Family business and legacy adviser

Le « syndrome de la propriété lourdaude » dans l’entreprise familiale

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Le « syndrome de la propriété lourdaude » dans l’entreprise familiale

Dans le domaine de l’entreprise familiale, la propriété ne reçoit généralement pas beaucoup d’attention, et il y a de nombreuses raisons à cela; nous en verrons quelques-unes.

J’y accorde peut-être trop d’importance. J’ai fait une recherche rapide sur mon site Web (www.ShiftYourFamilyBusiness.com) et j’ai constaté que j’avais déjà écrit trois billets avec le mot « propriété » dans le titre.

Tout est relatif, cependant, et même avec ce quatrième billet sur le sujet, cela fait moins d’un billet par année sur ce cercle « oublié ». (voir : Ownership : the Forgotten Circle of Family Business)

Un statu quo qui dure

Les personnes qui possèdent une entreprise jouissent de certains privilèges liés à la propriété, mais ceux-ci s’accompagnent aussi de responsabilités.

La plupart des gens qui travaillent pour une entreprise familiale savent qui en sont les propriétaires, et on leur témoigne habituellement une certaine déférence.

Les propriétaires, de leur côté, essaient de ne pas se comporter en seigneurs tout-puissants, et cette danse peut se poursuivre pendant des décennies, tant que rien ne change.

Un monde qui bouge vite

Alors que la propriété reste figée dans le temps, les deux autres « cercles », la famille et l’entreprise, sont en constante évolution.

L’entreprise évolue, de nouveaux produits sont lancés, de nouveaux établissements ouvrent, les expansions amènent de nouveaux employés et de nouveaux marchés sont développés.

Les résultats financiers sont compilés chaque mois et chaque trimestre.

La famille change aussi : des membres trouvent un conjoint et ont des enfants, les gens font des études et trouvent leurs passions, certains se joignent à l’entreprise, et tout le monde vieillit d’année en année.

Ah, et certains meurent.

Les choses évoluent constamment, le changement fait partie de la vie, et de nos jours, tout semble aller plus vite que jamais.

Pourtant, la propriété reste habituellement figée, et on y pense rarement à deux fois.

Lourdaud par définition

J’ai choisi le mot anglais « clunky » (lourdaud) pour décrire la situation parce qu’il me semblait être le bon mot, et je l’ai déjà utilisé pour expliquer cela à des gens.

En cherchant sur shutterstock.com une image appropriée pour ce billet, j’ai failli changer d’avis, car les photos proposées pour « clunky » étaient surtout des téléphones cellulaires des années 1980.

(J’ai un peu « sorti des sentiers battus » en choisissant des hippopotames; je ne suis pas sûr que ça fonctionne (?)).

Puis j’ai cherché « clunky definition » sur Google, et j’ai tout de suite été convaincu que « clunky » était le bon mot.

Voici ce que j’ai obtenu :

clunky : maladroitement solide, lourd et dépassé.

Et alors?

Je ne suis pas en train de dire que la propriété devrait nécessairement changer plus souvent qu’elle ne le fait; ce serait exagéré.

Ce que je dis, c’est que la définition ci-dessus comprend quelques mots auxquels bien des entreprises familiales devraient réfléchir beaucoup plus qu’elles ne le font habituellement.

Il n’y a que quatre mots clés dans cette définition, alors vous pouvez sans doute repérer les deux qui font sonner l’alarme dans ma tête.

Maladroit!

« Maladroitement solide » sonne presque comme un compliment empoisonné. Être solide, c’est habituellement positif, mais quand on l’est maladroitement, eh bien, peut-être pas tant que ça.

Les relations dans une entreprise familiale sont souvent déjà délicates, tout simplement parce que les chevauchements entre la famille et l’entreprise créent des situations complexes.

Ajoutez maintenant les chevauchements liés à la propriété, aggravés par le fait que les choses sont figées dans le passé, et tout devient encore plus maladroit.

Dépassé

« Dépassé » est probablement le mot le plus simple pour décrire les problèmes que j’ai observés en ce qui concerne la propriété des entreprises familiales.

Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi les choses changent si rarement, mais cela ne veut pas dire que tout le monde devrait simplement s’en accommoder.

Les membres de la relève ont soif de clarté quant à leur avenir, mais ils continuent souvent d’accepter des réponses vagues lorsqu’ils abordent le sujet.

« Ne t’inquiète pas, un jour, tout ça t’appartiendra »

Quand, exactement, arrive « un jour »?

Encore une fois, je ressens le besoin d’expliquer mon point de vue, de peur que les lecteurs aient l’impression que je pense que les changements de propriété doivent absolument se produire plus régulièrement et plus rapidement.

Je plaide pour une discussion et une planification réfléchies, et, je l’espère, pour un peu de transparence.

La planification de la transition

À mesure que l’entreprise évolue et que les membres de la famille vieillissent, on envisage des plans de transition pour s’assurer que les gens seront prêts à assumer leurs futurs rôles de gestion dans l’entreprise.

N’oubliez pas qu’il doit aussi y avoir une transition de la propriété.

Deux pour un

Croyez-vous vraiment qu’il soit logique d’aborder ces questions dans des discussions complètement distinctes? Moi, non.

Et si vous posez la question à ceux qu’on prépare à de futurs rôles de gestion, je parie qu’ils seraient d’accord eux aussi.

Projetez-vous 15 ans dans l’avenir. Les gens auront vieilli d’autant, et l’entreprise aura grandi.

Si rien ne change, votre structure de propriété actuelle sera plutôt lourdaude.

Commencez dès maintenant à planifier ces changements aussi.

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