Family business and legacy adviser

Un lanceur, un golfeur et un oisillon

Baby bird

Un lanceur, un golfeur et un oisillon

Chaque fois que j’entends une très bonne analogie, quelque chose se déclenche dans mon cerveau, et je veux trouver des façons de m’en souvenir, de la peaufiner et de la partager.

Quand les gens me demandent comment je trouve des idées de billets chaque semaine (depuis plus de 250 semaines maintenant, et ça continue), je réponds habituellement que la difficulté n’est pas d’avoir assez d’idées, mais d’en avoir trop.

Alors quand j’entends la même analogie venant de deux domaines complètement différents, j’y prête attention et j’essaie de trouver des façons de les réunir dans un seul billet.

Le lanceur

La semaine dernière, je regardais un match des Cubs à la télé, et Jake Arrieta était au monticule. L’analyste était John Smoltz, lui-même un ancien lanceur, et membre du Temple de la renommée en plus.

Il parlait des problèmes de contrôle qu’Arrieta éprouvait, et Smoltz a mentionné qu’il travaillait à trouver la bonne prise sur la balle dans sa main au moment de lancer.

« Il faut penser à la balle comme si c’était un oisillon », a-t-il dit (je paraphrase), « on ne veut pas qu’il s’envole, mais on ne veut pas l’écraser non plus ».

Cela m’a semblé très familier.

Le golfeur

Il y a des années, quand je jouais encore au golf (ou plutôt quand j’« essayais » de jouer au golf), j’avais des problèmes avec une très mauvaise courbe vers la droite (un slice).

Un slice, c’est quand vous visez le vert, que vous frappez la balle et que, pendant la première seconde où vous la regardez, vous êtes vraiment content, mais qu’ensuite la balle décide tout simplement de tourner à droite, souvent dans le bois.

Je ne me souviens pas exactement d’où venait le conseil que j’ai entendu, mais je me rappelle très bien avoir lu ou entendu l’histoire de l’oiseau.

« Pensez au bâton de golf comme à un oisillon : vous ne voulez pas qu’il s’envole, mais vous ne voulez pas l’écraser à mort non plus ».

Famille en affaires > entreprise familiale

Alors, qu’est-ce que toute cette histoire d’oisillon a à voir avec l’entreprise familiale? Je suis content que vous posiez la question.

Quand les gens pensent à l’entreprise familiale, ils pensent habituellement à la partie entreprise. Dans l’expression « entreprise familiale », le mot « entreprise » est le nom.

Je préfère parler de la « famille en affaires », où le mot « famille » est le nom.

Je crois avoir été assez constant là-dessus, puisque même le sous-titre de mon livre de 2014, SHIFT your Family Business, est « Cessez de travailler sur votre entreprise familiale, commencez à travailler sur votre famille en affaires ».

Le rôle de parent

Quand je rencontre les membres d’une famille en affaires, il ne faut habituellement pas très longtemps avant que surgissent des enjeux qui ont beaucoup plus à voir avec le « rôle de parent » qu’avec les « affaires ».

Et c’est la partie parentale qui nous ramène à l’analogie de l’oisillon. Étant moi-même parent, j’ai moi aussi lutté contre la tentation de serrer l’oiseau trop fort.

En tant qu’ancien enfant, je peux vous dire que j’ai parfois eu l’impression d’être un peu trop « dirigé » dans ma vie. Être « dirigé » est un proche cousin d’être « écrasé ».

Si vous aimez quelqu’un…

Cela m’attriste quand je rencontre des gens dans la quarantaine ou la cinquantaine qui travaillent dans leur entreprise familiale et qu’il devient évident, après peu de temps passé avec eux, qu’ils n’y sont pas vraiment parce qu’ils le veulent.

S’ils pouvaient appuyer sur le « bouton de retour en arrière », ils auraient fait des choix différents. Malheureusement, il n’y a pas de « bouton de retour en arrière ».

Ces problèmes découlent presque toujours du fait que l’oisillon a été serré trop fort.

Au lieu de simplement lancer plus de balles que de prises, ou de perdre trop de balles de golf, les conséquences sont bien pires.

Envole-toi maintenant

Quand l’oisillon est tenu dans vos mains trop longtemps, il n’apprendra jamais à voler par lui-même.

Pire encore, quand vient le moment où l’oiseau DOIT voler et qu’il en est incapable, parce qu’il n’a jamais eu l’occasion d’apprendre à voler par lui-même, les parents vont souvent lui reprocher de ne pas avoir ce qu’il faut.

Trop lâche > trop serré

Vous pensez peut-être qu’il s’agit simplement de trouver le juste équilibre entre une prise trop lâche et une prise trop serrée, et c’est peut-être vrai pour le golfeur et le lanceur.

Pour le parent, serrer trop fort cause beaucoup plus de problèmes.

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