Family business and legacy adviser

Non, papa, le coaching, ce n’est PAS « aider des perdants »

Coach in soccer field

Non, papa, le coaching, ce n’est PAS « aider des perdants »

Je viens de commencer une série de cours de coaching qui sont « tout à fait dans mes cordes », et le processus a aussi ravivé des souvenirs et des anecdotes sur la profession de coach qui, je pense, valent la peine d’être partagés ici.

Quand j’ai entendu parler de l’ORSC (Organisation and Relationship System Coaching) pour la première fois, j’ai tout de suite été intrigué et j’ai pensé que ce pourrait être l’endroit idéal pour peaufiner certaines de mes compétences en facilitation.

Travailler avec des familles signifie qu’il existe déjà de nombreux « systèmes relationnels », et savoir comment travailler au mieux avec eux relève à la fois de l’art et de la science.

Retour en arrière no 1

Commençons donc par mon premier retour en arrière, qui est à l’origine du titre de ce billet. Il touche certaines des idées fausses et de l’incompréhension générale à propos de ce qu’est le coaching et, à l’inverse, de ce qu’il n’est pas.

C’était il y a plus d’une décennie, et une personne qui respectait mon père en tant qu’homme d’affaires a commis l’erreur malheureuse de lui demander son avis sur une question qu’il connaissait mal.

Mon père méritait le respect pour son sens des affaires, mais son penchant à exprimer des opinions tranchées sur des sujets qu’il connaissait très peu faisait aussi partie du lot.

Un membre de la famille dans la quarantaine envisageait le coaching comme réorientation de carrière. Cette personne aurait pu faire, et aurait fait, un excellent coach, mais ne s’est jamais lancée, en partie parce que mon père l’en a dissuadée.

J’ai appris l’existence de cette discussion plus tard, de la bouche de mon père, qui a mentionné en passant qu’Untel envisageait de se lancer dans le métier d’« aider des perdants ».

Une nouvelle « profession »

La « profession » de coach est encore relativement nouvelle et mal comprise, même si j’ai l’impression que les choses s’améliorent lentement avec le temps.

Une chose intéressante que j’ai remarquée dans mon travail dans le domaine de la théorie des systèmes familiaux de Bowen, c’est que le Dr Murray Bowen se décrivait comme un « coach » depuis au moins les années 1960, ce qui précède probablement une grande partie de l’« industrie » actuelle du coaching.

Malheureusement, bien des dirigeants familiaux de la génération aînée ont du mal à saisir l’idée d’embaucher un « coach »

Je connais au moins une famille qui a raté l’occasion d’embaucher une personne qui, je le sais, l’aurait grandement aidée, mais le patriarche n’était pas convaincu, en grande partie parce que cette personne se présentait comme une « coach », et il n’arrivait pas à passer par-dessus le fait que sa famille n’était pas une « équipe de hockey ».

Comment devrions-nous nous appeler?

J’ai abordé ce sujet la semaine dernière dans Conseiller le conseil de famille, où j’ai mentionné que je n’aime pas me présenter comme consultant. J’utilise donc le terme « conseiller », mais au fond, je n’aime pas vraiment donner des « conseils » à proprement parler.

L’un des meilleurs mots pour décrire le type d’aide que j’offre est « accompagnement », mais me présenter comme « guide » me semble un peu trop flou.

Guide touristique ou guide en milieu sauvage

Permettez-moi de jouer un peu avec le thème du « guide ». Je ne pense vraiment pas que le guide touristique à l’avant de l’autobus soit une bonne analogie. Par contre, un guide de safari ou un guide en milieu sauvage conviendrait peut-être mieux.

Quand on va dans un endroit où tout est inconnu et potentiellement dangereux, on ne devrait vraiment pas y aller seul.

Je ne pense pas que beaucoup de gens réservent simplement un vol pour le Kenya, s’arrêtent au comptoir Hertz et partent en voiture dans la jungle pour trouver les lions.

Une expédition sécuritaire

Travailler sur l’alignement et la gouvernance de votre famille exige aussi de vous assurer que tout le monde se sent en sécurité et que personne n’est jamais en danger. Vous voulez vous assurer d’avoir au moins autant de membres dans votre groupe à la fin du voyage qu’au départ.

Dans les cas où certains membres ne font plus partie du voyage, vous voulez que ce soit parce qu’ils ont choisi de rentrer plus tôt ou de faire un voyage par un itinéraire différent.

Que diriez-vous de FLAG?

J’ai maintenant ajouté encore d’autres éléments, c’est-à-dire l’alignement et la gouvernance, dont aiment parler les gens qui font ce genre de travail, ce qui peut aussi multiplier les titres possibles.

Ainsi, un « Family Legacy Alignment Guide » (guide en alignement de l’héritage familial) pourrait s’abréger en FLAG. Je ne suis toutefois pas certain que celui-là trouverait écho.

Je pense que je vais m’en tenir à conseiller en héritage familial pour l’instant, tout en poursuivant les cours de coaching, qui portent en fait davantage sur la « facilitation ».

Morale de l’histoire : toutes les familles sont différentes, tout comme les personnes qu’elles embauchent.

Voir aussi : Pour aller loin, allez-y ensemble!

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