L’aisance : la clé pour devenir une « personne de confiance »
Les lecteurs réguliers de ce blogue savent que je suis un grand admirateur du Purposeful Planning Institute et de tout ce qu’il fait. Vous ne serez donc pas surpris d’apprendre que ce billet trouve son origine dans l’une des séances du plus récent PPI Rendez-Vous.
C’était le vendredi matin et, comme d’habitude, il y avait au moins deux ou trois autres ateliers simultanés que je regrettais de manquer, mais j’avais jeté mon dévolu sur la présentation de Dean Fowler.
Quelque chose dans son titre, « Interdisciplinary Fluency: The Role of the Personne de Confiance », m’a tout simplement interpellé.
Inspiré par Jay Hughes
Je ne m’en étais même pas rendu compte au moment d’entrer dans la salle, mais le terme « personne de confiance » avait fait l’objet d’écrits il y a plus d’une décennie par nul autre que James E. (Jay) Hughes.
Hughes est un leader d’opinion vénéré dans le domaine du patrimoine familial, et il a été un habitué du Rendez-Vous annuel du PPI jusqu’à cette année.
J’ai peut-être choisi cette séance inconsciemment, simplement pour avoir ma dose de Jay Hughes.
Personne de confiance?
Pas besoin de maîtriser le français, loin de là, pour comprendre ce que Fowler et Hughes veulent dire lorsqu’ils utilisent le terme « personne de confiance », puisqu’il se traduit assez simplement en anglais par « Person of Confidence ».
Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que le mot confiance en français se traduit en anglais par le mot « trust » aussi bien que par le mot « confidence ».
Alors, plus que d’être une « confidence person » (expression qui a des connotations négatives en anglais), nous revenons en fait à ce bon vieux classique, le « conseiller de confiance ».
Qui est le quart-arrière?
La beauté de la plupart des ateliers du PPI Rendez-Vous, c’est leur interactivité, et celui-ci ne faisait pas exception.
Quelqu’un a lancé l’expression « le quart-arrière », si souvent utilisée par les conseillers qui comprennent l’importance d’une approche coordonnée pour servir les familles clientes.
L’attitude de Fowler semblait être qu’il n’est pas nécessaire d’être le quart-arrière pour être la « personne de confiance », et je dois lui donner raison.
Un bon numéro 2
En lisant hier le texte de Hughes sur le sujet, pendant que je me préparais à écrire ce billet, j’ai été frappé par le fait que l’une des clés pour être cette « personne de confiance » était de connaître sa place et d’être à l’aise d’être « un numéro 2 ».
Bien sûr, le numéro 1 dans ce cas devrait être le client ou la famille.
Si la famille cliente est le numéro 1, et que je peux être son numéro 2, devrais-je me soucier qu’un des autres conseillers se considère comme le quart-arrière?
Tant que le client finit par obtenir ce dont il a besoin, je ne crois pas.
L’aisance : interdisciplinaire et autre
Fowler a commencé la séance en parlant allemand à l’avant de la salle, pour démontrer à quel point il peut être frustrant de ne pas comprendre la langue.
Heureusement, quelqu’un dans l’auditoire parlait aussi un peu d’allemand de base et a pu lui donner la réplique (bon, d’accord, c’était moi) pour qu’il fasse valoir son point.
Je suis à peu près certain qu’il parlait d’aisance « multidisciplinaire » quand je l’ai entendu pour la première fois au Rendez-Vous en 2014. Quoi qu’il en soit, nous parlons de la capacité à comprendre et à être compris.
De la complexité à revendre
Le fait est que le patrimoine familial est une affaire complexe, et les familles qui en possèdent beaucoup ont besoin d’aide professionnelle pour le gérer, pour trouver comment le conserver et pour trouver la meilleure façon de le transmettre aux générations suivantes de leur famille.
Elles ont besoin de conseils juridiques, de CPA et de fiscalistes expérimentés, et de toute une panoplie d’autres spécialistes qualifiés dans d’autres domaines aussi. (Voir Sharing Some Rocky Mountain Kool-Aid.)
Qui comprend TOUT cela?
La plupart des gens qui se spécialisent dans un domaine n’ont pas naturellement la capacité de voir la situation dans son ensemble, et bon nombre d’entre eux ne se soucient même pas vraiment des autres morceaux du casse-tête.
J’ai cherché le mot « fluency » sur Google et voici la deuxième définition (la première portait sur l’aptitude en langues étrangères) :
« La capacité de s’exprimer facilement et clairement. »
Confiance, clarté et coordination
Si la famille cliente est le numéro 1, elle souhaitera très probablement avoir une « personne de confiance » capable de rendre et de garder tout clair.
Les multiples conseillers dont le travail doit être coordonné profitent eux aussi de la clarté.
La famille cliente fera confiance à la personne capable de tout exprimer clairement.
Cette personne, ou Personne, devra être à l’aise dans de nombreux domaines.
Est-ce que c’est clair? Alles klar?
