Le blogue d’aujourd’hui sera le premier d’une série en trois parties sur le thème des transitions. Nous commencerons par examiner quelques « définitions ». La partie 2 portera sur la « reconnaissance » des transitions, et nous conclurons dans quelques semaines en examinant les aspects de « proposition » des transitions.
Nous avons donc la définition, la reconnaissance et la proposition.
Les transitions prennent diverses formes dans de nombreux domaines de la vie et de la nature, mais nous nous concentrerons sur les familles en affaires et sur les transitions qui les touchent souvent, lesquelles doivent être bien gérées pour éviter des complications inutiles.
Le fait que nous commencions par des définitions ne veut pas dire qu’il faut définir une transition avant qu’elle puisse commencer. En fait, bien des transitions commencent, que quelqu’un les perçoive comme telles ou non. Mais il est utile de définir les choses avant d’en examiner les détails.
Nous examinerons trois éléments qui peuvent précéder une transition : les décisions, les événements et les prises de conscience. Ces trois éléments paraissent différents selon les membres de la famille, parce qu’il n’y a pas deux points de vue identiques.
Examinons trois exemples (oui, encore trois) : la vente d’une entreprise, le décès d’un fondateur et la nomination d’un successeur.
Le dirigeant d’une entreprise familiale, disons le fondateur, vend l’entreprise. La plupart des gens de l’extérieur se concentrent sur la vente, c’est-à-dire l’événement, et regardent comment elle les touche. Pour les employés qui ignoraient que quelque chose se tramait, leur transition commence avec l’événement.
Mais avant que l’événement ait lieu, il y a eu une décision de vendre, qui a pu impliquer d’autres membres de la famille ou certains employés. Cela a aussi probablement commencé, toutefois, par une prise de conscience. Il pouvait s’agir de réaliser que c’était le bon moment pour vendre, qu’il n’y avait pas de successeur interne probable, ou même que le stress de diriger l’entreprise n’en valait plus la peine.
Dans l’exemple du décès du fondateur, en cas d’accident, l’événement occupe assurément l’avant-scène. Cependant, s’il y avait une maladie en cause, il y a eu une étape de prise de conscience, et les décisions qui ont découlé ou non du diagnostic. Une maladie grave déclenche habituellement certaines décisions et actions qui découlent de la prise de conscience qu’il faut régler certaines choses.
Après le décès, les membres de la famille qui restent font inévitablement face à une série de décisions, ainsi qu’à certaines prises de conscience, qui ne sont pas toutes positives.
La nomination d’un successeur pour diriger la prochaine étape de l’entreprise comporte aussi les trois éléments. Le choix du successeur est une décision importante qui découle habituellement de plusieurs prises de conscience. Pour quelqu’un qui souhaitait devenir le successeur mais qui n’a pas été choisi, la transition commence souvent par une prise de conscience qui peut être difficile à avaler.
Pour le successeur, l’événement déclenche rapidement sa transition, et les décisions qui s’ensuivront entraîneront des prises de conscience chez d’autres, puis leurs propres décisions, et ainsi de suite.
Je sais que je vous ai lancé beaucoup de choses ici, et j’espère que nous pourrons utiliser une partie de cette terminologie pour mieux comprendre des aspects des transitions qu’on néglige souvent.
La semaine prochaine, nous aborderons l’étape de la reconnaissance, en tentant d’examiner une transition une fois que toutes les personnes concernées ont atteint l’étape de la prise de conscience, tout en comprenant comment les événements et les décisions en cause ont des effets différents sur chacun.
Et sans surprise, nous verrons qu’il y a des problèmes imprévus qui peuvent revenir nous hanter si nous ne réfléchissons pas aux choses à l’avance.