Ils sont partout autour de nous, presque partout où l’on regarde. Nous les voyons au déjeuner, au dîner, au souper et en soirée. Je parle ici des snobs : de quel(s) genre(s) êtes-vous, ou êtes-vous plutôt neutre?
Vous savez de qui je parle, alors commençons par le déjeuner. « Oh, vous avez une Keurig? Moi, j’ai une Nespresso, elle fait un bien meilleur café ».
Au dîner, vous offrez un San Pellegrino à quelqu’un avec son repas. « Oh, vous n’avez pas de Perrier? » Au souper, vous offrez à quelqu’un du Tabasco avec son repas. « Oh, avez-vous de la Sriracha? »
En soirée, vous lui offrez une bière. « Une Stella? » « Oh, je préfère la Heineken ».
Le snob du café, le snob de l’eau gazeuse, le snob de la sauce piquante, le snob de la bière. Pfff. Ils me rendent fou. Est-ce que ça fait vraiment une p#?&*%@+# de différence? J’aurais aussi pu ajouter le snob du cola, le snob du téléphone, le snob de l’auto et, bien sûr, le préféré de tout le monde, le snob du vin.
Je suis habituellement assez indifférent à la plupart de ces questions, alors je me demande parfois si c’est moi qui passe à côté de quelque chose. Au fond, je souhaite souvent secrètement pouvoir faire une dégustation à l’aveugle avec certaines personnes, et je suis à peu près certain que la moitié d’entre elles ne pourraient même pas faire la différence si les étiquettes étaient absentes.
Alors pourquoi ai-je ressenti le besoin de partager ces réflexions? Je trouve qu’on peut en apprendre beaucoup sur quelqu’un par sa façon de se comporter. Bien évidemment! Sans blague. Mais parfois, ces histoires de snobs me sautent tout simplement aux yeux.
J’ai lu le livre « The Millionaiire Next Door » il y a près de 20 ans, mais je me souviens encore de l’histoire du gars qui ne buvait que deux sortes de bière : « La gratuite, et la Budweiser ».
Ce qu’il voulait dire, c’est que si vous lui offriez une bière, il se fichait de la sorte, il boirait n’importe quoi. Par contre, si c’était lui qui payait, il insistait pour acheter sa sorte préférée, une Bud.
J’ai trouvé ça tellement génial que j’ai dû répéter cette histoire des dizaines de fois au fil des ans. Et ça demeure ma meilleure histoire « anti-snob ».
L’Action de grâce est maintenant derrière nous, au Canada comme aux États-Unis, et les Fêtes approchent. Pratiquons-nous trop la gratitude ou pas assez? Pour la plupart des gens, c’est la deuxième réponse.
Je fais du bénévolat dans une banque alimentaire, et la plupart des gens que nous servons sont reconnaissants pour la majorité des aliments que nous leur fournissons. Mais même là, il y a des exceptions. Certaines personnes sont toujours reconnaissantes et souriantes, d’autres sont amères et se plaignent chaque fois. Devinez lesquelles reçoivent parfois un petit extra?
Aussi difficile que ce soit pour moi d’écouter certains snobs, les pires sont ceux qui essaient de vous convaincre qu’ils ont raison, que ce qu’ils mangent/boivent/conduisent/utilisent est le meilleur, et que si vous n’êtes pas d’accord avec eux, il DOIT y avoir quelque chose qui cloche chez vous.
J’ai hérité de nombreux traits de mon père, et je suis heureux de dire que celui-ci m’a épargné.
Il cuisinait certains plats avec lesquels il avait grandi, faits de parties d’animaux que les Nord-Américains ne songeraient jamais à manger, puis il offrait de les partager.
C’était une personne à qui il était difficile de dire « non », mais mes sœurs et moi résistions habituellement. Et il ne se contentait pas d’un « Oh, vous ne savez pas ce que vous manquez » ou d’un « D’accord, alors il en restera plus pour moi ».
Il essayait toujours de nous faire sentir que nous avions tort, et je m’en souviens comme si c’était hier.
Enfin, plus de pattes de poulet pour lui!