconnaît les transitions au même moment ni de la même façon. Mais ce n’est qu’APRÈS que tout le monde a reconnu la transition qu’elle peut être bien comprise, de manière à ce que tous soient sur la même longueur d’onde.
Tout comme une médecin ne peut commencer à soigner ce qui vous afflige avant de savoir de quelle maladie vous souffrez, il est très difficile de traverser une transition de la façon la plus productive et la plus utile avant d’avoir reconnu la transition.
Et puisque les transitions dans les familles en affaires touchent presque toujours plusieurs personnes, il est important que chacune d’entre elles reconnaisse aussi la transition. Étant donné leurs points de vue différents, il devient essentiel d’amener tout le monde à une « reconnaissance commune », plus ou moins, de la situation.
Je suis parti d’une hypothèse implicite, soit que l’objectif est que la transition se déroule le plus harmonieusement possible. Pour mener cet objectif à bien, la communication avec toutes les parties essentielles à une transition harmonieuse est primordiale.
Un certain leadership est nécessaire pour faire traverser les transitions majeures à la plupart des familles. Parfois, tout le leadership vient des membres de la famille. D’autres fois, des membres de l’entreprise qui ne font pas partie de la famille peuvent jouer un rôle de premier plan. Parfois, un facilitateur peut être très utile.
Les exemples de la semaine dernière, soit la vente d’une entreprise, le décès d’un fondateur et la nomination d’un successeur, ont tous plusieurs points en commun. À mon avis, le plus important est qu’ils touchent tous plusieurs parties, et que la collaboration et la compréhension de la plupart ou de la totalité de ces parties sont cruciales pour assurer une transition harmonieuse et réussie.
Les définitions de la semaine dernière nous préparent à l’étape de la reconnaissance, mais cette semaine, il s’agissait surtout de s’assurer que toutes les personnes concernées parviennent à une reconnaissance commune de la transition. Maintenant que tout le monde est « sur la même longueur d’onde », nous pouvons passer à l’étape de la proposition, que nous examinerons la semaine prochaine.