Family business and legacy adviser

Quand aider n’aide-t-il pas?

A guy helping another Guy while hiking

Quand aider n’aide-t-il pas?

Ce sujet me trotte dans la tête depuis un petit moment, et je m’y attaque enfin cette semaine.

Je vois de plus en plus de choses que je pourrais ajouter, alors je suis curieux de voir ce que ça donnera. Allons-y.

Ça fait du bien d’aider

Commençons par le fait que la plupart des gens se sentent bien dans leur peau lorsqu’ils peuvent aider quelqu’un d’autre.
Parfois, c’est complètement altruiste; parfois, il s’agit davantage d’être en position de supériorité par rapport aux autres.

Cela peut nourrir notre complexe de supériorité, ou nous ramener à l’approbation parentale que nous recevions quand nous aidions, enfants.

Le fait est qu’aider est quelque chose que beaucoup d’entre nous font instinctivement, que cela nous fait nous sentir bien, et que c’est donc une excellente situation gagnant-gagnant.

Alors, où est le problème?

Si vous êtes parent, vous avez sûrement vécu des situations où « trop aider » a fini par avoir des inconvénients.

Si je continuais à attacher les souliers de mes enfants parce que c’est ainsi que je peux les aider, ils n’apprendraient jamais à le faire eux-mêmes.

La version entreprise familiale

Dans une entreprise familiale, la version la plus répandue de ce phénomène se manifeste dans le domaine de l’emploi.

L’enfant du propriétaire « ne trouve pas d’emploi », alors on l’embauche, par désir de l’« aider ».

Si vous ne voyez pas que cela pourrait donner un employé qui sera sous-performant pour le reste de sa vie, c’est probablement que vous ne portez pas assez attention.

Demander de l’aide

J’ai aussi écrit sur le fait que les entreprises familiales hésitent souvent à demander de l’aide à des gens de l’extérieur.

(Version blogue et version vidéo)

Il n’y a certainement pas de pénurie d’« aidants » potentiels, surtout en ce qui concerne les enjeux qui touchent l’entreprise.

En fait, obtenir de l’aide pour des enjeux « d’affaires » plutôt que pour des enjeux « familiaux » demeure une demande beaucoup plus courante.

Différents types d’aide

Dans bien des situations, l’aide demandée est assez claire.

Quand vous avez besoin de conseils en placements, en fiscalité ou en structures juridiques, il y a des spécialistes qui s’occupent de ces questions tous les jours et qui se feront un plaisir de vous fournir une solution.

Quant à savoir si l’aide dont vous croyez avoir besoin est vraiment ce qui vous convient le mieux, c’est une autre question.

Il y a bien des fournisseurs de solutions qui vous « aideront » en vous donnant ce que vous demandez. C’est souvent fait de façon très efficiente, même si cela s’avère finalement peu efficace.

Et l’aide pour la famille?

Quand on passe aux enjeux familiaux, c’est là que les choses se corsent un peu.

Comme je travaille dans ce domaine, je peux vous dire que les demandes sont souvent formulées de la même façon.

Ce que je veux dire, c’est que « Dites-nous quoi faire! » est une façon courante de demander de l’aide.

Il ne manque pas non plus d’« aidants » qui se porteront volontiers à la rescousse et « aideront » en répondant simplement à cette question.

Vous vous demandez peut-être pourquoi je laisse entendre qu’il y a un problème ici.

« Pour la famille, « par la famille »

Voici pourquoi la demande « Aidez-moi! », suivie de la méthode « D’accord, voici la réponse », ne fonctionne généralement pas.

Je peux vous dire que quand on me lance « Dites-nous quoi faire », il peut être assez difficile de ne pas simplement débiter mes meilleurs conseils, sous prétexte d’aider.

C’est parce que je sais que les meilleurs résultats, dans les situations délicates de dynamique familiale, sont toujours ceux qui sont élaborés conjointement par la famille.

Le dilemme « processus ou contenu »

J’ai passé la plus grande partie des 5 dernières années à acquérir et à perfectionner les compétences nécessaires pour devenir un meilleur consultant de « processus », plutôt que d’être simplement un expert de « contenu ».

Comme je suis arrivé dans le milieu de l’entreprise familiale en l’ayant « vécu » toute ma vie, et que je continue d’étudier le « contenu » des « pratiques exemplaires », cela peut devenir délicat.

Mais je sais aussi que toute aide que j’offre fonctionne toujours mieux lorsqu’elle est subtile et indirecte, surtout au début.

Qui sont les vrais experts?

Lorsqu’il est question de dynamique familiale, les vrais experts de « la façon dont la famille fonctionne » sont les membres de la famille eux-mêmes, et non l’« expert » de l’extérieur.

En fait, si j’essaie d’offrir trop de « solutions utiles » avant d’avoir bien saisi cette famille en particulier, elles risquent fort de se retourner contre moi.

Qui fait le travail?

Ceux qui demandent de l’aide espèrent souvent une solution « raccourci », où l’expert fournit une « solution rapide » facile à mettre en œuvre.

En vérité, il existe peu de solutions magiques et, au bout du compte, ce sont toujours les membres de la famille qui devront faire le travail, l’aidant jouant plutôt le rôle de « guide ».

Et chacun attachera ses propres souliers.

Work with Steve

Ready to start the conversation your family keeps putting off?

A free introductory call is a low pressure way to talk through where your family is and what could help.

Skip to Accessibility Panel