Family business and legacy adviser

Honorer les départs du système de l’entreprise familiale

Family Dog

Honorer les départs du système de l’entreprise familiale

Je suis né dans le système d’une entreprise familiale il y a plus de cinq décennies, et je travaille dans le domaine de l’entreprise familiale et j’écris à son sujet depuis plus de cinq ans maintenant.

Le fait qu’une famille soit en réalité un « système » est l’une des prises de conscience importantes auxquelles je suis arrivé, sans pour autant en avoir beaucoup parlé ici.

Certains billets ont porté sur la théorie des systèmes familiaux de Bowen (A Systematic Business Family?) (My Beliefs on Family Legacy Advice) et j’ai confié à bien des gens que je commence à travailler sur mon prochain livre, qui portera entièrement sur le croisement entre cette théorie (BFST) et le monde de l’entreprise familiale.

Mais quelques événements survenus récemment m’ont donné envie d’aborder le sujet des « départs du système », c’est-à-dire des situations où une personne qui faisait partie d’un système n’est soudainement plus là, ainsi que certaines de leurs conséquences.

La retraite d’une matriarche

La première situation s’inspire d’une réunion annuelle avec une entreprise familiale cliente, au cours de laquelle la matriarche de la famille a soudainement annoncé qu’elle prenait sa retraite de l’entreprise, avec effet immédiat.

Je l’ai crue sur parole et, après qu’elle eut quitté la réunion, j’ai dit à ses enfants et à ses neveux qu’ils devraient commencer à trouver une façon de souligner ses états de service et d’annoncer la nouvelle à tous les employés.

Ils m’ont regardé d’un air intrigué, ce qui, je l’ai finalement compris, tenait au fait que peu d’entre eux croyaient qu’elle était sérieuse.

Eh bien, c’était il y a plus de trois mois, elle a tenu parole, et ils n’ont encore rien fait dans le sens de ce que j’avais suggéré.

Laisser une porte ouverte

Mon idée d’annoncer la décision de prendre sa retraite découlait de ma conviction que la clarté est de la plus haute importance dans toute entreprise familiale.

Il y a tant d’ambiguïtés inhérentes aux systèmes où la famille et l’entreprise se chevauchent qu’il incombe à tout le monde de redoubler d’efforts pour être clair sur le plus de choses possible.

En n’annonçant pas la retraite de la matriarche, on laissait la proverbiale porte ouverte à son retour, ce qui expose davantage la situation à la confusion parmi les employés.

Perdre le meilleur ami de l’homme

La deuxième situation de départ du système ne concernait pas le départ d’un être humain, mais bien la perte d’un membre de la famille.

La photo qui accompagne ce billet est la dernière que nous ayons de Caedmon, notre compagnon des neuf dernières années.

Il a eu une vie intéressante pendant ses années avec nous, et j’ai assez d’histoires sur ses aventures pour en raconter jusqu’à la fin de mes jours.

J’ai écrit au sujet de l’une d’entre elles il y a quelques années (Sharing my Warmth Goes to the Dogs), puis cette histoire a été suivie d’un autre rebondissement intéressant qui nous a même valu de passer aux nouvelles, d’abord localement, puis à l’échelle nationale. (Go Labs go! (Don’t worry) Carey Price gets his dogs back)

Honorer ceux qui sont partis

Vous trouverez peut-être que c’est un peu tiré par les cheveux (et j’aurais du mal à vous contredire si c’est le cas), mais j’essaie d’honorer ce membre de la famille en écrivant à son sujet ici.

Quand nous avons eu Caedmon, nous l’appelions à la blague « le chien de Bosco », parce que nous l’avions pris pour tenir compagnie à Bosco après que Rufus fut parti au paradis des chiens.

Bosco a fait l’objet d’un billet en 2014, lorsqu’il a suivi son « frère » Rufus aux portes du paradis (R.I.P. my Old Friend)

Ne faites pas comme s’ils n’avaient jamais été là

Les gens me regardent parfois d’un drôle d’air quand je parle de personnes décédées lors de nos rassemblements familiaux.

C’est tellement facile de ne pas mentionner le nom des gens parce qu’on ne veut pas que quelqu’un se sente mal de l’absence de ceux qui ne sont plus parmi nous, mais j’aime aller à contre-courant de cette tendance.

Aux funérailles, on entend habituellement que nous sommes là non pas pour pleurer, mais pour célébrer la vie de l’être cher disparu.

Cela peut être difficile quand la perte est encore si récente et que la personne comptait pour nous. Mais une fois les années passées, je déteste faire comme si la personne n’avait jamais existé.

Mieux vaut avoir aimé et perdu…

Quand quelqu’un a quitté le système, vous pouvez le pleurer, l’honorer, faire son deuil et célébrer sa vie.

Seulement, de grâce, ne l’oubliez pas, ne faites pas comme s’il n’avait jamais été là et ne l’effacez pas de l’histoire.

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