Un choix de mot surprenant et révélateur
Les lecteurs réguliers connaissent mon penchant pour les jeux de mots et pour les leçons trouvées dans des endroits inattendus grâce à des questions de vocabulaire, de grammaire et de traduction.
Si ce genre de billet vous plaît, vous devriez aimer celui-ci, puisqu’il y a un peu de chacun de ces éléments au menu cette semaine…
Il y a quelques mois, dans Social Capital in the FamBiz World nous nous sommes penchés sur le besoin humain de connexion.
Depuis, j’ai pris conscience de l’importance que les interactions sociales occupent dans ma vie, et j’ai aussi développé une gratitude nouvelle pour le capital social dont je bénéficie.
Me joindre à un groupe de plus
Je fais partie d’un certain nombre de groupes, surtout avec des pairs, qui se réunissent de temps à autre sur Zoom pour diverses formes de discussion et d’interaction.
La plupart d’entre eux existaient en fait avant la pandémie, alors j’ai l’impression d’avoir eu une longueur d’avance sur bien des gens pour apprendre à tirer le meilleur parti de cette façon de se réunir.
Je me suis récemment joint à un nouveau groupe, et l’une de nos premières rencontres a été la source d’inspiration du billet de cette semaine.
Contrairement à tous mes autres groupes, celui-ci fonctionne en français, qui est ma langue seconde, mais en Montréalais de toujours, je le parle assez couramment, et je l’utilise chaque jour, tant sur le plan professionnel que social.
Des collègues qui apprennent de leurs collègues
Notre facilitatrice, Jessica, lançait une discussion, et à un moment donné, j’ai cru savoir ce qu’elle allait dire, mais elle est partie dans une autre direction, ce qui m’a un peu déstabilisé.
Nous parlions de la façon de choisir les types de choses dans lesquelles des conseillers pourraient décider de spécialiser leur pratique, et en énumérant des façons de faire de tels choix, elle a commencé à dire « Dans quoi on est… », ce qui se traduit littéralement en anglais par « In which one is… »
Mon esprit a pris de l’avance et a complété la phrase avec « bon », qui se dit « good » en anglais.
Bien sûr, nous voulons choisir de faire des choses dans lesquelles nous sommes bons, n’est-ce pas?
Mais au lieu de dire « bon », elle a dit « bien », qui signifie « well ».
Il y a une leçon (ou deux) là-dedans
Jessica voulait faire valoir que nous devrions nous concentrer sur les choses dans lesquelles nous sommes « bien », ou, comme le dirait un meilleur traducteur, les choses qui nous font nous sentir bien.
Aurait-elle mis le doigt sur quelque chose en suggérant que les choses que nous pouvons être fiers de faire, et qui nous font nous sentir bien, sont encore plus importantes que celles dans lesquelles nous sommes bons, c’est-à-dire que nous exécutons bien?
Et même si nous échangions des idées entre conseillers d’entreprises familiales, quelles sont les implications d’une telle « découverte » pour les membres des familles avec lesquelles nous travaillons?
Faire ou être
Tout cela tourne autour de la différence entre « faire » et « être », deux façons vraiment différentes, mais liées, de se percevoir.
Et, fait intéressant, la façon dont elles s’influencent évolue avec le temps. Plus vous pratiquez quelque chose, plus cela devient une partie de qui vous êtes.
Bien sûr, cela m’a aussi rappelé un texte que j’ai écrit l’an dernier, Ikigai : a Four Circle Model of Human Capital.
Il portait sur la recherche du point idéal entre les choses que nous faisons bien, les choses que nous aimons faire, les choses dont le monde a besoin et les choses pour lesquelles nous pouvons être payés.
Des exemples pour les familles patrimoniales
S’il est important pour les professionnels qui travaillent avec des familles de réfléchir à ces questions, elles peuvent prendre encore plus d’importance pour les membres de ces familles.
Et elles font ressortir un autre aspect de l’appartenance à une telle famille, comme je le soulignais plus tôt cette année dans Where Do You FIT in your Business Family?
Je trouve intéressant d’avoir souligné, au début de ce texte, l’importance des interactions sociales dans ma vie, alors que je continue de chercher où je trouve ma place dans ce monde merveilleux du travail auprès des familles entrepreneuriales.
Se sentir bien et faire le bien
Faire partie de ce domaine en évolution et y apporter la contribution que je peux me fait du bien, et je pense que je fais un travail convenable.
Les membres des familles patrimoniales peuvent souvent minimiser l’importance de trouver des activités pour lesquelles ils sont payés, du fait qu’ils peuvent disposer d’autres actifs dont ils peuvent vivre.
Quand je travaille avec des familles, une partie de ce que j’espère les aider à accomplir, c’est que chaque personne puisse faire du bien à la famille tout en se sentant bien dans la place qu’elle occupe au sein du groupe.
C’est souvent bien plus important que l’argent.

