Family business and legacy adviser

Freiner la désintégration du patrimoine familial

money disintegrating

J’écris ce blogue pendant la fin de semaine de l’Action de grâce américaine, et je constate que l’une des choses pour lesquelles je suis le plus reconnaissant, c’est ce projet hebdomadaire qui est le mien, qui m’a obligé à garder mes antennes bien dressées pour pouvoir partager de nouvelles réflexions tous les sept jours.

J’ai pris cette habitude en 2012 et, même si bon nombre des premiers billets ont disparu au fil des déménagements de mon site Web, ce processus n’a été que bénéfique pour moi.

Je peux dire égoïstement que, même si personne n’avait jamais lu un seul de ces billets, je sais que le simple fait de les écrire a été un exercice utile pour moi, parce qu’il a été essentiel à la façon dont j’intègre tout ce que j’apprends, ce que je lis et ce à quoi je réfléchis.

C’est aussi agréable d’être mon propre réviseur et éditeur, ce qui me donne carte blanche sur tous les sujets et sur la façon de les présenter.

Un seul mot comme source d’inspiration

Comme je l’ai fait à quelques reprises par le passé, j’écris aujourd’hui un billet inspiré par un seul mot.

En fait, il s’agit plutôt d’une paire de mots apparentés, et c’est la juxtaposition de ces deux mots qui a créé le déclic à l’origine de ce blogue.

Ces mots sont :

Désintégrer et intégrer

Il y a quelques semaines, je faisais un long trajet en voiture en écoutant un livre audio pour m’assurer de rester éveillé, et c’est là que c’est arrivé.

Je ne suis même plus certain de quel livre il s’agissait, et je ne sais pas si c’est la façon dont l’auteur l’a écrit ou simplement la façon dont le lecteur prononçait les mots, mais j’ai été frappé.

Une désintégration digne des dessins animés

Une chose au sujet du mot « désintégrer » qui ne m’avait jamais, au grand jamais, effleuré l’esprit, c’est qu’il est le contraire du mot « intégrer ».

Tiens…

J’avais toujours eu une image mentale de la désintégration qui venait probablement des dessins animés que je regardais. Imaginez quelqu’un avec un pistolet à rayons, qui le pointe vers un ennemi et appuie sur la détente, et l’ennemi est réduit à un tas de poussière.

Si vous vouliez le reconstituer, vous auriez vraisemblablement besoin de l’intégrer, ou peut-être de le réintégrer (?)

La désintégration du patrimoine familial

J’écris habituellement sur l’entreprise familiale et le patrimoine familial, ainsi que sur les enjeux liés aux transitions d’une génération de la famille à la suivante.

L’une des plus grandes préoccupations de la génération actuelle est toujours que la génération suivante ne soit pas en mesure de faire croître ou de maintenir suffisamment le patrimoine, et que le patrimoine finisse par se désintégrer.

Ces familles n’emploient peut-être pas ces mots, mais c’est un fil conducteur que l’on retrouve dans à peu près toutes les familles préoccupées par la continuité de leur patrimoine.

Leur principale préoccupation peut résider dans le manque de capacités des membres de la relève, il se peut que la famille croisse plus vite que le patrimoine, ou encore qu’il s’agisse d’une entreprise qui stagne, d’un sentiment de droit acquis ou de discorde familiale.

Le contraire de la désintégration

En 2014, j’ai écrit Patrimoine solide et patrimoine liquide, où je parlais du patrimoine « immobilisé » dans une entreprise en exploitation, que j’opposais à la situation qui suit un événement de liquidité et aux défis liés à la gestion d’un patrimoine liquide.

Même si j’aime toujours cette analogie, je pense que l’opposition désintégration et intégration peut nous donner un peu plus de matière à réflexion.

Alors :

Si nous craignons la désintégration, pourquoi ne pas

envisager des façons d’utiliser l’intégration pour la contrer?

Un bateau sur l’eau

POUR la famille, PAR la famille

L’une de mes expressions préférées est « POUR la famille, PAR la famille ». Permettez-moi d’en expliquer le contexte.

Si une famille veut avoir la moindre chance que son patrimoine se perpétue pendant des générations, elle peut augmenter considérablement ses chances de succès en faisant participer le plus de membres de la famille possible à l’élaboration des plans qui permettront d’y arriver.

Bref, les membres de la famille doivent être intégrés à la planification. Cela veut dire avoir des conversations avec eux, ce qui implique d’écouter davantage que de parler.

La cocréation donne de meilleurs plans

Je ne dis pas que cette voie est plus facile que de simplement leur dicter toutes les modalités et conditions. Je dis qu’elle a de meilleures chances de réussir.

Vous ne pouvez pas vous attendre non plus à ce que ce processus se déroule rapidement ou sans embûches, c’est vrai aussi.

Mais au fond, à quel point est-ce important pour votre famille?

Si vous omettez d’intégrer ceux pour qui vous planifiez à l’exercice de planification lui-même, vous pouvez vous attendre à ce que le patrimoine se désintègre.

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