Family business and legacy adviser

Si l’ignorance est le bonheur, qu’en est-il de l’inconscience?

J’ai souvent tendance à réfléchir à des concepts abstraits, et ces temps-ci, mon cerveau semble tourner à plein régime dans ce domaine.

J’espère pouvoir tout relier en quelque chose de pertinent et d’utile pour ceux qui s’intéressent aux familles en affaires et aux enjeux de relève auxquels elles font face. Au bout du compte, c’est l’objectif de ce blogue.

Nous avons tous entendu dire que l’ignorance est le bonheur. Pour moi, cela signifie que parfois, lorsqu’on ignore quelque chose (habituellement quelque chose de mauvais), on est en fait plus heureux qu’on ne le serait si on le savait.

Disons que vous êtes dans un pays étranger dont vous ne comprenez pas la langue. Vous passez devant une affiche indiquant que vous venez d’entrer dans une zone dangereuse. En supposant que vous surviviez, auriez-vous été plus heureux de le savoir, ou de l’ignorer?

Cela dit, ignorer trop de choses n’est pas nécessairement merveilleux non plus; en fait, le terme « ignare » n’est généralement pas employé pour flatter.

Nous ignorons tous beaucoup de choses, pour la simple raison que personne ne peut tout savoir. Certaines personnes agissent comme si elles savaient tout, mais c’est un autre sujet. Elles ne savent pas tout. Personne ne sait tout.

Mais il existe une autre forme d’ignorance, légèrement différente : l’inconscience. Être « inconscient », c’est ne pas se rendre compte. Ce n’est pas un manque de connaissances sur un sujet en général, mais une absence de prise de conscience dans une situation particulière.

Je deviens frustré quand je magasine dans des commerces aux allées étroites. J’aime me déplacer rapidement, trouver ce dont j’ai besoin, entrer et sortir. Mais il y a toujours (bon, pas toujours, mais on dirait que c’est toujours) des gens inconscients dans mon chemin. Ils se tiennent au milieu de l’allée, parfois avec un panier laissé à un endroit qui les rend encore plus difficiles à contourner, et ils semblent être là pour freiner ma progression.

Ce genre d’inconscience (le mot « obliviousness » semble mieux à certains égards en anglais, mais il n’est vraiment pas très élégant à prononcer) est relativement bénin.

Mon père était moins ignorant que la plupart des gens. Si un sujet l’intéressait, il pouvait l’étudier rapidement et en acquérir une connaissance plus approfondie que bien des gens qui le connaissaient beaucoup mieux que lui.

Mais l’inconscience? Wow, quelle différence. C’était peut-être sa nature d’entrepreneur, toujours aller de l’avant, toujours concentré sur l’accomplissement de quelque chose. Trop se concentrer sur un sujet porte presque à ne pas voir les autres choses qui se passent autour de soi au même moment.

Combien de familles en affaires peuvent s’y reconnaître? Papa travaille fort, il bâtit l’entreprise pour sa famille. Quelles autres choses lui échappent? Quelqu’un? Bueller? Quelqu’un?

Alors, si l’ignorance est le bonheur, qu’en est-il de l’inconscience? Elle pourrait aussi être le bonheur, mais selon moi, elle crée des angles morts dans certains aspects familiaux qui ne devraient pas être négligés. Et les membres de la famille ne trouvent pas toujours facile de confronter papa sur ces sujets. Ils ont appris qu’il vaut mieux ne pas se mettre dans son chemin.

Alors, que faire si vous faites partie d’une famille en affaires dont la génération aînée est inconsciente? À quoi bon même en parler, il ne vous écoutera probablement même pas. N’est-ce pas? Vous pourriez être surpris.

Commencez. Commencez quelque part. N’importe où. Réunissez-vous et parlez en groupe. Amorcez des conversations sur la façon dont les choses se font et sur la façon dont cela touche tout le monde. Faites appel à quelqu’un de l’extérieur de la famille au besoin.

L’ignorance peut se régler par la connaissance. L’inconscience exige la prise de conscience. Trop de gens font trop de choses sans être CONSCIENTS des conséquences involontaires de leurs actions. Il faut les en rendre conscients, pour les tirer de leur inconscience. Il n’est jamais trop tôt pour commencer.

Steve Legler « comprend » les familles en affaires.
Il comprend les enjeux auxquels les familles font face, ainsi que la façon dont chaque membre de la famille voit les choses de son propre point de vue.
Il se spécialise dans l’accompagnement des familles en affaires à travers les zones difficiles où la famille et l’entreprise se chevauchent, en écoutant les préoccupations et les idées de chacun. Il aide ensuite la famille à travailler ensemble pour combler les écarts en bâtissant des objectifs communs, fondés sur leurs valeurs et leur vision partagées.
Son parcours en entreprise familiale, son expérience à la tête de son propre bureau familial (family office), ainsi que ses études et sa formation en coaching, en facilitation et en médiation, font de lui une personne particulièrement bien placée pour conseiller les familles en affaires et les familles fortunées.
Il est l’auteur de Shift your Family Business (2014), il a obtenu son MBA de la Richard Ivey School of Business (UWO, 1991), il est titulaire du titre de CFA (CFA Institute, 2002), Family Enterprise Advisor (IFEA 2014), et il a obtenu les accréditations ACFBA et CFWA (Family Firm Institute 2014-2015).
Il est fier de sa capacité à aider les familles à créer l’harmonie dont elles ont besoin pour soutenir l’héritage qu’elles souhaitent. Pour découvrir comment, commencez par vous abonner à son infolettre mensuelle et à ses billets de blogue hebdomadaires ici.

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