Je reviens souvent sur la nécessité de bien communiquer. Cela veut dire, entre autres, le faire clairement et souvent. La communication prend de nombreuses formes, surtout avec la technologie d’aujourd’hui. Ces nombreuses formes aident à la fréquence, mais malheureusement, elles n’ont pas fait grand-chose pour la clarté.
Dans les familles en affaires et leurs entreprises familiales, la communication devient particulièrement importante. Quand les gens sont liés les uns aux autres à la fois par l’entreprise ET par la famille, les relations ont tendance à devenir plus complexes.
Cette complexité peut entraîner une multitude de problèmes et de malentendus potentiels qui découlent des émotions humaines. Un effort pour communiquer régulièrement et clairement peut souvent aider à réduire les problèmes au minimum, mais parfois, les émotions à elles seules peuvent freiner le désir de faire les efforts nécessaires.
J’adore envoyer des courriels, et je passe souvent beaucoup de temps à les rédiger pour m’assurer d’envoyer toute l’information que je veux et de faire passer mon message exactement comme je veux qu’il soit reçu.
J’envoie régulièrement des textos quand l’information est particulièrement urgente et brève. Mais dans bien des cas, il n’y a pas de meilleure façon de communiquer que de simplement parler aux gens.
D’une certaine façon, l’art de la conversation est en train de se perdre. Qui n’a jamais vu des gens assis à la même table au restaurant, chacun les yeux rivés sur son téléphone, sans que personne ne dise un mot? Parfois, ils envoient même des textos aux personnes assises à la même table!
Le sujet des conversations est revenu souvent lors d’un atelier récent auquel j’ai participé sur la stratégie d’affaires pour les entreprises familiales. Notre formateur utilisait sans cesse l’expression « avoir la conversation ». Le deuxième jour, quand il l’a dite pour la douzième fois environ, j’ai eu un déclic.
Le premier jour du cours, chaque fois que j’entendais « avoir la conversation », mon cerveau le traduisait par « communiquer », parce que c’était mon terme. Pour moi, il prêchait le même évangile de la communication que je répète souvent.
Mais il y avait beaucoup plus que cela. Non seulement avoir une conversation est une composante de la communication, mais c’est aussi l’une des plus souvent négligées.
Et en plus d’être une partie extrêmement importante de la communication, « avoir la conversation » était aussi l’expression que notre formateur utilisait pour enfoncer le clou sur un autre point, et c’est ce point que je veux marteler ici.
Trop souvent, il y a des sujets importants dont on devrait discuter, mais on les remet à plus tard, en raison de la combinaison de deux obstacles majeurs. Les gens sont soit :
Trop occupés à régler des questions plus urgentes, et/ou,
Mal à l’aise de parler de « ces sujets-là »
AYEZ LA CONVERSATION. Parfois, il faut se concentrer sur les choses importantes, pas seulement sur celles qui semblent urgentes.
Et surmontez le malaise. L’étape la plus difficile est habituellement la première. Commencez la conversation lentement s’il le faut, mais soyez prêt à la poursuivre. Il faut être capable de sortir de sa zone de confort pour progresser.
En dix minutes de discussion avec n’importe quelle personne en entreprise familiale , je pourrais trouver cinq sujets sur lesquels des conversations devraient avoir lieu, mais n’ont pas lieu.
Qu’attendez-vous? Le moment n’est jamais parfait. Ne m’obligez pas à me déplacer! (Quoique je le ferai si vous me le demandez.)