Family business and legacy adviser

Attentes et aspirations dans l’entreprise familiale

Expectations vs Aspirations in the FamBiz

Cette semaine, nous revenons à l’une de mes vieilles valeurs sûres, le format de billet « ceci par opposition à cela », où nous comparons et mettons en contraste deux mots, un peu comme bon nombre d’entre nous le faisions dans nos cours d’anglais au secondaire.

Et naturellement, nous examinerons d’abord les mots de façon générale, puis nous verrons comment ils se manifestent dans le contexte de l’entreprise familiale.

Bien sûr, je commence habituellement par une mise en contexte sur ce qui a inspiré mes billets, ce que j’adore faire pour donner un peu de contexte et d’arrière-plan, ce qui peut parfois être intéressant, divertissant et utile, et, je l’espère, à l’occasion les trois à la fois.

Allons-y.

Les applications de méditation

Depuis environ un an et demi, je médite régulièrement. Ma série sur l’une des applications de méditation que j’ai sur mon téléphone dépasse 500 jours consécutifs, ce que je trouve parfois assez remarquable.

En fait, je commence chaque journée par au moins 20 minutes sur une ou deux applications que j’utilise, et j’ai l’impression que ma journée commence du bon pied. J’y ai fait allusion dans Rocky Mountain High : Best Is Yet to Come.

J’aime l’application appelée « 10% Happier » pour plusieurs raisons, notamment parce que son créateur, Dan Harris, l’a conçue directement pour des gens comme moi. Il ne mâche pas ses mots et annonce d’emblée qu’il s’agit de « méditation pour sceptiques qui ont la bougeotte ».

Racontez-moi l’histoire pour que j’y croie

Je sais qu’il y a beaucoup de sceptiques, y compris Harris lui-même. Je l’avais d’abord « rencontré » dans son livre audio 10% Happier l’été dernier. Ce n’est que plus tard que j’ai appris l’existence de l’application associée, par une collègue avec qui je comparais des notes sur les applications de méditation.

Je veux faire un détour par le livre de Harris parce que, non seulement il m’a aidé à mieux comprendre la méditation, mais il m’a aussi inspiré dans ma façon d’aborder l’écriture de mon récent livre, Interdependent Wealth: How Family Systems Theory Illuminates Successful Intergenerational Wealth Transitions.

Dans son livre, il passe beaucoup de temps à raconter comment il a découvert la méditation, y compris tous les hauts et les bas en cours de route.

J’espère que ceux qui liront mon livre apprécieront à quel point ce style narratif peut ajouter au plaisir de lecture.

Du contexte et de l’arrière-plan dans l’application aussi

Chaque séance de méditation de l’application comporte aussi un peu d’arrière-plan qui donne du contexte à la séance. Ce sont des vidéos où Harris pose des questions à l’expert en méditation.

C’est de l’une de ces vidéos qu’est née l’inspiration de ce billet. Joseph Goldstein, un enseignant de méditation très présent dans l’application, parlait de la différence entre nos attentes et nos aspirations.

J’ai tout de suite su qu’il y avait là matière à un billet!

Les attentes : ce que nous croyons qui arrivera

Nos attentes sont essentiellement ce que nous croyons qui arrivera, c’est ce à quoi nous nous « attendons ». C’est habituellement ce qui, selon nous, se produira probablement, disons en moyenne : pas le meilleur résultat, pas le pire non plus.

Les aspirations : ce que nous espérons qui arrivera

En revanche, nos aspirations reposent davantage sur nos espoirs et sur ce que nous aimerions voir se produire; c’est plutôt le meilleur scénario.

Goldstein affirme à un moment donné que nous « planifions en fonction du pire et espérons le meilleur », alors lui et moi divergeons peut-être un peu sur la partie des attentes (le pire par opposition à la moyenne), mais ce n’est pas l’aspect le plus important, alors laissons cela de côté.

La version entreprise familiale : les attentes de qui?

Dans tant d’entreprises familiales, y compris celle dans laquelle j’ai grandi, le plus gros problème est souvent qu’une personne a de grandes attentes, non pas envers elle-même, mais envers ses enfants.

Il y a beaucoup de gens qui travaillent dans des entreprises et qui ont l’impression de n’avoir jamais vraiment eu le choix; on s’y attendait simplement d’eux, et les voici.

Bien sûr, dans certaines circonstances, l’entrée des enfants dans l’entreprise familiale n’était vraiment pas un choix, mais une question de survie. J’aime croire que dans les pays développés, à notre époque, ça n’arrive plus aussi souvent qu’avant.

Le capital humain : maximiser le potentiel de chaque personne

Depuis quelque temps, de plus en plus de familles commencent à réfléchir à la notion de « capital humain » et à la façon dont chaque membre d’une famille peut apporter ce qu’il fait de mieux au patrimoine de la famille.

Habituellement, quand chaque personne peut vivre en fonction de ses propres aspirations, elle sera plus heureuse et plus productive que celles qui poursuivent les attentes de leurs parents.

Y a-t-il une conversation importante que vous devez avoir avec un membre de votre famille à ce sujet?

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