Family business and legacy adviser

Une planification réussie : qui devrait y participer?

« Si vous omettez de planifier, vous planifiez votre échec! »

Benjamin Franklin

Je ne prétends aucunement être plus intelligent que Ben Franklin, mais je vais pousser sa citation un peu plus loin. Franklin avait raison de dire que la planification est très importante, mais il faut y ajouter quelque chose. Après tout, il est mort il y a près de 225 ans.

Dans le domaine de la planification familiale multigénérationnelle, pour les familles en affaires ou même les familles modérément fortunées, il est très important de s’assurer d’avoir les bonnes personnes autour de la table au moment d’établir les plans.

Examinons une autre excellente citation (d’auteur inconnu) qui est aussi très profonde. Je vous en raconterai l’origine dans un instant.

« Les plans qui nous concernent, mais qui ne nous incluent pas, ne sont pas pour nous ».

C’est une citation que je tiens de Matt Wesley, un homme que je considère comme l’un des gourous de l’accompagnement des familles dans la dynamique de leur travail de planification de leur héritage.

J’ai entendu Matt mentionner cette citation pour la première fois il y a quelques mois, lors d’une présentation par téléconférence pour le Purposeful Planning Institute. Puis, il y a quelques semaines, alors qu’il coanimait un autre appel du PPI, une personne de l’auditoire la lui a citée pendant la période de questions.

Il a remercié la participante, puis a ajouté un peu de contexte pour ceux qui avaient manqué la citation d’origine. Elle provient de La Nouvelle-Orléans, en 2005, après l’ouragan Katrina.

Il nous a dit qu’il tenait la citation des travaux de Margaret Wheatley, qui étudiait la catastrophe de l’ouragan Katrina. En fait, il s’agissait d’une série de catastrophes, à commencer par l’ouragan, mais aussi les retombées de la réponse du gouvernement, qui, pour beaucoup de gens, a fini par empirer les choses au lieu de les améliorer.

Alors, où Wheatley a-t-elle trouvé la citation? Elle était peinte à la bombe sur le mur extérieur d’une des maisons ravagées par l’inondation à La Nouvelle-Orléans. Le désastre de la réponse gouvernementale découlait en grande partie du fait que le gouvernement dictait ce qui allait être fait, sans consulter les gens pour qui cela devait être fait.

N’importe qui peut faire des plans, mais vous ne saurez à quel point vos plans sont bons qu’une fois rendu à l’étape de la mise en œuvre. Si les choses s’effondrent à ce moment-là, c’est peut-être en raison d’une mauvaise mise en œuvre, mais alors, la mise en œuvre n’aurait-elle pas dû faire partie de la planification, elle aussi?

Si vous planifiez la façon dont vous aiderez des gens après une inondation, vous voudrez peut-être leur demander ce dont ils ont besoin.

Si vous planifiez quels actifs vous allez laisser à vos enfants, et comment ils sont censés travailler ensemble pour gérer ces actifs, vous voudrez peut-être bien les faire participer pendant la planification.

Voici quelques approches de planification courantes :

  1. Les parents et les conseillers font les plans, les enfants les découvrent après le décès.

Pas génial, habituellement assez mauvais; l’harmonie familiale passe en dernier, et il y a bien des déceptions et un manque de préparation pour tout le monde.

  1. Les parents et les conseillers font les plans, et informent les enfants des plans sous forme de « fait accompli ».

Un peu mieux, mais à peine. Si les frères et sœurs s’entendent assez bien, ils pourront, espérons-le, régler les détails et avoir encore envie de se réunir chaque année pendant les Fêtes, comme une grande famille heureuse.

  1. Les parents et les enfants (en fait, d’anciens enfants, maintenant adultes!) travaillent ensemble aux plans, et les décisions sont prises dans l’intérêt de toute la famille. Une fois qu’ils savent ce qu’ils veulent accomplir, ils font ALORS appel aux conseillers pour peaufiner les détails de la FAÇON dont ils le mettront par écrit.

En fait, j’ai dit que ces approches étaient courantes. La dernière est de loin la meilleure, mais elle n’est pas encore assez courante.

Espérons que nous nous rapprochons du moment où les parents seront convaincus d’avoir fait un assez bon travail en tant que parents pour permettre à leurs enfants d’avoir leur mot à dire sur leur destinée.

Le vieux « c’est MON argent, alors c’est moi qui vais décider ce que je vais en faire » me semble tellement XXe siècle.

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