« Partager » : mon mot thème pour 2018
Bonne année 2018
Le fait que ce billet serait envoyé aux abonnés le lundi 1er janvier a contribué à m’en donner l’idée.
Je travaille avec une coach depuis longtemps maintenant, et j’ai récemment eu ma dernière séance Skype de l’année avec elle. Comme d’habitude à cette période de l’année, elle m’a posé des questions sur mes réalisations en 2017, ainsi que sur mes intentions pour 2018.
Sa dernière demande, c’est un seul mot qui sera mon thème pour l’année à venir. J’y ai réfléchi pendant plus d’une journée (elle m’avait envoyé les questions à l’avance, tirées de son blogue) et j’ai trouvé « partager ».
« Prêcher la bonne nouvelle »
En 2013, alors que je commençais tout juste à découvrir ce domaine, j’ai écrit un billet intitulé Spreading the Gospel vs. Cornering the Market (Prêcher la bonne nouvelle ou accaparer le marché), et mon sentiment à ce sujet n’a fait que se renforcer.
Non seulement ma conviction quant à l’importance du partage a grandi, mais heureusement, ma capacité à partager des idées utiles a aussi augmenté.
Aujourd’hui même, j’ai participé à des appels avec deux groupes distincts de collègues pendant que nous nous préparons à soumettre des propositions pour les conférences 2018 de certaines des grandes organisations du domaine de l’entreprise familiale et de l’héritage.
Création et diffusion de contenu
Je me suis forgé une certaine réputation de machine à créer du contenu dans ce domaine, et je porte cet insigne avec fierté.
Je reconnais donc que « partager » ne semble peut-être pas être un nouveau thème pour moi, mais j’ai prévu quelques autres choses pour la suite afin, je l’espère, de « monter d’un cran ».
En plus de possiblement présenter à certaines des conférences auxquelles j’assiste régulièrement, j’examine maintenant d’autres façons de me retrouver devant d’autres conseillers du domaine de l’entreprise familiale pour partager aussi certaines de mes idées et de mes outils.
Tout cela en est encore au stade embryonnaire pour l’instant, alors je vais simplement le laisser ici comme petit avant-goût, mais il y a aussi d’autres aspects du partage que j’aimerais souligner ici.
Ces réflexions sur le partage s’adressent aux familles entrepreneuriales elles-mêmes.
Les familles en affaires devraient partager davantage
La plupart des familles en affaires gagneraient elles aussi à partager davantage. Vous pensez peut-être que je parle d’être plus philanthrope, mais ce n’est pas mon angle ici.
Plus j’en apprends sur la philanthropie, plus je réalise à quel point les familles en affaires comptent déjà parmi les plus grands donateurs de notre société.
Non, je parle de partager à l’interne, d’un membre de la famille à l’autre. Alors, quels genres de choses devraient-ils partager?
Je les classe en deux grandes catégories : le passé et l’avenir. Ces étiquettes sont plutôt bonnes pour conceptualiser les différences, mais elles ne sont pas très descriptives.
Que diriez-vous de « l’histoire » et des « rêves »?
Leçons d’histoire de l’entreprise familiale
Les dirigeants d’une entreprise familiale tiennent souvent pour acquis que, parce qu’ils ont vécu les débuts de l’entreprise et sa croissance, et qu’ils rentraient chaque soir à la maison pour raconter leur journée à la famille autour de la table, eh bien, tout le monde connaît déjà « l’histoire » de l’entreprise.
Mais la plupart des événements clés d’il y a 20 ans échapperont aujourd’hui à ceux qui étaient adolescents à l’époque. Raconter à l’occasion comment nous en sommes arrivés là où nous sommes aujourd’hui peut être utile.
Naturellement, c’est agréable quand l’auditoire joue le jeu et est dans un état d’esprit réceptif pour entendre les histoires, alors n’oubliez pas le mot « à l’occasion » que j’ai utilisé plus haut.
Rêver de ce qui est possible
Amener les membres de la famille à partager leurs rêves est aussi quelque chose que la plupart des familles en affaires gagneraient à faire plus souvent, de temps en temps.
La relève n’est peut-être pas emballée par l’entreprise en particulier que maman ou grand-papa a fondée, et elle a peut-être ses propres rêves entrepreneuriaux.
Lui demander de les partager dans un espace sécuritaire peut être très éclairant, et offrir à la famille de futures avenues de croissance dans lesquelles investir.
L’interdépendance familiale
Je terminerai ici avec un mot sur « l’interdépendance », que je suggérerais à toute famille en affaires d’adopter comme « mot thème pour 2018 ».
La « NextGen » et la « NowGen » (la génération actuelle) dépendent l’une de l’autre pour différentes choses, et l’équilibre de cette équation change avec le temps.
Prenez-en conscience, partagez l’histoire, partagez les rêves et bâtissez l’avenir ensemble.
L’équilibre va changer un jour, ne serait-ce qu’en raison du vieillissement. Bien partager maintenant engendrera un bon partage plus tard.
