Family business and legacy adviser

Plaidoyer pour une saine compétition amicale en entreprise familiale

Children holding a golden trophy

Le billet de cette semaine fait partie de ces occasions où je laisse une case libre dans mon calendrier de publication en raison d’un événement auquel j’assiste, et où je laisse ma participation m’inspirer en temps réel.

L’événement en question, cette fois, est la Global Family Enterprise Case Competition à l’Université du Vermont (UVM). Je reviens tout juste de mon voyage là-bas, où j’ai eu le plaisir et la fierté d’agir comme juge principal de l’un des quatre jurys lors de la première journée de la compétition.

C’était ma cinquième participation comme juge, et chaque année, je repars impressionné par le calibre des étudiants; non seulement les concurrents, mais aussi les dizaines de bénévoles de l’UVM qui organisent l’événement, sous l’œil attentif de Pramodita (Dita) Sharma, qui demeure l’âme de l’événement, comme elle l’est depuis qu’elle l’a créé.

Compétition amicale, participants du monde entier

S’il y a eu pour moi une « révélation » cette fois-ci, ce n’était certainement pas le caractère international de la compétition et, par extension, du monde de l’entreprise familiale. J’ai déjà mentionné, dans certains de mes billets sur mon adhésion au Family Firm Institute (FFI), que la communauté de l’entreprise familiale est véritablement mondiale.

Ce qui m’a vraiment frappé lors de cette visite, c’est le caractère amical de la compétition entre les équipes.

Lors du souper qui suit la première journée de la compétition, chaque équipe (trois étudiants participants et un coach) se rend à l’avant de la salle, prend le micro et se présente de façon amusante et créative. Voyez cela comme un gigantesque exercice brise-glace.

L’ambiance est très amicale, et c’est aussi compétitif.

En fait, l’événement tout entier réunit véritablement la convivialité ET la compétition.

Ni l’une ni l’autre ne suffirait à elle seule

Je me suis rendu compte qu’aucune de ces deux qualités (l’esprit de compétition et la convivialité) ne suffirait à elle seule. Imaginez si ce n’était que de la convivialité et que personne ne se souciait vraiment de savoir qui gagne. Ou, à l’inverse, si cela tournait en lutte sans merci jusqu’au bout.

Puis j’ai aussi commencé à réfléchir aux parallèles entre cette compétition et une véritable entreprise familiale. Suivez-moi une minute.

Si vous faites partie d’une entreprise familiale et que tout n’est que convivialité, tout le temps, c’est peut-être agréable, mais combien de temps cela durera-t-il si vous n’êtes pas assez compétitifs? Et je veux dire compétitifs en tant qu’entreprise, mais aussi à l’interne, avec vos collègues.

De même, si tout tourne autour de la compétition et que les gens ne sont même pas aimables entre eux, à quoi bon? La vie n’est-elle pas trop courte pour cela?

Le cas Pentland

Le cas utilisé lors de la première journée portait sur Pentland, une entreprise du Royaume-Uni qui préparait la transition de la deuxième à la troisième génération de la famille Rubin.

Il a été rédigé après que Pentland eut reçu, il y a quelques années, un prix de la meilleure entreprise familiale d’Europe; ce n’était donc clairement pas l’un de ces cas typiques d’école de commerce où il y a toutes sortes de problèmes évidents.

Le cas se déroulait lors d’un souper de famille un vendredi soir, où divers membres de la famille revenaient tout juste de visiter différentes divisions de l’entreprise familiale et s’apprêtaient à entamer des discussions clés sur la direction que la famille allait prendre à partir de là.

Trouver le bon équilibre entre convivialité et compétition

La clé, dans cette situation comme dans bien d’autres en entreprise familiale, est de trouver le juste équilibre entre le souper de famille convivial et l’aspect réunion d’affaires des discussions importantes qui doivent aussi avoir lieu.

Certaines familles ont du mal à trouver cet équilibre : chaque souper de famille devient une réunion d’affaires, au grand désarroi de ceux autour de la table qui ne sont pas impliqués et ne souhaitent pas participer à de telles réunions.

Coachs et juges fraternisent…. après le travail

Personnellement, j’ai aussi dû trouver l’équilibre entre mon rôle sérieux de juge et des discussions amicales après le souper avec certains des coachs dévoués.

Je suis heureux de dire que tout le monde s’est très bien entendu, de façon professionnelle, et que mon propre réseau de contacts dans le domaine de l’entreprise familiale continue de s’élargir..

J’espère y retourner comme juge l’an prochain.

Et les gagnants sont :

Les établissements gagnants de la FECC 2020 sont :

Division du premier cycle : Wilfrid Laurier University – Canada

Division des cycles supérieurs : Universidad Francisco Marroquin – Panama

Félicitations à toutes les personnes impliquées, participants et organisateurs.

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